L’opposition mauritanienne dite radicale, réunie au sein de la COD (Coordination de l’Opposition Démocratique, a tenu, jeudi soir, un meeting, à la place d’Ibn Abbass, centré notamment sur la situation du pays, suite à la blessure du président de la République causée par un tir sur la voiture qu’il conduisait en personne.
La situation actuelle du pays est marquée, en l’absence du président Mohamed Ould Abdel Aziz, actuellement en convalescence, selon ses proches, en France, et ce après une opération à l’abdomen. De nombreuses versions circulent sur sa santé sans qu’aucune d’elles ne puisse être réellement être vérifiée.
Les interprétations de la situation divergent selon qu’on soit de la Majorité ou de l’opposition radicale. Pour les premiers, l’absence du président ne signifie nullement « vacance » de pouvoir, rejoignant dans cette position par Messaoud Ould Boulkheïr, président de l’Assemblée nationale, seul des trois personnalités habilitées à la saisine du Conseil constitutionnel à être au pays. Tandis que pour l’opposition radicale, l’absence prolongée du président est une « vacance » de pouvoir.
C’est dans cette lignée que s’est tenue le meeting de l’opposition, jeudi soir. Les responsables des partis politiques membres de la COD étaient tous les là. L’ancien président de la CMJD (Conseil militaire pour la Justice et la Démocratie), Ely Ould Mohamed Vall était, lui aussi, de la partie. Les orateurs se sont surtout focalisés sur la situation que traverse le pays, depuis le 13 octobre dernier. Ils ont réclamé la publication du bulletin de santé du président ; l’ouverture d’une enquête pour élucider les circonstances dans lesquelles il a été blessé ; et la mise en place d’une transition « consensuelle ».
Bulletin de santé et ouverture d’une enquête
Ils ont aussi appelé l’ensemble des pôles politiques du pays à une vaste concertation pour « protéger » l’unité du pays et« assurer » la pérennité des institutions démocratiques.
Les manifestants ont exprimé leur « souhait » pour le rétablissement le président Mohamed Ould Abdel Aziz, sans pour autant manquer de scander des slogans hostiles au « régime militaire » en place.
Pour le l’appel à une transition consensuelle, l’on se demande si l’opposition ne va trop vite. Même si elle était déjà engagée dans une campagne « Aziz dégage », la situation présente inciterait à la prudence. Car appeler à une transition sans constat de vacance de pouvoir équivaudrait à un coup d’Etat. En plus des centrifuges pourraient exploiter cela pour soit pour s’accaparer du pouvoir mettant tout le monde devant le fait accompli, soit pour semer le chaos et plonger le pays dans les ténèbres. Il est donc impératif que l’opposition tempère son impatience et modère son langage, à travers une analyse lucide de la situation. Et le pouvoir doit lui aussi satisfaire les demandes en publiant le bulletin de santé du président pour, au moins, montrer qu’il n’a rien à cacher, et qu’il joue au jeu. De même qu’il est plus que souhaitable qu’une enquête soit diligentée par la gendarmerie, seule habilitée à juger des questions impliquant des militaires. Le président de la République doit être considéré comme un citoyen ; les actes qui le touchent doivent faire l’objet d’enquête publique si tant est que nous sommes dans un pays de droit et de démocratie.
Il est temps que tout le monde se réveille. L’heure est grave. Et le pays est en danger. Qu’on se garde de continuer de minimiser les effets pervers qui pourraient en découler. Rien qu’à observer la monotonie dans le fonctionnement des institutions publiques, on se rend bien compte que beaucoup de choses ne marchent pas.
THIAM Mamadou pour GPS
La situation actuelle du pays est marquée, en l’absence du président Mohamed Ould Abdel Aziz, actuellement en convalescence, selon ses proches, en France, et ce après une opération à l’abdomen. De nombreuses versions circulent sur sa santé sans qu’aucune d’elles ne puisse être réellement être vérifiée.
Les interprétations de la situation divergent selon qu’on soit de la Majorité ou de l’opposition radicale. Pour les premiers, l’absence du président ne signifie nullement « vacance » de pouvoir, rejoignant dans cette position par Messaoud Ould Boulkheïr, président de l’Assemblée nationale, seul des trois personnalités habilitées à la saisine du Conseil constitutionnel à être au pays. Tandis que pour l’opposition radicale, l’absence prolongée du président est une « vacance » de pouvoir.
C’est dans cette lignée que s’est tenue le meeting de l’opposition, jeudi soir. Les responsables des partis politiques membres de la COD étaient tous les là. L’ancien président de la CMJD (Conseil militaire pour la Justice et la Démocratie), Ely Ould Mohamed Vall était, lui aussi, de la partie. Les orateurs se sont surtout focalisés sur la situation que traverse le pays, depuis le 13 octobre dernier. Ils ont réclamé la publication du bulletin de santé du président ; l’ouverture d’une enquête pour élucider les circonstances dans lesquelles il a été blessé ; et la mise en place d’une transition « consensuelle ».
Bulletin de santé et ouverture d’une enquête
Ils ont aussi appelé l’ensemble des pôles politiques du pays à une vaste concertation pour « protéger » l’unité du pays et« assurer » la pérennité des institutions démocratiques.
Les manifestants ont exprimé leur « souhait » pour le rétablissement le président Mohamed Ould Abdel Aziz, sans pour autant manquer de scander des slogans hostiles au « régime militaire » en place.
Pour le l’appel à une transition consensuelle, l’on se demande si l’opposition ne va trop vite. Même si elle était déjà engagée dans une campagne « Aziz dégage », la situation présente inciterait à la prudence. Car appeler à une transition sans constat de vacance de pouvoir équivaudrait à un coup d’Etat. En plus des centrifuges pourraient exploiter cela pour soit pour s’accaparer du pouvoir mettant tout le monde devant le fait accompli, soit pour semer le chaos et plonger le pays dans les ténèbres. Il est donc impératif que l’opposition tempère son impatience et modère son langage, à travers une analyse lucide de la situation. Et le pouvoir doit lui aussi satisfaire les demandes en publiant le bulletin de santé du président pour, au moins, montrer qu’il n’a rien à cacher, et qu’il joue au jeu. De même qu’il est plus que souhaitable qu’une enquête soit diligentée par la gendarmerie, seule habilitée à juger des questions impliquant des militaires. Le président de la République doit être considéré comme un citoyen ; les actes qui le touchent doivent faire l’objet d’enquête publique si tant est que nous sommes dans un pays de droit et de démocratie.
Il est temps que tout le monde se réveille. L’heure est grave. Et le pays est en danger. Qu’on se garde de continuer de minimiser les effets pervers qui pourraient en découler. Rien qu’à observer la monotonie dans le fonctionnement des institutions publiques, on se rend bien compte que beaucoup de choses ne marchent pas.
THIAM Mamadou pour GPS
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