28 Novembre : Le tombeau de nos frères martyrs
Du jour de la joie au jour du deuil
Qui sommes nous pour fermer les yeux face à l’injustice et la barbarie qui règne en Mauritanie ? Comment admettre que des criminels et des bourreaux continuer à mener une belle vie après avoir rendu celle des autres infernale par le fait d’avoir torturé, tué, et pendu, des êtres humains comme du bétail.
De toutes ces atrocités, celles des braves soldats dignes fils de la nation pendue à Inal, nous écœure et nous révolte au fond de notre âme. Comment accepter que des êtres humains qui n’ont comme seul tort que d’être noir soient traités pire que des animaux. Nous ne pouvons accepter et réaliser qu’une telle atrocité soit commise sans que les criminels ne soient punis par le châtiment qu’ils méritent.
Toute communauté qui se complait dans la fatalité meurt et c’est ce qui risque d’arriver à la notre si nous ne faisons rien pour palier à cet immobilisme qui nous hante. Ces actes révèlent l’esprit profanateur des officiers de l’armée mauritanienne, qui ont commis ces crimes abominables dont aucun être humain bon et juste ne tolérerait.
Au delà de tout, la situation est amère. Ces hommes sans état d’âme ont taché le jour de l’indépendance du pays du sang des innocents. Un jour à l’image de l’ensemble des jours de la célébration d’indépendance de toutes les nations africaines, je pense à ces leadeurs hommes politiques africains qui ont sacrifié leur vie au nom de leurs patries. Un jour qui a été conquis par le sang et le sacrifice par de braves hommes qui se sont battus corps et âmes à l’honneur du territoire, de ceux qui sont digne d’y appartenir, la terre bénie et aimée tant par son histoire, sa littérature et sa poésie. Malheur à ces malheureux indignes, décorer par de fausses décorations souillées de déshonneur (décoration de la honte), qui gagnent leurs vies sur le dos de leurs communautés. Aujourd’hui le pays est dans une situation délicate entre la fête de l’indépendance et le jour du deuil, causé par l’assassinat de jeunes soldats regros-mauritaniens en guise de sacrifice pour ce jour qui aurait pu être bienheureux, jour où le pays célèbre la liberté d’exister en tant que nation libre et indépendante du joug du colonisateur.
Ces psychopathes nationalistes et racistes n’ont trouvé rien d’autre que d’expérimenter leurs barbaries en choisissant comme au loto les têtes de vingt huit soldats noirs emprisonné à tort pour de fausses accusations, dans le seul but d’éradiquer la race noire du pays. Supposons que les charges retenues contre les détenus soient avérées ou prouvées, est ce une raison de les exécuter de manière extrajudiciaire. Le plus dur et le plus inacceptable dans ce cauchemar digne d’un film d’horreur, devenu un enfer pour les bons esprits épris de justice est le fait que les criminels coulent de jours heureux sans être inquiétés. C’est un acte de mécréance dont ont fait preuve les criminels, en ayant enterré les soldats de confessions musulmanes sans les rites funéraires, soubhaan’Allah. Des parents pleurent jour et nuit leurs fils tués sans qu’ils ne puissent les enterrer et honorer leur tombeau. Sans oublier la terrible angoisse que cela fait de vivre avec l’idée que le fils bien-aimé est assassiné juste pour la couleur de sa peau. En plus de vivre dans l’ignorance totale des conditions le fils a été enterré alors que la famille aurait voulu lui donner une sépulture digne.
Ils rétorquent (les corrompus du système Taya) à travers les medias, et les instances hégémoniques, la nécessité de s’unir et de former une unité nationale. Alors que la plaie ne s’est pas encore refermée. J’ai envie de dire que l’histoire se répète. Toujours les mêmes bêtises, les mêmes faits et gestes qui se répètent et se défilent quotidiennement dans le pays de mille et un assassin. Seul un insensé, un corrompu, un vendu, peut passer sous silence face à cette situation infernale et désolante, qui ne cesse de meurtrir et de violenter la jeunesse negro-mauritanienne assoiffée de justice et d’équité. Tous les analystes et journalistes de tout bord réunis pour faire une analyse approfondie du pays ne dirons de meilleures choses que celles-ci « tant que les bourreaux ne sont pas arrêtés et jugés, il n’y aura aucune paix, aucune unité nationale. Le pays est dressé sur le mensonge et l’hypocrisie, entretenue par l’arbitrage et le clientélisme, qui fragilise tout consensus et tout compromis pour la réconciliation.
