Dans ces moments de doute et de crise des valeurs pour mon très cher pays, j’ai décidé de m’adresser à vous en votre qualité de gardien de la constitution, des libertés et des droits fondamentaux. Je ne juge pas nécessaire de vous parler de politique et je m‘efforce de vous épargner du verbiage intellectuel et des applaudissent qui ne font qu’appauvrir ma nation.
Je vous parlerai du bas des estrades, tout en demandant aux extrémistes de tous les bords de ne voir en moi ni le noir qui s’exprime, ni le syndicaliste, ni le vendu ou je ne sais quoi d’autre. Mais le Mauritanien et rien que le Mauritanien fier d’appartenir à cette nation pour qui un jour nous aurons tous des comptes à rendre au maitre suprême et l’unique juge de toute l’humanité.
Monsieur le président, par votre serment vous avez juré sur notre saint coran d’appliquer la loi et de faire respecter toutes nos valeurs qui fondent cette République. Je ne doute point de votre volonté mais je vous invite à vous poser la question essentielle du comment vos collaborateurs traduisent sur le terrain votre pacte moral avec Dieu et avec le peuple ?
Excusez-moi monsieur le président, si j’insiste c’est juste pour éviter à ma nation le regret, le remord et les erreurs qui risquent de fonder les principes sine qua non de l’avenir de nos futurs enfants. La politique est la force des idées, comme la force est la force de l’ordre, mais la vérité est l’unique force de toutes les forces d’ordre et de l’ordre.
C’est fort de cette conviction que je vous répète Monsieur le président que dans nos prisons pourrissent de pauvres innocents pendant que de véritables coupables s’offrent le luxe de la liberté.
Des hommes et des femmes victime de la force contradictoire, des citoyens dominés et oubliés et de dignes êtres humains humiliés par le poids et le regard de la différence vivent l’injustice au quotidien et à longueur des heures. La place de Dieu semble disparaitre dans nos raisonnements. La force et la fin deviennent les seuls titres de gloire au quel s’adonnent l’homme.
Contrairement aux valeurs qui sapent notre peuple, l’impression dominante chez l’administrateur politique, politisé ou imbu d’une idéologie est « qu’on arrive à nos fins même si la justice doit en souffrir ». Cette maxime est autant vraie aujourd’hui avec le procès des étudiants de l’université de Nouakchott accusés d’avoir mis le feu sur des Bus situés à plus de deux kilomètre de l’université.
Fait du hasard ou simple coïncidence ? Le même jour les activités du Mouvement 25 Février organisaient eux aussi une manifestation et ils semblaient plus proches des lieux de l’incident. Mais personne ne fut inquiété ou entendu pour nous édifier sur leur participation ou non.
Sans tarder, la police mettra dans sa ligne de mur un syndicat et commence une poursuite sorcière en violation flagrante des principes de droit et particulièrement le principe de la présomption d’innocence, par coups et intimidations pour faire d’eux de vrais coupables. Excusez-moi, je dois dire « le coupable idéal », en référence à un de mes films préféré. Tortures et privation de sommeil pour juste entendre le mot tant attendu : « je suis coupable ».
La pression, la force, la violence finissent toujours par prendre les devants sur l’homme avec le temps, mais comme nous l’enseigne notre religion « chacun sera responsable de ses faits » et dans de telle circonstance « Dieu lui sait la vérité ». J’aime bien croire que la culpabilité n’est pas fonction de la couleur de la peau, ni de la langue, ni de l’appartement idéologique ou syndical. Je me prive de parler de trouble d’ordre public car combien dérange la quiétude des pauvres citoyens sans être inquiétés ?
Ainsi, monsieur le président, vous constaterez avec moi que les bus peuvent être incendiés aussi bien par les supposés coupables, les activistes du Mouvement 25 Fevrier, des extrémistes de tous bords, des mains de l’opposition, des pyromanes et peut être même certains de vos collaborateurs qui semblent ne pas aimer votre rigueur. Qui sait ?
L’avenir et la force de notre conviction en Dieu nous édifiera. Et dans la mesure où toutes ces suppositions peuvent être valable et en absence de preuves concrètes pour établir les faits, veillons accepter que le doute profite à l’accusé et l’aveu sous la torture est nul en droit.
Monsieur le président, je vous prie de faire appliquer la justice et rien que la justice même si pour cela diable doit mourir. Et comme on dit, « nombreux sont les hommes toujours capables de tout pour faire plaisir à un chef, mais rares sont les grands serviteurs capables de servir le Dieu du Chef pour maintenir les actions du chef dans le temple des faits de Dieu »
Monsieur, tout en vous souhaitant, bien de choses, veillez respectueusement accepter que je puisse prendre congé de vous en croyant que la justice vaincra le désir politique.
