Les déclarations fracassantes du Lieutenant-colonel Mohamed Ould EIDA…



Les déclarations fracassantes du Lieutenant-colonel Mohamed Ould EIDA…
L’ambassade des USA a dû bondir en lisant dans une revue officielle mauritanienne cette démonstration accablante pour la CIA, sans parler de l’Arabie Saoudite traitée par l’intrépide auteur de nourrir la « secte wahhabite » responsable d’avoir fomenté avec la CIA les brigades islamistes qui donneront Al Qaida. Le tout sous l’influence du lobby juif qui écrase les palestiniens.

C’est passé inaperçu pourtant nos webmasters devraient de temps en temps jeter un coup d’œil dans les revues des forces de sécurité, on y trouve quelquefois des perles notamment la dernière fois à propos des sacs en plastique et de la philosophie interdite à la Garde Nationale. Cette fois, l’ennui faisant, on a jeté un coup d’œil sur « EDDARAK », « revue trimestrielle d’informations générales édité par l’Etat-Major de la Gendarmerie » publiée à 3500 exemplaires, arabe et français, vendue 1000un. Ce n’est pas l’absence de qualité de nos canards civils imprimés en noir et blanc sur un papier de misère de l’imprimerie nationale. C’est du lourd, impression solide, claire, durable, festival de couleurs, distribuée sur tout le territoire et on peut même comme Mattel prendre un espace publicitaire. En un mot c’est une revue prestigieuse.

Tellement moderne qu’à la fin on y trouve un billet d’humour, agrémenté d’une large image représentant, tenez-vous bien nous sommes en République Islamique de Mauritanie et c’est la revue de la Gendarmerie Nationale, on y trouve donc un cochon bien rose qui dit « bonne fête » avec humour à un pauvre mouton qui va être sacrifié pour la fête et qui répond « ta gueule ». C’est dire combien la revue est moderne.


En plus de la modernité, la revue n’est pas hypocrite du tout comme les fanatiques de l’arabité errante qui veulent réécrire l’histoire, effacer l’apport on ne peut plus constructif de la France, sans laquelle pas de Mauritanie à tel point d’ailleurs que la fête des armées est le 25 novembre avant l’indépendance du 28… Ainsi dans cette revue spéciale « fêtes et célébrations patriotiques », la France est à l’honneur comme il se doit. On y célèbre le soutien français en matière de sécurité avec un article dédié à un exercice supervisé par le commissaire divisionnaire Jean Luc Gonzales, attaché de sécurité intérieure français, accompagnés du chef d’escadron Charlot Pascal et autres qui se sont félicités de l’atmosphère efficace ; le tout sous l’œil satisfait du général Ndiaga Dieng.

Sans parler de l’interview constructive accordée à la revue par le général Bruno Clément Bolée en visite à la Gendarmerie Nationale; le tout encadré par la photo de notre général De Gaulle qui apparaît à la page 24, seul accompagné de quelques tentes du banc d’Arguin sur un article à la mesure du tracé français en la matière : « Indépendance de la Mauritanie : Naissance aux forceps d’une nation ». Là, notre De Gaulle national déclare en encadré « Ancien et noble pays, la Mauritanie accède aujourd’hui à la souveraineté internationale en confiance et fraternelle amitié avec la France. La République française et la République Islamique de Mauritanie resteront fidèles l’une à l’autre, fières de leur passé valeureux, sûres de leur avenir solidaire et prospère. J’adresse au peuple mauritanien mon salut et les vœux de la France. Vive la Mauritanie, vive la France »



C’est la revue de novembre dernier, j’ajoute « vive le général Ndiaga Dieng qui ne falsifie pas l’histoire ». Gor Yomboul. Une pensée à notre ami le général Félix Négri, certainement le plus sympathique général, qui n’a pas pu en faire autant dans sa revue car avec un tel nom même s'il n'est pas breton, il ne faut pas trop pousser quand on a pu, machallah, se faufiler jusque-là avec un nom si arrivage. A telle enseigne que dans son musée de la Garde qui par excellence est historiquement un corps noir, le général Négri a dû faire en sorte que le visiteur soit accueilli avec au milieu de la pièce un maure blanc seul avec son chameau… On compense comme on peut dans la république si arithmétique de Mauritanie.