En effet, pour qu’il y ait réconciliation, il faut d’abord qu’il y ait justice et réparation ». Non à l’oubli et oui au deuil et au devoir de mémoire de nos victimes que nos Mamans pleurent jour et nuit. Pleurer ne signifie pas faire tomber des larmes des yeux, combien d’hommes pleurent au fond de leurs âmes meurtries, sans qu’une moindre gouttelette de larmes ne tombe sur leurs joues. Nos mamans pleurent au fond de leurs âmes, ces jeunes pendus à la fleur de l’âge partis servir la Nation. Dites moi quelle mission plus digne que d’être un soldat pour servir son pays et protéger le peuple ? Nos frères ont été récompensés par une corde autour du cou. Nous avons tous les gorges serrées et le souffle coupé en nous remémorant ce jour où la dignité et l’honneur de toute une communauté ont été bafoués.
Nous, nouvelle jeune génération consciente des réalités du pays, refusons le système étatique imposé chez nous. Nous ne nous reconnaissons pas dans un Etat tortionnaire, où l’impunité et l’injustice pousse comme de la mauvaise herbe, empoisonnant les fondements d’une République basée sur le mérite et la compétence et non sur la couleur de la peau et d’accointance.
Nous réclamons notre droit dans ce pays à être reconnus comme des fils de la nation en tant que bons citoyens respectant les lois et les valeurs républicaines, nous sommes prêts à y déployer tous les moyens nécessaires pour y parvenir.
Nous ne pouvons pas nous réjouir de ce jour maudit (célébration du 28 novembre) par la mécréance et la barbarie des racistes qui ont souillé cette journée mémorable devenue le tombeau de nos frères martyrs.
Malheur à ceux qui manifestent leurs joies ce jour La !!!!!!!!
Dia Abdoulaye
CERCE, anthropologie, Montpellier III
flere.fr
Du jour de la joie au jour du deuil
Qui sommes nous pour fermer les yeux face à l’injustice et la barbarie qui règne en Mauritanie ? Comment admettre que des criminels et des bourreaux continuer à mener une belle vie après avoir rendu celle des autres infernale par le fait d’avoir torturé, tué, et pendu, des êtres humains comme du bétail.
De toutes ces atrocités, celles des braves soldats dignes fils de la nation pendue à Inal, nous écœure et nous révolte au fond de notre âme. Comment accepter que des êtres humains qui n’ont comme seul tort que d’être noir soient traités pire que des animaux. Nous ne pouvons accepter et réaliser qu’une telle atrocité soit commise sans que les criminels ne soient punis par le châtiment qu’ils méritent.
Toute communauté qui se complait dans la fatalité meurt et c’est ce qui risque d’arriver à la notre si nous ne faisons rien pour palier à cet immobilisme qui nous hante. Ces actes révèlent l’esprit profanateur des officiers de l’armée mauritanienne, qui ont commis ces crimes abominables dont aucun être humain bon et juste ne tolérerait.
Au delà de tout, la situation est amère. Ces hommes sans état d’âme ont taché le jour de l’indépendance du pays du sang des innocents. Un jour à l’image de l’ensemble des jours de la célébration d’indépendance de toutes les nations africaines, je pense à ces leadeurs hommes politiques africains qui ont sacrifié leur vie au nom de leurs patries. Un jour qui a été conquis par le sang et le sacrifice par de braves hommes qui se sont battus corps et âmes à l’honneur du territoire, de ceux qui sont digne d’y appartenir, la terre bénie et aimée tant par son histoire, sa littérature et sa poésie. Malheur à ces malheureux indignes, décorer par de fausses décorations souillées de déshonneur (décoration de la honte), qui gagnent leurs vies sur le dos de leurs communautés. Aujourd’hui le pays est dans une situation délicate entre la fête de l’indépendance et le jour du deuil, causé par l’assassinat de jeunes soldats regros-mauritaniens en guise de sacrifice pour ce jour qui aurait pu être bienheureux, jour où le pays célèbre la liberté d’exister en tant que nation libre et indépendante du joug du colonisateur.
