Sans aller jusqu’à dire qu’il faut amender la constitution pour interdire la candidature d’un homme qui n’a pas au moins fait une partie des études supérieures, il est temps de demander aux électeurs de se fixer des exigences pour le choix de celui qui doit présider au destin futur de leur pays. Dans ce cadre, le diplôme, la moralité et l’expérience doivent faire foi dans l’élection du futur président.
Si on se référait à ces critères, la Mauritanie sera présidée un jour par un homme ayant fait un parcours dans les hautes sphères internationales, ayant une parfaite connaissance des règles de fonctionnement de l’architecture à la base du développement.
Il est vrai que le seul background ne suffit pas pour juger des compétences à exercer les responsabilités d’un chef d’Etat. Mais cela est nécessaire pour le choix d’un dirigeant. La Mauritanie ne manque pas de calibres intellectuels pour changer le fonctionnement des institutions du pays et le réglage de l’appareillage d’Etat.
Mais l’obstacle majeur demeure le contrôle par l’armée des affaires politiques du pays. Aucun président venu au pouvoir n’a été porté par la volonté claire et sans équivoque des urnes. De 1978 à nos jours le maitre du palais s’impose par un coup.
L’exception de Sidi Ould Chekh Abdallahi qui confirme cette règle n’a pas aussi dérogé à cette mainmise de l’armée sur le pouvoir. L’homme qui l’avait soutenu est celui - là même qui a disposé de son sort pour l’écarter sans effusion de sang avant de se hisser au perchoir par des élections remportées largement mais non exemptes de suspicions.
La page de Mohamed Ould Abdel Aziz que souhaite tourner ses adversaires politiques le sera sans doute un jour mais de manière très improbable par les urnes. L’opposition qui demande son départ sans se donner les moyens de le faire doit réfléchir et faire réfléchir le peuple sur ce que doit être désormais le président qui dirigera le pays en termes de profil intellectuel et moral.
Pour que cesse la perpétuation des mêmes modèles de dirigeants aux airs ubuesques, aux tempéraments narcissiques, et versant dans des attitudes mégalomanes quand la situation impose à la raison de commander l’Etat par la douceur et le sang froid. Un homme capable de persuader par la force de l’intelligence et l’usage des mécanismes de la démocratie pour dissiper les antagonismes et dompter par l’ élégance des idées et la courtoisie dans la conduite les ennemis les plus téméraires.
Il est temps que les mauritaniens dressent eux mêmes le portrait de leur chef dont ils prennent la responsabilité d’investir d’une mission au terme de laquelle ils jugeront le président par l’obligation des résultats. Les mauritaniens ont beaucoup souffert pour revivre sans cesse les mêmes déceptions. Les temps doivent changer, les méthodes et les aspirations aussi.
La démocratie ne deviendra un mode de gouvernance au service du développement que les hommes censés incarner ses principes sont aux premières loges. Sinon ce sera à l’image d’un pilote sans qualification qui conduit un équipage vers une destination incertaine. Autrement dit le pays ne sortirait pas de ses crises si le bon cheval n’est pas harnaché par le peuple.
Cheikh Tidiane Dia
Source : Le Rénovateur Quotidien
Si on se référait à ces critères, la Mauritanie sera présidée un jour par un homme ayant fait un parcours dans les hautes sphères internationales, ayant une parfaite connaissance des règles de fonctionnement de l’architecture à la base du développement.
Il est vrai que le seul background ne suffit pas pour juger des compétences à exercer les responsabilités d’un chef d’Etat. Mais cela est nécessaire pour le choix d’un dirigeant. La Mauritanie ne manque pas de calibres intellectuels pour changer le fonctionnement des institutions du pays et le réglage de l’appareillage d’Etat.
Mais l’obstacle majeur demeure le contrôle par l’armée des affaires politiques du pays. Aucun président venu au pouvoir n’a été porté par la volonté claire et sans équivoque des urnes. De 1978 à nos jours le maitre du palais s’impose par un coup.
L’exception de Sidi Ould Chekh Abdallahi qui confirme cette règle n’a pas aussi dérogé à cette mainmise de l’armée sur le pouvoir. L’homme qui l’avait soutenu est celui - là même qui a disposé de son sort pour l’écarter sans effusion de sang avant de se hisser au perchoir par des élections remportées largement mais non exemptes de suspicions.
La page de Mohamed Ould Abdel Aziz que souhaite tourner ses adversaires politiques le sera sans doute un jour mais de manière très improbable par les urnes. L’opposition qui demande son départ sans se donner les moyens de le faire doit réfléchir et faire réfléchir le peuple sur ce que doit être désormais le président qui dirigera le pays en termes de profil intellectuel et moral.
Pour que cesse la perpétuation des mêmes modèles de dirigeants aux airs ubuesques, aux tempéraments narcissiques, et versant dans des attitudes mégalomanes quand la situation impose à la raison de commander l’Etat par la douceur et le sang froid. Un homme capable de persuader par la force de l’intelligence et l’usage des mécanismes de la démocratie pour dissiper les antagonismes et dompter par l’ élégance des idées et la courtoisie dans la conduite les ennemis les plus téméraires.
Il est temps que les mauritaniens dressent eux mêmes le portrait de leur chef dont ils prennent la responsabilité d’investir d’une mission au terme de laquelle ils jugeront le président par l’obligation des résultats. Les mauritaniens ont beaucoup souffert pour revivre sans cesse les mêmes déceptions. Les temps doivent changer, les méthodes et les aspirations aussi.
La démocratie ne deviendra un mode de gouvernance au service du développement que les hommes censés incarner ses principes sont aux premières loges. Sinon ce sera à l’image d’un pilote sans qualification qui conduit un équipage vers une destination incertaine. Autrement dit le pays ne sortirait pas de ses crises si le bon cheval n’est pas harnaché par le peuple.
Cheikh Tidiane Dia
Source : Le Rénovateur Quotidien
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