On espère que cette année, fort de cet exemple francophile du général Ndiaga Dieng d’une authentique honnêteté patriote, le général Mohamed Ould Ghazouani fera de même dans les revues pour les soldats de tout le pays car Ghazaouni est aussi un excellent ami de la France



...comme devrait le faire à la TVM et à la radio, Aziz, le chef des armées qui doit à la France de lui avoir sauvé la peau trouée comme passoire.On se demande pourquoi notre Janus national, chantre de l’arabité errante quand il s’agit de fanatiser le petit peuple par ses petites mains dont les Vergés et autres François, pourquoi n’est-il pas allé se faire soigner chez les frères arabos ? Pourtant la racine marocaine a d’excellents médecins mais peut-être craignait-il que sitôt endormi il ne soit considéré comme un sujet de retour après mille impertinences.

Passons et retournons à nos moutons. Nous vous proposons en intégralité, la première partie de cette sortie assez audacieuse d’un colonel mauritanien en exercice publiée dans cette revue n’9 alors que les USA sont actuellement des partenaires dans la lutte contre le terrorisme, sans parler de l’Arabie Saoudite qui finance beaucoup de projets chez nous comme elle soutient bien des démons de la nébuleuse extrémiste selon la littérature avertie.

Puisqu’il fallait bien une perle, on l’a trouvée sous les doigts du journaliste qui croyait certainement que le colonel mauritanien était armé comme du temps des Almoravides ou de leur berceau car si les Almoravides sont nés dans les parages, nos ancêtres représentaient dans cet empire l’équivalent de l’apport présumé des arabes en mathématique à savoir le précieux zéro. Depuis d’ailleurs, nous nous sommes enfermés dedans pour ne pas perdre la mémoire et astiquer éternellement ce totem. Ainsi le journaliste écrit « La remarquable analyse du Lieutenant-colonel Mohamadou Ould Eidde…. Maniant la plume comme l’épée » (sic !). Quelle épée manie notre ami colonel ? Ce n’est pas seulement pour le côté tranchant de la formule c’est surtout que pour les arabos, l’épée, le sabre c’est quelque chose comme disent les français.

Ainsi au cœur de la pureté du sang arabe, l’Arabie saoudite a mis le sabre de l’âge d’or des guerriers sur le drapeau national. Depuis les arabes n’ont pas inventé la poudre pour rester fidèles à cette arme de la conquête. De là la haine savante contre le perse qui lui en est au nucléaire…




« Al-Qaïda : genèse d’une mosaïque
Le phénomène terroriste et l’occupation du nord Mali par les groupes armés sont un défi majeur pour notre pays et ceux de la sous-région, désormais dans l’arc de crise. Cette situation nous interpelle puisque la menace n’a jamais été aussi forte. Notre devoir est d’être vigilants et de ne jamais baisser la garde.
La remarquable analyse du Lieutenant-Colonel Mohamadou Ould Eidde s’inscrit en droite ligne de cette préoccupation. Maniant avec dextérité la plume comme l’épée cet officier supérieur nous conduit sur les sentiers sinueux de cette menace stratégique.

Cet important effort de réflexion se veut une contribution, un premier jalon pour mieux connaître ce spectre et déterminer les sources du mal afin de lui trouver des remèdes efficaces. Il s’agit certes de parfaire nos capacités opérationnelles pour protéger efficacement notre territoire contre les intrusions et toutes les formes de danger mais il s’agit également d’impliquer davantage nos concitoyens afin qu’ils contribuent à leur propre sécurité. Voici la première partie qui est une introduction, une mise dans l’ambiance… :

Tous les ingrédients des événements du 11 septembre 2001 préexistaient à la tragédie. Mais, comme toutes les révolutions stratégiques, les attentats rassemblent et mettent en synergie des tendances et des évolutions en genre depuis un certain nombre d’années. Ils marquent avec une importante mutation stratégique, puisqu’ils ont déclenché le premier conflit entre un Etat et une secte, la première qui n’a pas de front et vise, non une conquête territoriale, mais la destruction physique de l’autre. C’est pourquoi la révolution stratégique qu’elle provoque nous contraint à un réexamen complet de cette organisation, jugée terroriste par les uns et de résistance par les autres.

