Il y a des signes dont la persistance révèle un état clinique nécessitant une prise en charge médicale.Il en est de la démocratie mauritanienne qui vit une situation chronique qui rappelle certaines pathologies virales qui, à la longue entraient une dégradation progressive chez le patient.
La crise politique actuelle est un indicateur de cette situation qui commence à perdurer et à engendrer des rechutes récurrentes.
Quand le président Ould Taya a quitté le pouvoir, les mauritaniens dans leur majorité étaient pressés de voir le pays rompre avec deux longues décennies de totalitarisme, de gabegie, de violations massives des droits de l’homme, de prolifération de réseaux mafieux , de dégradation de l’économie nationale, de promotion de la médiocrité, de la réussite facile non méritée etc…
Le rêve de chacun était enfin de voir l’armée regagner les casernes armes et bagages. C’était aussi un rêve de voir le pays retrouver les valeurs fondatrices d’un Etat dont la crédibilité était sérieusement entamée. Cette image d’une Mauritanie fondée sur le tribalisme, la démagogie, le trafic d’influence devrait céder la place à une nouvelle Mauritanie débarrassée de ses tares pour entamer un nouveau décollage.
La transition démocratique qui suivra la chute de Taya avait déblayé la voie pour la tenue d’élections démocratiques crédibles en vue de remettre le pays sur les rails. Chose promise, chose faite. L’arrivée d’un homme élu par les urnes en la personne de Sidi Ould Cheikh Abdallahi était considérée comme un départ inédit pour la démocratie mauritanienne. Rien ne serait comme avant pensait-on . Le retour aux anciennes méthodes de prise de pouvoir semblait révolu au regard de la réhabilitation de certaines valeurs républicaines.
L’institution du chef de file de l’opposition démocratique, le retour des rapatriés, la relance économique, une volonté d’améliorer le système éducatif et tant d’autres chantiers ouvraient des perspectives prometteuses à un pays qui revenait de loin. La Mauritanie expérimentait la cohabitation politique dans son gouvernement qui a vu l’entrée de formation de taille comme APP, Tawasoul, l’UFP …
Un vent de liberté et de réconciliation nationale détendait le climat politico-social longtemps crispé à cause de ressentiments et de frustrations sociales. Le nouveau dirigeant institua la délocalisation du conseil des ministres dont le coup d’envoi fut lancé à Nouadhibou capitale économique. On se rappelle cette longue veillée au cours de laquelle tous les cadres de cette région ont passé en revue devant Sidioca l’ensemble de leurs préoccupations.
L’idée non pas de vendre la SNIM comme l’avaient soutenu certains mais d’ouvrir le capital à des investisseurs étrangers avait donné lieu à des interventions houleuses de la part des ressortissants de cette région.
C’est à cette occasion d’échanges et de contradictions qu’un vaste programme de réhabilitation de la ville de Nouadhibou dans le but d’en faire un véritable pôle de développement est lancé par le Président. Mais cet élan de reconstruction nationale a vite été freiné par un coup d’arrêt à la démocratie.
On rebelote ! De nouveaux concepts destinés à restaurer une image sérieusement mise à mal mettaient l’accent sur le retour à l’ordre à la stabilité et à la sérénité n’ont pas pu soigner la pathologie qui ronge toujours les mécanismes démocratiques. Le virus met du temps à être extirpé, livrant le pays à une crise qui refuse de déserter la scène politique. La démocratie est vite retombée dans le creux de la vague !
Cheikh Tidiane Dia
Source : Le Rénovateur Quotidien
La crise politique actuelle est un indicateur de cette situation qui commence à perdurer et à engendrer des rechutes récurrentes.
Quand le président Ould Taya a quitté le pouvoir, les mauritaniens dans leur majorité étaient pressés de voir le pays rompre avec deux longues décennies de totalitarisme, de gabegie, de violations massives des droits de l’homme, de prolifération de réseaux mafieux , de dégradation de l’économie nationale, de promotion de la médiocrité, de la réussite facile non méritée etc…
Le rêve de chacun était enfin de voir l’armée regagner les casernes armes et bagages. C’était aussi un rêve de voir le pays retrouver les valeurs fondatrices d’un Etat dont la crédibilité était sérieusement entamée. Cette image d’une Mauritanie fondée sur le tribalisme, la démagogie, le trafic d’influence devrait céder la place à une nouvelle Mauritanie débarrassée de ses tares pour entamer un nouveau décollage.
La transition démocratique qui suivra la chute de Taya avait déblayé la voie pour la tenue d’élections démocratiques crédibles en vue de remettre le pays sur les rails. Chose promise, chose faite. L’arrivée d’un homme élu par les urnes en la personne de Sidi Ould Cheikh Abdallahi était considérée comme un départ inédit pour la démocratie mauritanienne. Rien ne serait comme avant pensait-on . Le retour aux anciennes méthodes de prise de pouvoir semblait révolu au regard de la réhabilitation de certaines valeurs républicaines.
L’institution du chef de file de l’opposition démocratique, le retour des rapatriés, la relance économique, une volonté d’améliorer le système éducatif et tant d’autres chantiers ouvraient des perspectives prometteuses à un pays qui revenait de loin. La Mauritanie expérimentait la cohabitation politique dans son gouvernement qui a vu l’entrée de formation de taille comme APP, Tawasoul, l’UFP …
Un vent de liberté et de réconciliation nationale détendait le climat politico-social longtemps crispé à cause de ressentiments et de frustrations sociales. Le nouveau dirigeant institua la délocalisation du conseil des ministres dont le coup d’envoi fut lancé à Nouadhibou capitale économique. On se rappelle cette longue veillée au cours de laquelle tous les cadres de cette région ont passé en revue devant Sidioca l’ensemble de leurs préoccupations.
L’idée non pas de vendre la SNIM comme l’avaient soutenu certains mais d’ouvrir le capital à des investisseurs étrangers avait donné lieu à des interventions houleuses de la part des ressortissants de cette région.
C’est à cette occasion d’échanges et de contradictions qu’un vaste programme de réhabilitation de la ville de Nouadhibou dans le but d’en faire un véritable pôle de développement est lancé par le Président. Mais cet élan de reconstruction nationale a vite été freiné par un coup d’arrêt à la démocratie.
On rebelote ! De nouveaux concepts destinés à restaurer une image sérieusement mise à mal mettaient l’accent sur le retour à l’ordre à la stabilité et à la sérénité n’ont pas pu soigner la pathologie qui ronge toujours les mécanismes démocratiques. Le virus met du temps à être extirpé, livrant le pays à une crise qui refuse de déserter la scène politique. La démocratie est vite retombée dans le creux de la vague !
Cheikh Tidiane Dia
Source : Le Rénovateur Quotidien
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