Vous avez été très nombreux à me demander de m'exprimer sur les regrettables événements d'hier. Votre demande me rappelle combien vous tenez à mon avis et peut-être bien à ma modeste personne. Peut-être que c'est aussi une manière de vérifier les rumeurs machiavéliques qui allument certaines débats. Je dois vous confesser que la tâche n'est point facile surtout que ma blessure est très profonde.
Tout de même, je me dois de porter ma toge chaque fois que le besoin s'impose. Pas pour vous faire plaisir mais, pour plaider pour ce que je crois être la bonne cause. Maures, Harratines, Poulaar, Wolof, Soninké et je ne sais quoi d'autre importe peu.
La vérité est au-delà de l'être de notre être. Je suis un humain et je ne peux prétendre à plus. Tel un homme je peux me tromper. J’aurai aimé le silence, du moins pour le moment, mais vous ne me laissez pas le choix et c'est votre droit.
Je vais m'exprimer naturellement et pour être le plus clair possible, je vous parlerais vous braves et vaillants marchants ; vous peuple inquiet et blessé et enfin vous gazeurs, manipulateurs, mains invisibles, grandes gueules et ennemis de ma nation.
Vous Marcheurs, je regrette d'avoir manqué de courage, de temps et de volonté pour venir marcher avec vous de Boghé à Nouakchott. Je le regrette sincèrement, car nous partageons le même quotidien, les mêmes peines et avons les mêmes revendications. Je regrette pour la mémoire de mon feu père qui, après des années de services pour ce pays, à était obligé comme vous de quitter sa terre mère pour une nouvelle terre.
Je le pleure plus que vous pour qui il restait, hier encore, un espoir pour marcher. Il allait marcher comme vous. Je le crois sincèrement, mais le temps et la mort n'ont pas voulu qu'il soit de l'histoire. Braves et Courageux, vous avez défié le temps, dompté la nature et gagné le sommeil et la fatigue pour votre conviction.
En petit homme, je suis venu à votre accueil pour respirer l'air de l'histoire. Contrairement aux petits soldats de langue qui étaient loin et aux grandes gueules de figuration, je vivais en direct cette nouvelle page de l'histoire que je croyais se terminer au palais présidentiel.
Je rêvais de vous voir rencontrer celui pour qui vous avez décidé de marcher. Je rêvais que vous lui parlerez de vous, de moi, des morts, de nous, de la patrie, de la nation et de l'avenir et qu'il vous répond en honnête et bon musulman. Malheureusement, je dois me réveiller, car cette page n'était qu'un rêve et je suis triste et profondément blessé.
Un rêve brisé par la barbarie de nos forces, un rêve qui s'envole comme voulait le voir les ennemis du peuple pour des fins politiciennes et racistes. J'ai honte.
Vous peuple inquiet, je comprends votre douleur et votre amertume. Je partage vous vision et je jure de mourir pour vous laisser vivre dans la Mauritanie de mon rêve. Cette Mauritanie où vous n'aurez plus peur du blanc, du noir, du passé ou de l'avenir. Cette Mauritanie où l'âme de mon feu père et de ma mère reposeront en paix pour l'éternité.
Cette Mauritanie Réconciliée à elle-même dans la justice, l'égalité et la fraternité. Une Mauritanie où le noir ne verra plus le blanc comme un tortionnaire ou un de ses descendants. Une Mauritanie où le blanc admettra naturellement le noir comme son frère et son compatriote. Une Mauritanie du pardon et à défaut de justice- réconciliation. La Mauritanie d'hier me laisse sans père, sans mère, sans frères et sans aucune considération humaine, Mais je ne veux être un second comptable qui fera pleurer d'autres générations.
A vous « Gazeurs », matraqueurs, manipulateurs, mains invisibles, grandes gueules et ennemis de ma nation, j'ai honte de votre existence. Vos intérêts égoïstes ne doivent prospérer sur les nobles causes de la nation. Vos intérêts politiques ne doivent pas valoir la souffrance d'un peuple sans espoir qui se cherche encore.
Craignez dieu comme vous craignez la mort et oubliez l'illusion de ce bat monde. La sauvagerie et la barberiez de vos actions finiront par vous rattraper.
