Peu après l'interpellation musclée de dimanche matin dans le quartier de la Rabière, un collectif de soutien aux deux femmes s'est constitué. Il les aide, les assiste. Mercredi et jeudi après-midi, il se trouvait devant le commissariat de Tours pendant que les deux femmes étaient entendues par l'Inspection générale de la police nationale. Guilene, 41 ans, a été auditionnée la première, mercredi. Elle a été matraquée et gazée. Hier, Sophie, 22 ans, a été entendue par l'IGPN, ainsi que Sélim Brisset, le jeune homme de 18 ans qui a filmé l'intervention du haut de son balcon avec deux téléphones portables.
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Chacune des deux femmes a pris un avocat : Me Florence Carle pour Guilene et Me Pascal Bellanger pour Sophie. Toutes deux vont porter plainte contre le policier filmé pour violences aggravées avec arme. Elles sont allées à l'institut médico-légal pour faire constater leurs blessures. Tout comme leurs avocats, elles attendent le rapport, avec la description des marques ainsi que le temps d'incapacité temporaire de travail. Couplés aux deux vidéos, ces éléments médicaux serviront à l'enquête pour reconstituer l'enchaînement des coups.
Des versions différentes de l'officielle
Avec les cinq autres occupants du Renault Scenic, elles sortaient d'une soirée à La Riche pour fêter l'indépendance du Congo. Le véhicule a été contrôlé dimanche vers 7 h à Joué-lès-Tours parce qu'il zigzaguait.
La version des deux femmes diffère de celle de la police. D'après elles, le conducteur, un boulanger-pâtissier, a bien accepté le contrôle de police. Il serait sorti pour dire ne pas être en mesure de présenter les papiers puis il aurait soufflé.
C'est ensuite qu'il se serait souvenu avoir laissé les papiers dans le véhicule, se serait retourné puis penché pour les prendre. Le geste a peut-être fait peur au policier. D'après les femmes, la situation a dégénéré à partir de ce moment. En intervenant, elles voulaient tenter de calmer la situation.
Guilene reconnaît avoir mordu le policier « dans le haut du dos », pour se dégager lorsqu'il est tombé sur elle avec le conducteur. « Je ne respirais plus, je devais me dégager. » A un moment, elle a perdu connaissance. Ni l'une ni l'autre n'ont voulu prendre l'arme du policier. Sophie dit avoir ramassé « quelque chose » puis l'a redonné au policier.
L'IGPN continue son enquête interne. Les policiers vont écouter tous les témoins. Ils entendent prendre le temps de faire leur rapport. Le parquet se décidera ensuite.
En attendant, Guilene a reçu une convocation pour aller devant la justice le 22 septembre pour « outrage et rébellion ».
en savoir plus
Une marche samedi
Le collectif de soutien aux deux femmes organise une marche samedi, à 9 h 30, au départ de la rue Pierre-de-Coubertin, à Joué-lès-Tours, jusqu'au commissariat de la ville. Des jeunes du quartier y participeront.
Source: http://www.lanouvellerepublique.fr
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Des versions différentes de l'officielle
Avec les cinq autres occupants du Renault Scenic, elles sortaient d'une soirée à La Riche pour fêter l'indépendance du Congo. Le véhicule a été contrôlé dimanche vers 7 h à Joué-lès-Tours parce qu'il zigzaguait.
La version des deux femmes diffère de celle de la police. D'après elles, le conducteur, un boulanger-pâtissier, a bien accepté le contrôle de police. Il serait sorti pour dire ne pas être en mesure de présenter les papiers puis il aurait soufflé.
C'est ensuite qu'il se serait souvenu avoir laissé les papiers dans le véhicule, se serait retourné puis penché pour les prendre. Le geste a peut-être fait peur au policier. D'après les femmes, la situation a dégénéré à partir de ce moment. En intervenant, elles voulaient tenter de calmer la situation.
Guilene reconnaît avoir mordu le policier « dans le haut du dos », pour se dégager lorsqu'il est tombé sur elle avec le conducteur. « Je ne respirais plus, je devais me dégager. » A un moment, elle a perdu connaissance. Ni l'une ni l'autre n'ont voulu prendre l'arme du policier. Sophie dit avoir ramassé « quelque chose » puis l'a redonné au policier.
L'IGPN continue son enquête interne. Les policiers vont écouter tous les témoins. Ils entendent prendre le temps de faire leur rapport. Le parquet se décidera ensuite.
En attendant, Guilene a reçu une convocation pour aller devant la justice le 22 septembre pour « outrage et rébellion ».
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Une marche samedi
Le collectif de soutien aux deux femmes organise une marche samedi, à 9 h 30, au départ de la rue Pierre-de-Coubertin, à Joué-lès-Tours, jusqu'au commissariat de la ville. Des jeunes du quartier y participeront.
Source: http://www.lanouvellerepublique.fr
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