Le peuple croise les doigts, le gouvernement se ronge les ongles



Le peuple croise les doigts, le gouvernement se ronge les ongles
La longue attente risque encore de se prolonger pour tous ces mauritaniens qui vivent de la débrouillardise pour joindre les deux bouts.Tous ceux qui ont tendu l’oreille à leurs dirigeants d’hier et maintenant à ceux d’aujourd’hui.Ce peuple de la misère et du travail ingrat a suivi de manière moutonnière les promesses de changement annoncées par les locataires du palais brun qui se sont succédés avec ou sans la volonté de ce peuple qui accepte à chaque fois d’avaler les propagandes politiques crachées à tout vent par les nouveaux venus avant de déchanter.

Cette fois, ils se sont laissés encore aller aux programmes lancés par le gouvernement en matière de lutte contre les habitations précaires pour se contenter de nouveaux gites attribués non pas pour l’essentiel aux vrais nécessiteux, mais à ces éternels chasseurs de « gazra » qui les revendent à des prix d’or, le moment venu et qui en même temps en rachètent aux pauvres sans ressources pour se construire une maisonnée. Les demandeurs de charité ont eux préféré continuer de se livrer à la mendicité que de libérer les trottoirs contre la promesse de chèques « sans provision » insuffisants pour les prendre en charge de manière décente. La mendicité n’a pas encore eu des garanties pour quitter les avenues d’une capitale qui accueille tous les jours de nouveaux abonnés de ce métier qui rapporte gros à certains individus mêmes valides opposant une bataille sans merci aux indigents à tous les coins de rues. Ces pauvres sans revenu que le destin a condamné à aller tendre la main ont été confortés par le titre que le Président des pauvres s‘était attribué durant sa campagne électorale et dont entend de moins en moins évoque dans les médias officiels. Les champions en verlan voient ironiquement cette formule à l’envers. Elle semble signifier que de plus en plus les pauvres s’appauvrissent à cause de l’augmentation des prix des denrées de première nécessité, de l’envol du carburant qui a affiché une barre jamais franchie. La situation sociale des ménages est des plus critiques ces derniers mois quand bien même le programme solidarité 2012 promet l’installation de boutiques dans tout le pays. De l’argent qui pouvait servir à subventionner les commerçants pour réguler les cours du marché. La réorganisation du secteur du transport n’a pas rétabli l’ordre dans le trafic urbain. Se déplacer est toujours un casse-tête pour le citoyen des zones péri-urbaines et mêmes centrales de la capitale. Où sont passées les promesses de la réorganisation de l’administration avec l’application du principe de l’homme qu’il faut à la place qu’il faut, de la lutte contre le népotisme, du laisser-aller etc… si le changement se mesure à l’aune de l’amélioration du niveau de vie des populations, il n’est pas encore à portée de main des citoyens qui estiment n’avoir pas encore vu le bout du tunnel. Si au contraire c’est en termes de promesses, la coupe est bien pleine au point de déborder. Alors pendant ce temps, le peuple continue à croiser les doigts et le gouvernement se ronger les ongles !

Cheikh Tidiane Dia

Mercredi 11 Janvier 2012
Boolumbal Boolumbal
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