Vers la fin de 1979, deux événements importants, notamment la révolution islamique en Iran avec l’extinction du régime du Chah et l’invasion de l’Afghanistan par les soviétiques, ont été à l’origine de la montée d’une vague d’islamisme qui a précipité le départ des soviétiques hors d’Afghanistan. Ce sont l’impact durable de la révolution iranienne et la défaite du communisme qui ont donné lieu à la création d’une centaine de mouvements islamistes au Moyen-Orient, en Asie, en Afrique, dans le Caucase, dans les Balkans, et en Europe occidentale.

L’influence du lobby juif sur la politique étrangère des Etats-Unis de le rôle de l’Amérique au Moyen-Orient, en particulier le soutien économique politique et militaire apporté à Israël, n’a pas manqué d’influencer la scène internationale et donné lieu également à l’émergence d’organisations musulmanes extrémistes
Ajouté à cela d’autres facteurs dont les inégalités qui atteignent des dimensions inédites. Littéralement révoltantes. La moitié de l’humanité vit dans la pauvreté, plus d’un tiers dans la misère, 800 millions de personnes vivent de malnutrition, près d’un milliard et demi ne dispose pas d’eau potable… etc.
Cette nouvelle forme d’islamisme radical, résulte, il est vrai, d’un certain nombre de constats d’échec politiques et idéologiques : la fin du tiers-mondisme, la faillite du socialisme arabe, l’Impasse de l’islam politique.

Pour comprendre une telle réaction, il n’est peut-être pas inutile de rappeler que, tout au long de la guerre froide (1948-1989), les Etats-Unis s’étaient déjà lancés dans une « croisade » contre le communisme. C’était déjà « le Bien contre le Mal ». Mais à l’époque, selon Washington, soutenir les terroristes n’était pas forcément immoral. Par le biais de la CIA, les Etats-Unis préconisèrent des attentats à Cuba contre le régime de Fidel Castro ou en Afghanistan contre les soviétiques.

C’est là, en Afghanistan, avec le soutien de l’Arabie Saoudite et le Pakistan, que Washington encouragera, dans les années 1970, la création des brigades islamiques recrutées dans le monde arabo-musulman et composés de ce que les médias appelaient les « freedom fighters », les combattants de la liberté ! C’est dans ces circonstances, on le sait, que la CIA, engagea et forma le célèbre Oussama Ben Laden. En mars 1985, le président Reagan signait la directive de la sécurité nationale n’166, qui autorisait une aide militaire secrète aux moudjahiddins.
Cette initiative démontrait, sans équivoque, que la guerre secrète menée en Afghanistan avait pour objectif de combattre les troupes soviétiques en Afghanistan.

La nouvelle aide en sous-main des Etats-Unis fut marquée par une augmentation substantielle de la quantité d’armes fournies – une aide annuelle régulière équivalente , en 1987 à 65 mille tonnes d’armes- de même qu’un lot incessant de spécialistes de la CIA, et du Pentagone , au quartier général secret des Services de renseignements Pakistanais, sur la route principale, près de Rawalpindi, au Pakistan.

La CIA utilisant les services secrets pakistanais, jouait un rôle clé dans l’entraînement des moudjahidins.
A son tour, la guérilla soutenue par la CIA, fut intégré avec les enseignements de l’islam : les thèmes prédominants étaient que l’islam est une idéologie socio-politique complète, que l’Islam sacré avait été violé par les troupes soviétiques athées et que le peuple islamique d’Afghanistan devrait réaffirmer son indépendance en se débarrassant du régime socialiste afghan soutenu par Moscou. Par ailleurs, au lendemain de la guerre froide, la CIA continuait d’appuyer le Jihad islamique par l’entremise du Pakistan.
De nouvelles initiatives secrètes furent lancées en Asie centrale, dans le Caucase et dans les Balkans.

L’appareil militaire ainsi que les Services de renseignements pakistanais ont essentiellement « servi de catalyseur pour la désintégration de l’URSS et l’émergence de six républiques islamiques musulmanes en Asie centrale ». En parallèle avec ces actions en sous-main de la CIA, des missionnaires islamiques de la secte Wahhabite d’Arabie saoudite s’étaient installés dans ces républiques, de même qu’à l’intérieur de la Fédération russe, empiétant sur les institutions de l’Etat et de la société civile.