Cissé Housseynou Birama
L’avocat du peuple
Je vous parlerai du bas des estrades, tout en demandant aux extrémistes de tous les bords de ne voir en moi ni le noir qui s’exprime, ni le syndicaliste, ni le vendu ou je ne sais quoi d’autre. Mais le Mauritanien et rien que le Mauritanien fier d’appartenir à cette nation pour qui un jour nous aurons tous des comptes à rendre au maitre suprême et l’unique juge de toute l’humanité.
Monsieur le président, par votre serment vous avez juré sur notre saint coran d’appliquer la loi et de faire respecter toutes nos valeurs qui fondent cette République. Je ne doute point de votre volonté mais je vous invite à vous poser la question essentielle du comment vos collaborateurs traduisent sur le terrain votre pacte moral avec Dieu et avec le peuple ?
Excusez-moi monsieur le président, si j’insiste c’est juste pour éviter à ma nation le regret, le remord et les erreurs qui risquent de fonder les principes sine qua non de l’avenir de nos futurs enfants. La politique est la force des idées, comme la force est la force de l’ordre, mais la vérité est l’unique force de toutes les forces d’ordre et de l’ordre.
C’est fort de cette conviction que je vous répète Monsieur le président que dans nos prisons pourrissent de pauvres innocents pendant que de véritables coupables s’offrent le luxe de la liberté.
Des hommes et des femmes victime de la force contradictoire, des citoyens dominés et oubliés et de dignes êtres humains humiliés par le poids et le regard de la différence vivent l’injustice au quotidien et à longueur des heures. La place de Dieu semble disparaitre dans nos raisonnements. La force et la fin deviennent les seuls titres de gloire au quel s’adonnent l’homme.
Contrairement aux valeurs qui sapent notre peuple, l’impression dominante chez l’administrateur politique, politisé ou imbu d’une idéologie est « qu’on arrive à nos fins même si la justice doit en souffrir ». Cette maxime est autant vraie aujourd’hui avec le procès des étudiants de l’université de Nouakchott accusés d’avoir mis le feu sur des Bus situés à plus de deux kilomètre de l’université.
Fait du hasard ou simple coïncidence ? Le même jour les activités du Mouvement 25 Février organisaient eux aussi une manifestation et ils semblaient plus proches des lieux de l’incident. Mais personne ne fut inquiété ou entendu pour nous édifier sur leur participation ou non.
Sans tarder, la police mettra dans sa ligne de mur un syndicat et commence une poursuite sorcière en violation flagrante des principes de droit et particulièrement le principe de la présomption d’innocence, par coups et intimidations pour faire d’eux de vrais coupables. Excusez-moi, je dois dire « le coupable idéal », en référence à un de mes films préféré. Tortures et privation de sommeil pour juste entendre le mot tant attendu : « je suis coupable ».
La pression, la force, la violence finissent toujours par prendre les devants sur l’homme avec le temps, mais comme nous l’enseigne notre religion « chacun sera responsable de ses faits » et dans de telle circonstance « Dieu lui sait la vérité ». J’aime bien croire que la culpabilité n’est pas fonction de la couleur de la peau, ni de la langue, ni de l’appartement idéologique ou syndical. Je me prive de parler de trouble d’ordre public car combien dérange la quiétude des pauvres citoyens sans être inquiétés ?
Ainsi, monsieur le président, vous constaterez avec moi que les bus peuvent être incendiés aussi bien par les supposés coupables, les activistes du Mouvement 25 Fevrier, des extrémistes de tous bords, des mains de l’opposition, des pyromanes et peut être même certains de vos collaborateurs qui semblent ne pas aimer votre rigueur. Qui sait ?
L’avenir et la force de notre conviction en Dieu nous édifiera. Et dans la mesure où toutes ces suppositions peuvent être valable et en absence de preuves concrètes pour établir les faits, veillons accepter que le doute profite à l’accusé et l’aveu sous la torture est nul en droit.
Monsieur le président, je vous prie de faire appliquer la justice et rien que la justice même si pour cela diable doit mourir. Et comme on dit, « nombreux sont les hommes toujours capables de tout pour faire plaisir à un chef, mais rares sont les grands serviteurs capables de servir le Dieu du Chef pour maintenir les actions du chef dans le temple des faits de Dieu »
Monsieur, tout en vous souhaitant, bien de choses, veillez respectueusement accepter que je puisse prendre congé de vous en croyant que la justice vaincra le désir politique.
Cissé Housseynou Birama
L’avocat du peuple
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