Fonctionnaires et agents de l’OPT victimes des évènements de 89 : Le comité interministériel peine à se réunir, pourquoi ?



Fonctionnaires et agents de l’OPT victimes des évènements de  89 : Le comité interministériel peine à se réunir, pourquoi ?
Jeudi 20 septembre 2012, le gouvernement de Moulaye Ould Mohamed Laghdaf réunis en conseil des ministres sous la présidence du chef de l’Etat, Mohamed Ould Abdel Aziz, annonçait urbi et orbi la décision prise de régulariser la situation administrative des fonctionnaires et agents auxiliaires de l’Etat, victimes des événements de 1989.

Une régularisation administrative qui concernait 786 fonctionnaires agents de l’Etat et 184 policiers. Cette décision a été prise sur la base « des instructions du président de la République visant à tout mettre en œuvre pour renforcer l’unité nationale et la cohésion sociale ».

En fait, la régularisation qui avait été annoncée s’inscrivait dans le cadre « du règlement du passif humanitaire, marqué par une demande officielle de pardon de l’Etat aux familles des disparus, une cérémonie en mémoire des morts (organisée le 25 mars 2009 à Kaédi et l’indemnisation des victimes de l’armée » selon les propos tenus à l’époque par le ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l’administration, Mati Mint Hamadi.

Le processus de règlement devait coûter à l’Etat environ 713 millions d’ouguiyas. Les bénéficiaires de cette régularisation (enseignants, policiers, personnel de Santé et diverses catégories d’agents de l’Etat) ont été identifiés sur la base d’une opération de recensement menée par l’Agence nationale pour la réinsertion des réfugiés (ANAIR), le ministère de la Fonction publique, en collaboration avec plusieurs missions diplomatiques mauritaniennes à l’étranger.

Les mesures de régularisations préconisées vont d’une indemnisation dont le montant est indexé à la catégorie statutaire de l’intéressé, à la réintégration dans la fonction publique pour les fonctionnaires et agents auxiliaires de l’Etat, n’ayant pas atteint 60 ans d’âge.

Mais ce dossier de régularisation fait jaser des fonctionnaires laissés en rade à l’exemple de ceux de l’Office des Postes et Télécommunications (OPT) régulièrement recensés par la Commission nationale de recensement en tant que tels sur la base de leurs pièces justificatives, attendent toujours d’être régularisés.

Leur cas reste encore posé et les ministres en charge du dossier des fonctionnaires victimes des évènements de 89 se renvoient la patate chaude. Bien que régulièrement identifiés lors des opérations de recensement de janvier 2010, ils courent toujours derrière leur régularisation comme tous les autres fonctionnaires concernés.

De source proche du dossier, il semble que les services de Maty Mint Hamadi ministre de la fonction publique aient démêlé les fils d’une confusion de statut qui a frappé le cas d’un bon nombre de ces fonctionnaires mais attendent d’être saisis par le ministre des finances, M. Thiam Diombar.

Or, il semble que Thiam Diombar n’y comprendrait plus rien, estimant avoir fait son devoir en ce qui le concerne s’agissant du cas des sociétés d’Etat. Visiblement une confusion de taille serait intervenue quant au statut du personnel. Et les fonctionnaires et agents de l’OPT victimes des événements de 89 seraient confondus avec le statut de ces sociétés d’Etat.

Comble de la méprise, le comité interministériel paraît hypnotisé pour comprendre que ces fonctionnaires existent bel et bien et qu’ils ont été recensés. Que certains de leurs promotionnaires d’école de formations et collègues de travail sont allés régulièrement à la retraite sur la base de leurs dossiers administratifs. L’OPT avait ses fonctionnaires régis par les textes de la fonction publique.

Ils ont été listés et par l’ANAIR Dommage que le ministère de l’intérieur qui était la tutelle, semble-t-il, ne se soit pas investis à l’exemple de la fonction publique pour lever cette confusion apparemment voulue et entretenue quelque part dans la volonté d’altérer le processus de régularisation.

En peinant à se réunir pour débloquer cette affaire, le comité interministériel chargé du dossier, notamment la fonction publique, l’intérieur et les finances sont entrain de créer du tort à ces fonctionnaires et agents auxiliaires de l’Etat qui ont déjà souffert dans leur chair du poids de l’exil forcé durant plus de 20 ans.

Moussa Diop


Source : Le Quotidien de Nouakchott via Cridem.org

Vendredi 26 Juillet 2013
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