En dépit de leur idéologie, les actions fondamentalistes islamiques ont pourtant servi les intérêts stratégiques de Washington en ex-Urss… La guerre civile afghane s’est poursuivie suite la retraite des forces soviétiques en 1989. Les talibans avaient reçu l’appui des pakistanais et leur parti politique, le Jamia Uléma Islam (JUI). En 1993 le JUI s’était joint à la coalition du premier ministre Benazir Bhutto. Des liens furent établis entre le JUI, l’armée et les Services de renseignements.

En 1995, avec la chute du gouvernement Hezb Islami de Hekmatyar, à Kaboul, les Talibans ont non seulement instauré un « gouvernement islamique intégriste, mais ont aussi « confié le contrôle des camps d’entraînements afghans à des factions du JUI’. Et le JUI avec l’appui du mouvement wahhabite, a joué un rôle majeur dans le recrutement des moudjahidins pour les Balkans et dans l’ex-Urss. En fait, il semblerait que, suite au retrait des troupes soviétiques, les différentes formations armées dans la guerre civile en Afghanistan ont continué à recevoir une aide en sous-main de la CIA par le biais des Services de renseignements pakistanais. En d’autres mots soutenu par l’organe de renseignement pakistanais l’ISI, lui-même contrôlé par la CIA, l’état islamique taliban a grandement servi les intérêts géopolitiques de Washington. Le commerce de la drogue dans le croissant fertile a également servi à financer et équiper l’Armée Bosniaque, dès le début des années 1990, et l’armée de libération du Kosovo (UCK).
Cela explique, sans l’ombre d’un doute, pourquoi Washington a fermé les yeux sur le règne de la terreur imposé par les Talibans, impliquant notamment des dérogations flagrantes aux droits des femmes, la fermeture des écoles des filles, le congédiement des employées de la fonction publique et l’imposition de la « loi pénale de la Charia ». Depuis 1991, les Etats-Unis se sont installés dans une position d’hyper puissance unique et ont « marginalisé » de fait les Nations Unies.

Ils avaient promis d’instaurer un « nouvel ordre international »plus juste au nom duquel ils ont conduit la guerre contre l’Irak. Mais en revanche, ils sont demeurés une scandaleuse partialité en faveur d’Israël, au détriment des droits des Palestiniens. De Surcroît malgré des protestations internationales, ils ont maintenu un implacable embargo contre l’Irak, qui épargne le régime et tue des innocents. Tout cela a ulcéré les opinions du monde arabo-musulman et facilité la création d’un terreau où s’est épanoui un islamisme radicalement antiaméricain : Al Qaida.

Jusqu’au 11 septembre 2001, elle n’était qu’une organisation extrémiste agissant dans l’ombre, connue des seuls spécialistes. Aujourd’hui, elle est l’ennemi mondial numéro un. D’autant plus terrifiante que sa structure énigmatique suscite déjà légendes, rumeurs et désinformations. Que sait-on vraiment d’Al Qaida que tout désigne comme la plus menaçante des organisations radicales de notre temps ?

Ayant opté pour un référentiel religieux radical et dogmatique, Al Qaida qui a vu le jour vers la fin du 20ème siècle, reste un réseau multinational disposant d’importantes ressources financières et d’une organisation moderne. Autant d’atouts qui ont facilité son implantation à l’échelle planétaire et augmenté son efficacité de frappe sur le vu des attentats spectaculaires perpétrés par ses adeptes de par le monde.

L’étude de la combinaison parfaite d’une idéologie radicale et les moyens diversifiés par Al Qaida d’abord, l’analyse de sa structure pour une implantation planétaire ensuite et enfin la mise en exergue de la menace planétaire nouvelle qu’elle engendre permettront de mettre en lumière cette organisation. Première partie : combinaison parfaite d’idéologie radicale et de moyens diversifiés. Profitant d’une conjecture internationale complexe et marquée par une multitude de foyers de tension, Al Qaida, disposant de moyens diversifiés, a opté pour un référentiel religieux radical pour émerger sur la scène autant qu’organisation extrémiste ». La suite au prochain numéro…

Source: http://chezvlane.blogspot.fr/

Vendredi 15 Novembre 2013
Boolumbal Boolumbal
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