Devant le guichet du Centre d’enrôlement, à El Mina, Moughataa la plus pauvre de la capitale, de nombreux citoyens, debout en file indienne, attendent, chacun, son tour, pour retirer sa nouvelle carte nationale d’identité. Certains, venus aux nouvelles, ne s’attendaient pas à ce qu’on leur demande de débourser une somme de 1.000 UM pour l’obtenir.
C’est, pour eux, une grosse surprise. Et ils ne se privent pas de s’en offusquer, en s’interrogent à haute voix. « Valait-il la peine de demander aux pauvres citoyens que nous sommes, déjà éprouvés par les difficiles conditions de vie, de payer une somme de 1.000 UM pour pouvoir retirer nos nouvelles cartes nationales d’identité ? », déclament-ils, en chœur. La question est bien posée. Car, jamais dans le passé, une telle somme n’a été demandée à personne, si ce n’est qu’une simple timbre de 50 UM. Aujourd’hui, pour obtenir un passeport, il faut casquer 30.000 UM, ce qui est hors de portée de la majorité des citoyens.
Le passeport, qui s’établissait à l’aide d’une timbre de 300 UM, a connu des augmentations vertigineuses : 10.000 UM puis 20.000 UM, et enfin 30.000 UM. Dans la dernière augmentation, le timbre a disparu. Que se cache-t-il derrière ces augmentations faites sur la tête du citoyen ? S’agit-il d’un moyen de renflouer le trésor public, ou d’une exigence des bailleurs de fonds de la réforme, en regard du coût du projet qui serait estimé à plus de 2 milliards d’ouguiyas ?
Pour ce qui est du sujet, le retrait des cartes nationales d’identité, dont l’obligation est faite à tous les individus majeurs d’en disposer, il est difficile de comprendre que les autorités n’aient pas pris en compte l’état de pauvreté de la majorité des citoyens du pays, surtout dans les zones rurales. Tout est fait comme si on tenterait d’ignorer que ces derniers sont, présentement, confrontés à une sécheresse qui perdure et qui les a épuisés physiquement, sans compter les ravages causés à leur cheptel. Ils n’ont plus rien.
Devant une telle calamité, les autorités ont le devoir de revoir le dispositif de retrait des cartes pour soulager les citoyens, dont le silence ne signifie nullement un consentement, mais, dans la réalité, une certaine forme de fatalisme qui caractérise le mauritanien qui préfère endurer des souffrances sans jamais se plaindre.
La solution passerait par la réduction de moitié du payement exigé, ou, à défaut, établir un barème catégoriel. Les députés de l’Assemblée nationale, qui avaient été appelés à examiner la loi des finances, savaient bien que cas était inscrit dans cette celle-ci. En entérinant aveuglement cette disposition impopulaire, ils n’ont mesuré le tort qu’ils font aux citoyens qui les ont élus pour défendre leurs intérêts ? Apparemment, ils n’en ont cure des difficultés des électeurs.
THIAM Mamadou pour GPS
C’est, pour eux, une grosse surprise. Et ils ne se privent pas de s’en offusquer, en s’interrogent à haute voix. « Valait-il la peine de demander aux pauvres citoyens que nous sommes, déjà éprouvés par les difficiles conditions de vie, de payer une somme de 1.000 UM pour pouvoir retirer nos nouvelles cartes nationales d’identité ? », déclament-ils, en chœur. La question est bien posée. Car, jamais dans le passé, une telle somme n’a été demandée à personne, si ce n’est qu’une simple timbre de 50 UM. Aujourd’hui, pour obtenir un passeport, il faut casquer 30.000 UM, ce qui est hors de portée de la majorité des citoyens.
Le passeport, qui s’établissait à l’aide d’une timbre de 300 UM, a connu des augmentations vertigineuses : 10.000 UM puis 20.000 UM, et enfin 30.000 UM. Dans la dernière augmentation, le timbre a disparu. Que se cache-t-il derrière ces augmentations faites sur la tête du citoyen ? S’agit-il d’un moyen de renflouer le trésor public, ou d’une exigence des bailleurs de fonds de la réforme, en regard du coût du projet qui serait estimé à plus de 2 milliards d’ouguiyas ?
Pour ce qui est du sujet, le retrait des cartes nationales d’identité, dont l’obligation est faite à tous les individus majeurs d’en disposer, il est difficile de comprendre que les autorités n’aient pas pris en compte l’état de pauvreté de la majorité des citoyens du pays, surtout dans les zones rurales. Tout est fait comme si on tenterait d’ignorer que ces derniers sont, présentement, confrontés à une sécheresse qui perdure et qui les a épuisés physiquement, sans compter les ravages causés à leur cheptel. Ils n’ont plus rien.
Devant une telle calamité, les autorités ont le devoir de revoir le dispositif de retrait des cartes pour soulager les citoyens, dont le silence ne signifie nullement un consentement, mais, dans la réalité, une certaine forme de fatalisme qui caractérise le mauritanien qui préfère endurer des souffrances sans jamais se plaindre.
La solution passerait par la réduction de moitié du payement exigé, ou, à défaut, établir un barème catégoriel. Les députés de l’Assemblée nationale, qui avaient été appelés à examiner la loi des finances, savaient bien que cas était inscrit dans cette celle-ci. En entérinant aveuglement cette disposition impopulaire, ils n’ont mesuré le tort qu’ils font aux citoyens qui les ont élus pour défendre leurs intérêts ? Apparemment, ils n’en ont cure des difficultés des électeurs.
THIAM Mamadou pour GPS
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