Ces psychopathes nationalistes et racistes n’ont trouvé rien d’autre que d’expérimenter leurs barbaries en choisissant comme au loto les têtes de vingt huit soldats noirs emprisonné à tort pour de fausses accusations, dans le seul but d’éradiquer la race noire du pays. Supposons que les charges retenues contre les détenus soient avérées ou prouvées, est ce une raison de les exécuter de manière extrajudiciaire. Le plus dur et le plus inacceptable dans ce cauchemar digne d’un film d’horreur, devenu un enfer pour les bons esprits épris de justice est le fait que les criminels coulent de jours heureux sans être inquiétés. C’est un acte de mécréance dont ont fait preuve les criminels, en ayant enterré les soldats de confessions musulmanes sans les rites funéraires, soubhaan’Allah. Des parents pleurent jour et nuit leurs fils tués sans qu’ils ne puissent les enterrer et honorer leur tombeau. Sans oublier la terrible angoisse que cela fait de vivre avec l’idée que le fils bien-aimé est assassiné juste pour la couleur de sa peau. En plus de vivre dans l’ignorance totale des conditions le fils a été enterré alors que la famille aurait voulu lui donner une sépulture digne.
Ils rétorquent (les corrompus du système Taya) à travers les medias, et les instances hégémoniques, la nécessité de s’unir et de former une unité nationale. Alors que la plaie ne s’est pas encore refermée. J’ai envie de dire que l’histoire se répète. Toujours les mêmes bêtises, les mêmes faits et gestes qui se répètent et se défilent quotidiennement dans le pays de mille et un assassin. Seul un insensé, un corrompu, un vendu, peut passer sous silence face à cette situation infernale et désolante, qui ne cesse de meurtrir et de violenter la jeunesse negro-mauritanienne assoiffée de justice et d’équité. Tous les analystes et journalistes de tout bord réunis pour faire une analyse approfondie du pays ne dirons de meilleures choses que celles-ci « tant que les bourreaux ne sont pas arrêtés et jugés, il n’y aura aucune paix, aucune unité nationale. Le pays est dressé sur le mensonge et l’hypocrisie, entretenue par l’arbitrage et le clientélisme, qui fragilise tout consensus et tout compromis pour la réconciliation.
En effet, pour qu’il y ait réconciliation, il faut d’abord qu’il y ait justice et réparation ». Non à l’oubli et oui au deuil et au devoir de mémoire de nos victimes que nos Mamans pleurent jour et nuit. Pleurer ne signifie pas faire tomber des larmes des yeux, combien d’hommes pleurent au fond de leurs âmes meurtries, sans qu’une moindre gouttelette de larmes ne tombe sur leurs joues. Nos mamans pleurent au fond de leurs âmes, ces jeunes pendus à la fleur de l’âge partis servir la Nation. Dites moi quelle mission plus digne que d’être un soldat pour servir son pays et protéger le peuple ? Nos frères ont été récompensés par une corde autour du cou. Nous avons tous les gorges serrées et le souffle coupé en nous remémorant ce jour où la dignité et l’honneur de toute une communauté ont été bafoués.
Nous, nouvelle jeune génération consciente des réalités du pays, refusons le système étatique imposé chez nous. Nous ne nous reconnaissons pas dans un Etat tortionnaire, où l’impunité et l’injustice pousse comme de la mauvaise herbe, empoisonnant les fondements d’une République basée sur le mérite et la compétence et non sur la couleur de la peau et d’accointance.
Nous réclamons notre droit dans ce pays à être reconnus comme des fils de la nation en tant que bons citoyens respectant les lois et les valeurs républicaines, nous sommes prêts à y déployer tous les moyens nécessaires pour y parvenir.
Nous ne pouvons pas nous réjouir de ce jour maudit (célébration du 28 novembre) par la mécréance et la barbarie des racistes qui ont souillé cette journée mémorable devenue le tombeau de nos frères martyrs.
Malheur à ceux qui manifestent leurs joies ce jour La !!!!!!!!
Dia Abdoulaye
CERCE, anthropologie, Montpellier III
flere.fr
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