En suivant l’actualité mauritanienne ces dernières semaines, on se dit que le pays risque d’exploser. Dans l’intervalle d’un mois, deux événements malheureux suffisent pour provoquer l’ire de nos concitoyens.
La profanation du Saint Coran, venant s’ajouter aux écrits jugés blasphématoires du jeune forgeron, ravive la colère des fidèles. Sans oublier que l’affaire de l’autodafé des livres du rite mâlikite n’a pas été dirigée dans certains milieux religieux, notamment au sein de congrégations proches de la mouvance islamiste modérée.
Ainsi, la consternation se répand comme la vérole sur le bas clergé. Pour exister, il fallait se révolter. Actes de vandalisme, trouble à l’ordre public et mort d’homme : voilà le score du match entre des révoltés et l’Etat. C’est tout le contraire de ce que Dieu, Grand Arbitre du monde, a ordonné aux hommes.
Qu’est-ce qui est consigné dans le Livre que tout le monde semble défendre aveuglement ? L’Etat a tué un jeune, les manifestants ont saccagé les biens d’autrui. Personne n’a identifié le ou les coupable(s)… Mais Dieu connaît ce que contiennent les poitrines.
Qu’il soit déjà clair : toute atteinte à l’Islam, à ses préceptes et à ses symboles, doit être condamnée. Les auteurs doivent être jugés et donc bénéficier de procès justes et équitables selon les lois en vigueur.
Ni le Président de la République ni encore moins le citoyen ordinaire ne doivent se substituer à la justice pour sceller le sort de quiconque. D’où l’importance de garantir la séparation effective du pouvoir exécutif et législatif. Car la confusion des rôles mènent vers le totalitarisme.
Au de-là de la colère populaire, cette affaire réveille d’une façon surprenante de veilles rancunes. Dés lors, il est urgent d’apporter des réponses à certaines interrogations en suspend.
Pourquoi sommes-nous arrivés à une telle décadence morale ? Pourquoi au lieu de s’attaquer à l’Etat, l’on se tourne vers le sacré ? Pourquoi généralise-t-on l’acte de certains individus à l’ensemble de la société ? Que cherchent réellement ceux qui ont profané le Coran ?
S’en prendre aux symboles de notre religion est-il devenu le moyen le plus rapide pour faire valoir ses revendications ? Pourquoi confond-on l’Etat et la religion ? Pourquoi nos élites ont gardé le silence face à la longue instrumentalisation de la religion bien avant la profanation du Coran ?
Ces faits constituent-ils les premiers actes de violation des lois sacrées en Mauritanie ? Ses actes sont-ils des prémices d’une chasse aux sorcières contre une mouvance politique donnée ? N’agit-il pas là des événements pour faire diversion face aux grandes questions nationales telles que la famine qui menace la population rurale et l’accaparement des terres de la vallée ?
Pourquoi aucun journaliste n’a jusqu’ici fourni une investigation plausible sur cette affaire ? Bref, qui est derrière cette infamie ?
Le peuple a le droit de savoir.
Bâ sileye
Sileye87@gmail.com
La profanation du Saint Coran, venant s’ajouter aux écrits jugés blasphématoires du jeune forgeron, ravive la colère des fidèles. Sans oublier que l’affaire de l’autodafé des livres du rite mâlikite n’a pas été dirigée dans certains milieux religieux, notamment au sein de congrégations proches de la mouvance islamiste modérée.
Ainsi, la consternation se répand comme la vérole sur le bas clergé. Pour exister, il fallait se révolter. Actes de vandalisme, trouble à l’ordre public et mort d’homme : voilà le score du match entre des révoltés et l’Etat. C’est tout le contraire de ce que Dieu, Grand Arbitre du monde, a ordonné aux hommes.
Qu’est-ce qui est consigné dans le Livre que tout le monde semble défendre aveuglement ? L’Etat a tué un jeune, les manifestants ont saccagé les biens d’autrui. Personne n’a identifié le ou les coupable(s)… Mais Dieu connaît ce que contiennent les poitrines.
Qu’il soit déjà clair : toute atteinte à l’Islam, à ses préceptes et à ses symboles, doit être condamnée. Les auteurs doivent être jugés et donc bénéficier de procès justes et équitables selon les lois en vigueur.
Ni le Président de la République ni encore moins le citoyen ordinaire ne doivent se substituer à la justice pour sceller le sort de quiconque. D’où l’importance de garantir la séparation effective du pouvoir exécutif et législatif. Car la confusion des rôles mènent vers le totalitarisme.
Au de-là de la colère populaire, cette affaire réveille d’une façon surprenante de veilles rancunes. Dés lors, il est urgent d’apporter des réponses à certaines interrogations en suspend.
Pourquoi sommes-nous arrivés à une telle décadence morale ? Pourquoi au lieu de s’attaquer à l’Etat, l’on se tourne vers le sacré ? Pourquoi généralise-t-on l’acte de certains individus à l’ensemble de la société ? Que cherchent réellement ceux qui ont profané le Coran ?
S’en prendre aux symboles de notre religion est-il devenu le moyen le plus rapide pour faire valoir ses revendications ? Pourquoi confond-on l’Etat et la religion ? Pourquoi nos élites ont gardé le silence face à la longue instrumentalisation de la religion bien avant la profanation du Coran ?
Ces faits constituent-ils les premiers actes de violation des lois sacrées en Mauritanie ? Ses actes sont-ils des prémices d’une chasse aux sorcières contre une mouvance politique donnée ? N’agit-il pas là des événements pour faire diversion face aux grandes questions nationales telles que la famine qui menace la population rurale et l’accaparement des terres de la vallée ?
Pourquoi aucun journaliste n’a jusqu’ici fourni une investigation plausible sur cette affaire ? Bref, qui est derrière cette infamie ?
Le peuple a le droit de savoir.
Bâ sileye
Sileye87@gmail.com

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