Ligne rouge : Les journalistes et juristes ou les 'c..s' du Président Aziz ?



Ligne rouge : Les journalistes et juristes ou les 'c..s' du Président Aziz ?

2013 ou 2012, je m’en fous. Le pouvoir ou l’opposition, rien à assurer. Chacun peut croire autant qu’il veut. De toute façon, rien ne changera. Rien de rien. Dans dix ou cent ans, le débat restera le même. Nos intellectuels, nos juristes, nos parlementaires et surtout nos journalistes seront et resteront, pour la grande majorité, des amateurs, des hommes conditionnés par leurs positions partisanes et le lourd poids de leur appartenance raciale ou ethnique.

À quelques exceptions, si ceux qui doivent être les yeux du peuple jouent à l’aveugle, les ignares pourront se permettre de faire la loi de la loi du vide. Après les larmes de crocodiles, le silence de nos parlementaires sur la loi amnistiant tous les auteurs de délits et crimes entre 89 et 92, adoptée par notre assemblée du 14 juin 1993, montre à quel point nos élus et politiques sont nuls et égoïstes.

En réalité, c’est sans surprise. Au pays du vent où les juristes sont opportunistes et les parlementaires des « Samsare de la politique », la baguette magique est un remède à tout. Que l’on ne me parle point de feu Taya. La continuité de l’état nous impose le principe qui veut que l’état demeure malgré ceux qui naissent et ceux qui meurent.


Je suis de ceux qui croient que la Mauritanie ne doit plus continuer à souffrir du dossier du passif humanitaire. Mais clôturer une honte aussi grandiose sans nous édifier sur la vérité et toute la vérité, s'est faire croire à son fils que la mort n'arrive qu'aux autres. Le devoir de vérité n'a point de race ou d'ethnie. Le peuple dans son ensemble doit savoir ce qui s'est passé et le pourquoi ? Le peuple doit identifier les coupables et qu'ils répondent de leurs actes barbares et inhumains.

D'abord, que les journalistes l'ouvrent pour nous parler de crimes contre l'humanité et de génocide. A défaut, qu'ils se taisent pour de bon. S'ils pensent le contraire qu'il réinvente une autre définition pour le génocide et les crimes contre l'humanité afin de prouver que ce qui s'est passé en Mauritanie ne correspond pas vraiment à l'optique. Je doute vraiment qu'ils soient à mesure de nous rendre service. Les journalistes en Mauritanie, en général, c'est des « listes de jours » d'une incompétence dont seulement le président Aziz semble détenir le secret pour se marrer autant d'eux.

Ensuite, que nos juristes disent avec courage au président Aziz, à tout son gouvernement et tous nos fantoches de parlementaires que le génocide et les crimes contre l'humanité ne peuvent faire l'objet d'une amnistie. Ceci au regard de la constitution et des conventions dont la Mauritanie est partie contractante. Qu’ils ne se pressent point à leur jeu avant de relire leur cours de droit sur la Convention de 1948 pour la prévention et la répression du crime de génocide, Statut de Rome de la Cour pénale internationale, la constitution etc

Enfin, l'amnistie et la clôture n'étant que de bonnes farces politiques, il est temps d'arrêter de nous prendre pour des cons et d'agir en patriotes objectifs pour le bien de nos enfants. Trompez le présent et le futur vous le rendra. La lumière finira par ce faire. C’est pourquoi il faut la faire pendant qu’il est temps.

Cissé housseynou Birama

L’avocat du peuple et le plus proche conseiller


Jeudi 10 Janvier 2013
Boolumbal Boolumbal
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