Les mauvaises cohabitations dans l'espace CEDEAO : c'était difficile d'être PEUL



Les mauvaises cohabitations dans l'espace CEDEAO : c'était difficile d'être PEUL
Je pense honnêtement qu'il y a une nécessité à faire la part des choses entre Peul (Pullo, Pulal, Fula) et éleveur. Il est dit que l'élevage a été le premier métier de l'homme après la chasse et la pêche, métier que les aïeuls Peuls sont su bien faire peut être pour s'identifier à ce dernier. Mais nous devons reconnaître que tous les Peuls ne sont pas bergers et qu'aussi les bergers ne sont pas tous des Peuls.
Les situations que nous déplorons ici et là sont le lot quotidien des éleveurs, qu'ils soient Peuls, Sérères ou Mossi (la semaine dernière, les éleveurs du nord du Kenya qui avaient volés du bétail, ont tué 12 possesseurs et 7 policiers).
Au Sénégal, le Peul (l'éleveur en fait) est considéré comme sanguinaire et prêt à trancher la gorge du cultivateur qui se hasarde à écarter ses bêtes des champs. En réalité, les cas sont nombreux où nos parents éleveurs amènent les animaux paître dans les champs bien clôturés. Mon expérience (ayant servi en 39 ans dans presque tous les départements du Sénégal) des conflits éleveurs-cultivateurs m'amène à dire, que dans beaucoup de cas nos parents éleveurs (qu'ils soient Peuls, Sérères, Jaxaké, Wolof, Socé) sont fautifs de laisser leurs animaux dévaster les champs, soit par ce qu'ils ne sont pas gardés, soit qu'ils sont confiés à des enfants.
Autant nous devons fustiger l'exclusion dont sont l'objet les éleveurs (Peuls principalement), mais pour autant, nous devons condamner certaines de leurs pratiques.
Nous les tolérons pour avoir peut être compris l'attitude des bergers du fait d'une éducation faite entre les animaux et la brousse. Le berger qui quitte la maison au petit déjeuner, n'y retourne qu'au dîner. Toute la journée il n'apprends qu'à taper sur des bêtes (comme le pêcheur sur le poisson). Il est seul maître de son univers. Il règle toute opposition avec le bâton ou la machette. Il coupe les branches pour ses animaux et tape sur l'un d'entre eux qui veut s'écarter du groupe. C'est ça la culture du berger : taper, taper et toujours taper. C'est cette culture du berger que l'on veut confondre à celle du Pullo. Je le disais l'autre jour, j'étais étonné d'entendre un professeur d'université à Damas (Syrie) donc arabe, me parler comme mon ami Samba Golel de Diongui, avec sa fierté exagérée.
Pour me résumer, nous devons condamner toute forme de violence, toute forme d'injustice ou toute forme d'exclusion dirigée contre les Peuls ou portée par un des nôtres.

Abou DIOP Formateur/Evaluateur au CFPH Cambérène
mail : abuujoob@hotmail.com,
Villa 415Nguinth/Thiès BP Poste RestanteTHIES Escale
Tél (221)77 554 94 29/ Fax (221)33 952 28 79

Dimanche 18 Novembre 2012
Boolumbal Boolumbal
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