Nous avons appris dernièrement avec un grand étonnement l’arrestation de M. Abdoul Birane
WANE, du mouvement TPMN, et de plusieurs autres étudiants dans des conditions qui sont pour
l’instant obscures et inexpliquées. Il semblerait qu’aucun chef d’inculpation officiel n’ait été retenu
contre M. WANE en particulier, ce qui serait bien évidemment inacceptable et très dommageable
pour la justice de notre pays. La Mauritanie a traversé de graves crises intercommunautaires à la fin
des années 80 et beaucoup d’efforts ont été faits depuis pour y maintenir la paix sociale. Des
arrestations de ce type, il faut l’avouer, ne sont guère de nature à apaiser les tensions
sociopolitiques, encore patentes, que connaît notre pays. S’il faut absolument condamner les
troubles à l’ordre public, pour autant qu’ils soient avérés, ainsi que les agissements de groupes
chauvins de tous bords, il est également essentiel dans une démocratie digne de ce nom de respecter
les procédures que le législateur s’est cassé la tête à mettre en place. En l’espèce, la mise aux arrêts
de M. Wane et des étudiants est une entorse flagrante à la liberté d’association que nous garantit
notre constitution. Au surplus, M. Wane, comme ses camarades étudiants, doit jouir de la
présomption d’innocence jusqu’à la ce que la démonstration claire et nette de son éventuelle
culpabilité soit apportée. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Ne serait-ce que pour cette raison, il ne
peut être incarcéré sans une décision préalable de justice. Dès lors, sa libération, ne serait-ce que
conditionnelle ou provisoire, devrait sonner comme une évidence. Notre justice en sortirait grandie.
Cordialement,
M. Cheikh Tidiane DIOUWARA
Délégué général du MPR (Europe-Amérique)
Responsable de projets du développement durable
Président du Forum des étrangers de Lausanne, www.forumetrangers.ch
WANE, du mouvement TPMN, et de plusieurs autres étudiants dans des conditions qui sont pour
l’instant obscures et inexpliquées. Il semblerait qu’aucun chef d’inculpation officiel n’ait été retenu
contre M. WANE en particulier, ce qui serait bien évidemment inacceptable et très dommageable
pour la justice de notre pays. La Mauritanie a traversé de graves crises intercommunautaires à la fin
des années 80 et beaucoup d’efforts ont été faits depuis pour y maintenir la paix sociale. Des
arrestations de ce type, il faut l’avouer, ne sont guère de nature à apaiser les tensions
sociopolitiques, encore patentes, que connaît notre pays. S’il faut absolument condamner les
troubles à l’ordre public, pour autant qu’ils soient avérés, ainsi que les agissements de groupes
chauvins de tous bords, il est également essentiel dans une démocratie digne de ce nom de respecter
les procédures que le législateur s’est cassé la tête à mettre en place. En l’espèce, la mise aux arrêts
de M. Wane et des étudiants est une entorse flagrante à la liberté d’association que nous garantit
notre constitution. Au surplus, M. Wane, comme ses camarades étudiants, doit jouir de la
présomption d’innocence jusqu’à la ce que la démonstration claire et nette de son éventuelle
culpabilité soit apportée. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Ne serait-ce que pour cette raison, il ne
peut être incarcéré sans une décision préalable de justice. Dès lors, sa libération, ne serait-ce que
conditionnelle ou provisoire, devrait sonner comme une évidence. Notre justice en sortirait grandie.
Cordialement,
M. Cheikh Tidiane DIOUWARA
Délégué général du MPR (Europe-Amérique)
Responsable de projets du développement durable
Président du Forum des étrangers de Lausanne, www.forumetrangers.ch
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