Forces internationales de paix au Mali : La participation de la Mauritanie compromise

Alors qu’il devrait se trouver depuis le début du présent mois de juillet sur le territoire malien dans le cadre de la mise en place d’une force de paix internationale au nord Mali, le contingent de 1800 soldats mauritaniens est toujours sur place, au grand dam de la France, nouveau gendarme de la zone sahélo sahélienne. Cause de cet état de fait : des divergences nombreuses et profondes entre Autorités maliennes et mauritaniennes…



Forces internationales de paix au Mali : La participation de la Mauritanie compromise
Le premier tour de la Présidentielle malienne de sortie de conflit et de sortie de crise prévu le 28 juillet courant, se fera alors que le contingent mauritanien de 1800 soldats n’a pas été mis à la disposition de la force internationale de paix chargée de la sécurité des populations de ce pays ! A quelques jours de l’échéance électorale, les soldats mauritaniens qui devraient assurer le maintien de la paix sur une partie du territoire malien, n’ont pas encore été désignés. Si l’Etat major national de l’armée s’est d’emblée engagé en juin à constituer une première partie de la force mauritanienne de paix en formant un bataillon de 850 personnes et en nommant le général Mohamed Znagui Ould Sid’ Ahmed comme chef général desdites forces, aujourd’hui, la question ne semble plus être inscrite sur le calendrier d’activités de la hiérarchie militaire nationale ! Non seulement, la troupe n’a pas été élargie, mais le sujet est de moins en moins évoqué dans les sphères politiques et militaires. Les chances de voir l’armée mauritanienne participer à l’occasion, à la première intervention internationale en dehors de ses frontières depuis l’indépendance, sont désormais minces. Pour causes… La Mauritanie et le Mali ne s’entendraient pas sur plusieurs questions : alors que la Mauritanie souhaite bénéficier d’une certaine autonomie et d’une souveraineté dans ses décisions une fois sur place et qu’elle met en avant la sécurité de ses hommes soumettant leur déploiement sur la région à ses propres calculs, le Mali qui a toujours accusé son voisin de connivence avec les mouvements rebelles touarègues dont entre autres le MNLA, entend placer l’armée mauritanienne dans les lieux qu’il lui aura indiqués. Les Maliens voudraient aussi que tout mouvement des troupes mauritaniennes sur le territoire malien soit signalé immédiatement et simultanément au général commandant la force onusienne et à l’état major de l’armée malienne ! Des souhaits que la Mauritanie considère comme l’expression d’un manque de confiance de la part de son voisin.

Encadré

Termes de l’accord du Mali


L’accord signé entre le gouvernement mauritanien et les Nations Unies pour l’envoi de 1800 soldats au nord Mali amène les deux parties aux engagements suivants : l’ONU devrait verser des montants fixés en contrepartie de la participation des militaires mauritaniens à l’opération du maintien de la paix : le soldat ordinaire, homme de troupe en jargon militaire percevrait 1000 dollars (299.000 UM), alors que les officiers auront entre 2000 et 5000 dollars. La Mauritanie quant à elle se chargera du transport du matériel, des munitions et des armes nécessaires pour l’accomplissement de sa mission, alors que les Nations Unies versent à l’état major général des armées des montants mensuels contre son matériel de guerre. L’accord prévoit que la Mauritanie se débarrasse de son drapeau au profit de celui des Nations Unies, que les forces mauritaniennes dépendent directement de la direction militaire onusienne et que son chef soit sous les ordres du chef général de la force onusienne du maintien de la paix au Mali, un jeune général Rwandais.



Le séjour récent à Bamako du Premier ministre Ould Mohamed Laghdhaf et du chef d’Etat Major des armées le général Ould Ghazounay, qui ont tenté de trouve rune issue à l’ensemble de ces problèmes n’y a rien fait ! Lors de son dernier séjour en France, le président Ould Abdel Aziz a eu à s’entretenir de la question avec son homologue français qui tient particulièrement à la présence de l’armée mauritanienne dans le contingent de forces armées internationales au Mali. Le président François Hollande en aurait discuté quelques jours plus tard avec le président malien invité à la célébration de la fête de l’indépendance française. De sources informées, les deux parties maliennes et mauritaniennes continuent de s’en tenir à leurs positions mais seraient ouvertes pour des discussions en vue de la recherche d’une solution. Ces mêmes sources indiquent que le président Doulkounda, en fin de mandat, aurait exprimé le souhait de laisser le problème à son successeur. La Mauritanie serait alors appelé à aider au maintien de la paix après les élections ! Ce qui pour les observateurs, exprime le peu de confiance que les Maliens nourrissent à l’égard des Mauritaniens qu’ils ne voudraient surtout pas voir sur leur territoire avant la présidentielle. La Mauritanie qui compte de nombreux sympathisants dans la région, est en fait capable d’orienter nombre de suffrages. Dès lors où les Maliens tentent d’organiser une élection transparente libre et des plus crédibles jamais connues dans leur pays, écarter un acteur extérieur capable d’influer les suffrages, n’est pas forcément une mauvaise chose.



MOMS



Source:http://lauthentic.info

Dimanche 28 Juillet 2013
Boolumbal Boolumbal
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