Nouakchott, samedi 11 févier 2012. Place des Blocs. De jeunes activistes du mouvement du 25 février avaient envahi les lieux tôt le matin. Ils avaient exprès choisi l’emplacement et le timing conscients qu’ils étaient que le président provisoire de la République tunisienne (ce pays d’où est parti le Printemps arabe) devait emprunter l’avenue Gemal Abdel Nasser pour se rendre à sa chancellerie.
Les manifestants n’auront pas le temps de déployer leurs banderoles qu’ils subissaient la descente des forces de police. Grenades lacrymogènes par-ci, jets de pierres par là, échanges de coups, la confrontation fut des plus rudes. Près d’une heure plus tard, les forces de police devaient maîtresses des lieux. 14 jeunes du mouvement furent arrêtés. Des noms circulaient dont ceux de Abdelvettah Ould Moussa, Dia Ould Hbib, Teyib Ould Moujtaba, Saddam Ould Noun qui feraient partie des activistes du mouvement du 25 février.
Au même moment, à quelques mètres de là, les étudiants de la Faculté juridiques dont l’établissement s’est substitué à l’ex- " Ecole Marché, entrèrent en conflit. Deux groupes antagonistes se faisaient face. D’un côté, celui qui tenait à passer les partiels et de l’autre celui - majoritaire- qui voulait les boycotter et qui tentait d’obstruer l’entrée de l’édifice à ses adversaires. Nouvelle intervention de la police qui dispersa les foules avant de mettre de l’ordre autour de l’université.
Les étudiants qui tenaient à passer les examens étaient encadrés par des agents de police et conduits jusqu’en salle de classe alors que les autres étaient boutés loin de l’établissement. Au bout de quelques minutes, ces derniers parvinrent à se reconstituer en groupes, manifestant de nouveau, réclamant le retour de leurs camarades exclus suite à la manifestation estudiantine de la semaine écoulée. Une nouvelle fois, les forces de police usaient de grenades lacrymogènes mais aussi de coups de matraques, pour stopper l’avancée des manifestants. Au même moment, les jeunes du 25 février s’étaient repris engageant à leur tour une nouvelle descente vers la place des Blocs. Pendant près d’un quart d’heure, les forces de police furent dépassées, mais elles se reprirent au plus tôt grâce à l’arrivée de renforts.
Les hostilités furent rudes entre les camps en présence. Plusieurs dizaines de blessés furent dénombrés secourus par les sapeurs pompiers venus en intervention au même titre que les ambulanciers. Le centre-ville fut envahi de fumée et de gaz, les sirènes n’arrêtaient pas. Pendant près d’une heure, les lieux ressemblaient à un champ de bataille. C’est dans cette cacophonie, que l’on fit état de quatre bus incendiés dans le parc de la Société nationale de transport public. Les personnes qui sont à l’origine de cet acte n’ont pas été identifiées, mais tout porte à croire qu’elles pourraient appartenir à l’un ou l’autre groupe des manifestants. Lesquels auraient agi pendant leur retraite. Autre foyer de tension qui devait amener les pompiers à se démener. Il faut dire que c’est une première dans l’histoire de Nouakchott et même de l’histoire du pays : trois voitures incendiées en même temps !...
Une enquête a été ouvertepour déterminer les circonstances de cet incident et pour retrouver ses auteurs.
JOB.
Les manifestants n’auront pas le temps de déployer leurs banderoles qu’ils subissaient la descente des forces de police. Grenades lacrymogènes par-ci, jets de pierres par là, échanges de coups, la confrontation fut des plus rudes. Près d’une heure plus tard, les forces de police devaient maîtresses des lieux. 14 jeunes du mouvement furent arrêtés. Des noms circulaient dont ceux de Abdelvettah Ould Moussa, Dia Ould Hbib, Teyib Ould Moujtaba, Saddam Ould Noun qui feraient partie des activistes du mouvement du 25 février.
Au même moment, à quelques mètres de là, les étudiants de la Faculté juridiques dont l’établissement s’est substitué à l’ex- " Ecole Marché, entrèrent en conflit. Deux groupes antagonistes se faisaient face. D’un côté, celui qui tenait à passer les partiels et de l’autre celui - majoritaire- qui voulait les boycotter et qui tentait d’obstruer l’entrée de l’édifice à ses adversaires. Nouvelle intervention de la police qui dispersa les foules avant de mettre de l’ordre autour de l’université.
Les étudiants qui tenaient à passer les examens étaient encadrés par des agents de police et conduits jusqu’en salle de classe alors que les autres étaient boutés loin de l’établissement. Au bout de quelques minutes, ces derniers parvinrent à se reconstituer en groupes, manifestant de nouveau, réclamant le retour de leurs camarades exclus suite à la manifestation estudiantine de la semaine écoulée. Une nouvelle fois, les forces de police usaient de grenades lacrymogènes mais aussi de coups de matraques, pour stopper l’avancée des manifestants. Au même moment, les jeunes du 25 février s’étaient repris engageant à leur tour une nouvelle descente vers la place des Blocs. Pendant près d’un quart d’heure, les forces de police furent dépassées, mais elles se reprirent au plus tôt grâce à l’arrivée de renforts.
Les hostilités furent rudes entre les camps en présence. Plusieurs dizaines de blessés furent dénombrés secourus par les sapeurs pompiers venus en intervention au même titre que les ambulanciers. Le centre-ville fut envahi de fumée et de gaz, les sirènes n’arrêtaient pas. Pendant près d’une heure, les lieux ressemblaient à un champ de bataille. C’est dans cette cacophonie, que l’on fit état de quatre bus incendiés dans le parc de la Société nationale de transport public. Les personnes qui sont à l’origine de cet acte n’ont pas été identifiées, mais tout porte à croire qu’elles pourraient appartenir à l’un ou l’autre groupe des manifestants. Lesquels auraient agi pendant leur retraite. Autre foyer de tension qui devait amener les pompiers à se démener. Il faut dire que c’est une première dans l’histoire de Nouakchott et même de l’histoire du pays : trois voitures incendiées en même temps !...
Une enquête a été ouvertepour déterminer les circonstances de cet incident et pour retrouver ses auteurs.
JOB.
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