Je commande fermement toute injustice et rappelle au président Aziz que les hommes passent et les actions restent.
Cissé Housseynou Birama
L’avocat du peuple
Tout de même, je me dois de porter ma toge chaque fois que le besoin s'impose. Pas pour vous faire plaisir mais, pour plaider pour ce que je crois être la bonne cause. Maures, Harratines, Poulaar, Wolof, Soninké et je ne sais quoi d'autre importe peu.
La vérité est au-delà de l'être de notre être. Je suis un humain et je ne peux prétendre à plus. Tel un homme je peux me tromper. J’aurai aimé le silence, du moins pour le moment, mais vous ne me laissez pas le choix et c'est votre droit.
Je vais m'exprimer naturellement et pour être le plus clair possible, je vous parlerais vous braves et vaillants marchants ; vous peuple inquiet et blessé et enfin vous gazeurs, manipulateurs, mains invisibles, grandes gueules et ennemis de ma nation.
Vous Marcheurs, je regrette d'avoir manqué de courage, de temps et de volonté pour venir marcher avec vous de Boghé à Nouakchott. Je le regrette sincèrement, car nous partageons le même quotidien, les mêmes peines et avons les mêmes revendications. Je regrette pour la mémoire de mon feu père qui, après des années de services pour ce pays, à était obligé comme vous de quitter sa terre mère pour une nouvelle terre.
Je le pleure plus que vous pour qui il restait, hier encore, un espoir pour marcher. Il allait marcher comme vous. Je le crois sincèrement, mais le temps et la mort n'ont pas voulu qu'il soit de l'histoire. Braves et Courageux, vous avez défié le temps, dompté la nature et gagné le sommeil et la fatigue pour votre conviction.
En petit homme, je suis venu à votre accueil pour respirer l'air de l'histoire. Contrairement aux petits soldats de langue qui étaient loin et aux grandes gueules de figuration, je vivais en direct cette nouvelle page de l'histoire que je croyais se terminer au palais présidentiel.
Je rêvais de vous voir rencontrer celui pour qui vous avez décidé de marcher. Je rêvais que vous lui parlerez de vous, de moi, des morts, de nous, de la patrie, de la nation et de l'avenir et qu'il vous répond en honnête et bon musulman. Malheureusement, je dois me réveiller, car cette page n'était qu'un rêve et je suis triste et profondément blessé.
Un rêve brisé par la barbarie de nos forces, un rêve qui s'envole comme voulait le voir les ennemis du peuple pour des fins politiciennes et racistes. J'ai honte.
Vous peuple inquiet, je comprends votre douleur et votre amertume. Je partage vous vision et je jure de mourir pour vous laisser vivre dans la Mauritanie de mon rêve. Cette Mauritanie où vous n'aurez plus peur du blanc, du noir, du passé ou de l'avenir. Cette Mauritanie où l'âme de mon feu père et de ma mère reposeront en paix pour l'éternité.
Cette Mauritanie Réconciliée à elle-même dans la justice, l'égalité et la fraternité. Une Mauritanie où le noir ne verra plus le blanc comme un tortionnaire ou un de ses descendants. Une Mauritanie où le blanc admettra naturellement le noir comme son frère et son compatriote. Une Mauritanie du pardon et à défaut de justice- réconciliation. La Mauritanie d'hier me laisse sans père, sans mère, sans frères et sans aucune considération humaine, Mais je ne veux être un second comptable qui fera pleurer d'autres générations.
A vous « Gazeurs », matraqueurs, manipulateurs, mains invisibles, grandes gueules et ennemis de ma nation, j'ai honte de votre existence. Vos intérêts égoïstes ne doivent prospérer sur les nobles causes de la nation. Vos intérêts politiques ne doivent pas valoir la souffrance d'un peuple sans espoir qui se cherche encore.
Craignez dieu comme vous craignez la mort et oubliez l'illusion de ce bat monde. La sauvagerie et la barberiez de vos actions finiront par vous rattraper.
Je commande fermement toute injustice et rappelle au président Aziz que les hommes passent et les actions restent.
Cissé Housseynou Birama
L’avocat du peuple

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