Le sentiment d’appartenance à un pays doit trouver sa force dans la représentativité de chaque composante dans les valeurs nationales dans leurs globalités. Il y a des choses communes que partagent tous les citoyens d’un pays et qui déterminent ce que l’on appelle l’âme nationale. Mais faudrait-il aussi que ces choses trouvent des motifs objectifs pour qu’elles soient acceptées et intériorisées dans le cœur et la conscience de chacun.
Le drapeau national, l’hymne national, les choix des signes et des figures en rapport avec la culture doivent se faire de telle sorte que le génie de chaque culture mauritanienne trouve sa part pour que chacun s’y projette, chaque composante sociale éprouve une émotion par le sens quand il appréhende la réalité objectale ou l’idée, le message que cela véhicule.
C’est dans la sous-représentativité ou dans la non représentativité des communautés nationales dans les valeurs citoyennes, que l’idée d’exclusion ou de marginalisation trouve les motifs de revendication. Et à juste raison.
Quel peuple majoritaire ou minoritaire soit-il voudrait-il être privé de ses droits politiques, linguistiques, culturels etc ? Quel peuple voudrait-il vivre comme un étranger dans son propre pays du fait qu’il n’a pas pu disposer de tous les droits qui doivent faire de lui un citoyen intégral, à part entière. Faut-il considérer ceux qui réclament justice comme des rebelles, des vandales, des excités ?
On a entendu des propos de toutes sortes dirigés contre ceux qui dans ce pays ne demandent que l’égalité de tous devant la loi, dans les recrutements dans les nominations. On leur répond qu’ils sont culottés, qu’ils sont gonflés et qu’ils se permettent de franchir des lignes rouges. Si c’est dans la bouche de hautes personnalités de l’Etat que l’on entend ces choses, bonjour l’oppression, l’intolérance !
Ceux qui veulent jouer aux pompiers et qui tentent de se donner bonne conscience vous diront qu’ils ont été en des moments historiques les « défenseurs des sans voix ». Ils se disent plus braves que ceux qui se battent pour leur cause. Pourquoi d’ailleurs estiment-ils que le combat qu’ils ont prétendu engager n’a plus sa raison d’être. L’avaient-ils fait par amateurisme ou par mimétisme ?
Des noirs de ce pays ont été qualifiés de Yéyé, de Tarzan parce qu’ils demandaient que justice soit appliquée dans le dossier du passif humanitaire. L’homme qui s’est prévalu être le gourou du règlement du passif humanitaire rougit lui-même à chaque fois qu’on lui pose des questions directes sur ce dossier. Qu’est-ce qui fait donc piquer au vif tous ces gens qui trouvent anormal d’aborder les questions sans le règlement desquelles, l’unité nationale, n’est qu’un bluff.
Ces questions s’appellent l’esclavage, le passif humanitaire, l’égalité devant la loi. Si une volonté sincère de résoudre toutes ces question était là de manière affirmée, on ne continuerait pas à persister dans les mêmes pratiques consistant à vouloir exclure les autres.
Dans le domaine de l’audio-visuel aucune radio, privée, aucune TV privée n’a, à ce jour été attribuée à un noir disons-le haut et fort et celui qui a des preuves pour infirmer ce jugement qu’il les apporte sans états -âmes. De grâce arrêtons de jouer à la comédie, l’égalité est ou n’est pas. Entre celui qui demande justice et celui refuse qui ne veut pas en entendre parler qui fau-il condamner ? (A suivre)
Cheikh Tidiane Dia
Source : Le Rénovateur Quotidien
Le drapeau national, l’hymne national, les choix des signes et des figures en rapport avec la culture doivent se faire de telle sorte que le génie de chaque culture mauritanienne trouve sa part pour que chacun s’y projette, chaque composante sociale éprouve une émotion par le sens quand il appréhende la réalité objectale ou l’idée, le message que cela véhicule.
C’est dans la sous-représentativité ou dans la non représentativité des communautés nationales dans les valeurs citoyennes, que l’idée d’exclusion ou de marginalisation trouve les motifs de revendication. Et à juste raison.
Quel peuple majoritaire ou minoritaire soit-il voudrait-il être privé de ses droits politiques, linguistiques, culturels etc ? Quel peuple voudrait-il vivre comme un étranger dans son propre pays du fait qu’il n’a pas pu disposer de tous les droits qui doivent faire de lui un citoyen intégral, à part entière. Faut-il considérer ceux qui réclament justice comme des rebelles, des vandales, des excités ?
On a entendu des propos de toutes sortes dirigés contre ceux qui dans ce pays ne demandent que l’égalité de tous devant la loi, dans les recrutements dans les nominations. On leur répond qu’ils sont culottés, qu’ils sont gonflés et qu’ils se permettent de franchir des lignes rouges. Si c’est dans la bouche de hautes personnalités de l’Etat que l’on entend ces choses, bonjour l’oppression, l’intolérance !
Ceux qui veulent jouer aux pompiers et qui tentent de se donner bonne conscience vous diront qu’ils ont été en des moments historiques les « défenseurs des sans voix ». Ils se disent plus braves que ceux qui se battent pour leur cause. Pourquoi d’ailleurs estiment-ils que le combat qu’ils ont prétendu engager n’a plus sa raison d’être. L’avaient-ils fait par amateurisme ou par mimétisme ?
Des noirs de ce pays ont été qualifiés de Yéyé, de Tarzan parce qu’ils demandaient que justice soit appliquée dans le dossier du passif humanitaire. L’homme qui s’est prévalu être le gourou du règlement du passif humanitaire rougit lui-même à chaque fois qu’on lui pose des questions directes sur ce dossier. Qu’est-ce qui fait donc piquer au vif tous ces gens qui trouvent anormal d’aborder les questions sans le règlement desquelles, l’unité nationale, n’est qu’un bluff.
Ces questions s’appellent l’esclavage, le passif humanitaire, l’égalité devant la loi. Si une volonté sincère de résoudre toutes ces question était là de manière affirmée, on ne continuerait pas à persister dans les mêmes pratiques consistant à vouloir exclure les autres.
Dans le domaine de l’audio-visuel aucune radio, privée, aucune TV privée n’a, à ce jour été attribuée à un noir disons-le haut et fort et celui qui a des preuves pour infirmer ce jugement qu’il les apporte sans états -âmes. De grâce arrêtons de jouer à la comédie, l’égalité est ou n’est pas. Entre celui qui demande justice et celui refuse qui ne veut pas en entendre parler qui fau-il condamner ? (A suivre)
Cheikh Tidiane Dia
Source : Le Rénovateur Quotidien
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