La Mauritanie où quand le clientélisme détériore les hôpitaux



La Mauritanie où quand le clientélisme détériore les hôpitaux
L’une des plus importantes priorités du pouvoir du président de la république Mohamed Ould Abdel Aziz est de lutter contre la gabegie et l’impunité. Une orientation que j’avais beaucoup estimée comme bon nombre de citadins, puisqu’elle assure une rationalisation des dépenses publiques et marque une nouvelle rupture avec l’impunité qui gangrène plusieurs établissements publics et particulièrement ceux du secteur de la santé.

Toutefois, cette orientation louable à plus d’un titre est en train de sauter notamment au niveau des hôpitaux où d’importants fonds sont mobilisés pour pallier un déficit demeure utilisés selon les procédures d’antan à savoir le clientélisme et le régionalisme.

Ces pratiques se soldent par des sales factures que ne peuvent assumer le département et qui aboutiront à des pertes qui pourraient dépasser largement les financements des plans d’opérations triennaux.

En effet, pour assainir les finances de santé, les décideurs doivent être à l’abri des dépenses où des dizaines de millions sont définitivement perdues mensuellement dans des contrats de vacation, des états de service fait et exécutés uniquement pour placer des proches.

Cette mauvaise pratique doit donc être supprimée pour permettre à un pavillon en mal de financement de se faire des grosses économies et pour que le favoritisme et le mercantilisme propres aux anciens systèmes politiques ne se répètent plus.

Pourtant ces établissements ont plutôt besoin d’une politique d’austérité et de rigueur dans la gestion.

Ou alors s’il faut à tout prix procéder à placer un proche, ne faut-il pas penser à l’équité et aux droits acquis des avoirs humains gelés en raison du cumul des erreurs des régimes successifs ?

Je reviendrai dans la prochaine édition tout en mettant à votre disposition des notes de service signées par des secrétaires généraux, des directeurs centraux ou des directeurs des établissements publics dont le but est de montrer de façon précise certains actes pervers qui continuent de proliférer par manque des bactéricides dans les coulisses de nos hôpitaux.

Ahmed Ould Bettar

Atelier des Médias - RFI



Dimanche 8 Juillet 2012
Boolumbal Boolumbal
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