La nature a horreur du vide. Il faut se rendre à cette évidence pour comprendre l’état de déliquescence dans lequel se trouve l’administration mauritanienne notamment le secteur public.Rares sont les usagers des services publics qui se doutaient de la volonté et des engagements du gouvernement qui gère depuis plus de deux ans le pays.L’équipe mise en place au lendemain des élections présidentielles dernières n’a pas beaucoup changé d’hommes.
Quelques légères retouches ont été opérées mais le grand chambardement que continue de réclamer la majorité des mauritaniens déçus par les performances médiocres réalisées tarde à venir. Maintenant, il est bien possible de savoir ce que vaut chaque ministre pris individuellement mais aussi ce que vaut le gouvernement dans son ensemble. Les réformes tant promises n’ont pas encore pris forme dans tous les domaines et les quelques mesures adoptées le sont dans l’improvisation totale sans mesure d’accompagnement. La politique sociale a montré ses limites avec cette flambée sans précédant des prix, une paupérisation grandissante dans les couches populaires et qui s’étend vers les classes moyennes. Le gouvernement manque de punch pour faire bouger les programmes lancés par les nouvelles autorités. Le maintien des hommes ne se justifient que lorsque des résultats sont réalisés. On ne change pas une équipe qui gagne. Celle qui est en place a perdu le front de la bataille. On ne peut pas lui imputer tous les échecs. Mais on peut au moins lui faire porter la responsabilité de manquer de prestations dans la remise à niveau de l’appareil administratif, de l’application des principes de la sanction et de la récompense, de la promotion de la qualité par les compétences. Ce gouvernement a aussi failli du fait de son retard notoire dans les mises en œuvre des règles élémentaires de fonctionnement des procédures administratives dont les lenteurs ont paralysé les services publics. Nous ne savons pas à quoi s’occupe le gouvernement de Moulaye Ould Mohamed laghdaf. En l’absence de liberté d’action et de responsabilités à la hauteur de sa mission qui lui est dévolue, est-il nécessaire d’avoir un gouvernement ? Une équipé sans poigne ne peut en aucun cas espérer répondre aux demandes pressantes des populations à bout de leur patience. Dans ces conditions piteuses, les hommes finissent par s’user et perdre l’énergie. Dans les ministères on ne sent pas la présence de l’Etat au sens de la prise en compte des problèmes des citoyens. Toutes les décisions viennent du sommet, et les citoyens n’ont plus d’adresse que les grilles présidentielles. La Mauritanie a connu des régimes peu glorieux, des ministres sans foi ni loi, des prévaricateurs hors paire, une gestion criminelle des deniers publics. Mais il y avait un semblant de prérogatives accordées au gouvernement malgré une anarchie indescriptible. Personne ne souhaite que cela se répète mais les mauritaniens ne veulent pas continuer à subir l’immobilisme d’un gouvernement qui n’a pas encore montré de signes de labeur. Les jours passent, passent les mois et la situation se dégrade continuellement
Cheikh Tidiane Dia
Quelques légères retouches ont été opérées mais le grand chambardement que continue de réclamer la majorité des mauritaniens déçus par les performances médiocres réalisées tarde à venir. Maintenant, il est bien possible de savoir ce que vaut chaque ministre pris individuellement mais aussi ce que vaut le gouvernement dans son ensemble. Les réformes tant promises n’ont pas encore pris forme dans tous les domaines et les quelques mesures adoptées le sont dans l’improvisation totale sans mesure d’accompagnement. La politique sociale a montré ses limites avec cette flambée sans précédant des prix, une paupérisation grandissante dans les couches populaires et qui s’étend vers les classes moyennes. Le gouvernement manque de punch pour faire bouger les programmes lancés par les nouvelles autorités. Le maintien des hommes ne se justifient que lorsque des résultats sont réalisés. On ne change pas une équipe qui gagne. Celle qui est en place a perdu le front de la bataille. On ne peut pas lui imputer tous les échecs. Mais on peut au moins lui faire porter la responsabilité de manquer de prestations dans la remise à niveau de l’appareil administratif, de l’application des principes de la sanction et de la récompense, de la promotion de la qualité par les compétences. Ce gouvernement a aussi failli du fait de son retard notoire dans les mises en œuvre des règles élémentaires de fonctionnement des procédures administratives dont les lenteurs ont paralysé les services publics. Nous ne savons pas à quoi s’occupe le gouvernement de Moulaye Ould Mohamed laghdaf. En l’absence de liberté d’action et de responsabilités à la hauteur de sa mission qui lui est dévolue, est-il nécessaire d’avoir un gouvernement ? Une équipé sans poigne ne peut en aucun cas espérer répondre aux demandes pressantes des populations à bout de leur patience. Dans ces conditions piteuses, les hommes finissent par s’user et perdre l’énergie. Dans les ministères on ne sent pas la présence de l’Etat au sens de la prise en compte des problèmes des citoyens. Toutes les décisions viennent du sommet, et les citoyens n’ont plus d’adresse que les grilles présidentielles. La Mauritanie a connu des régimes peu glorieux, des ministres sans foi ni loi, des prévaricateurs hors paire, une gestion criminelle des deniers publics. Mais il y avait un semblant de prérogatives accordées au gouvernement malgré une anarchie indescriptible. Personne ne souhaite que cela se répète mais les mauritaniens ne veulent pas continuer à subir l’immobilisme d’un gouvernement qui n’a pas encore montré de signes de labeur. Les jours passent, passent les mois et la situation se dégrade continuellement
Cheikh Tidiane Dia
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