Camarade Saidou Nourou Mbodj, le fils du légendaire guerrier peulh Amadou Silèye Mbodj "JamDe mbaawaa", est pour la petite histoire l´ancien chef d´Etat major de la branche armée des FLAM pendant les années de braise. Ancien MDL de la gendarmerie radié au sein de l´armée nationale après les évènements de 1987 avec l´exécution de nos camarades Ba Seydi, Sy Saidou et Sarr Amadou il décida de réjoindre la résistance en exil au Sénégal. J´ai connu personnellement l´homme à Kaëdi pendant mon arrestation en octobre 1986, moi, jeune lycéen de 18 ans prisonnier et lui, gendarme de l´armée mauritanienne. Je reviendrai prochainement sur notre connaissance et comment s´est tissée notre relation.
Au Sénégal il reprendra la tête de notre branche armée suite à l´arrestation de notre chef d´Etat major le lieutenant Dia Mohamed Abdallah de Djeol après un accrochage violent avec les troupes de l´armée raciste à Sabou Alla (Brakna) où l´ennemi avait subi des lourdes pertes matérielles et humaines. La presse internationale avait fait part les échos de cet assaut de nos combattants de la liberté.(AFP, RFI, BBC-Afrique, Voix de l´Amérique, Africa N1 et même la RTS..)
Nous ne regrettons pas d´avoir essayé la lutte armée. Nous pensons que face à un régime raciste et répressif et en l'absence de toute perspective d'alternance à la tête de l'Etat, de compétitions électorales transparentes, libres et démocratiques, une organisation sérieuse, comme la nôtre, ne doit pas écarter systématiquement le recours à la lutte armée.
Comme nous l´expliquions dans un de nos documents, La lutte armée, du reste, est rarement le résultat d'un choix politique. Elle est plutôt la résultante de la maturation de facteurs internes (surdéterminants), en conjonction avec certains facteurs externes. Sans verser dans l'apologie de la lutte armée ou de quelque autre forme de violence que ce soit, on peut cependant se demander si face à la tyrannie et au despotisme et devant l'impossible alternance politique, elle ne constitue pas l'ultime et légitime recours. Il ne faudrait pas non plus verser dans l'angélisme, Il est question de se donner la liberté et les moyens de pouvoir tenir le seul langage que les régimes racistes et répressifs comprennent, dès lors qu'auront été épuisées toutes les ressources pour une solution pacifique au problème vital de la Mauritanie : la cohabitation entre Arabo-berbères et Négro-africains.
Par ailleurs le contexte ayant présidé à son choix, qui était un contexte passionnel, dans le feu des déportations et exécutions ; une forte dose émotionnelle ayant embué les esprits, gênant la lucidité requise en pareille circonstance, pour évaluer froidement les moyens, tous les moyens humains, matériels et techniques, données géostratégiques et géopolitiques pour une telle entreprise. Nous avons omis d'intégrer la position - et le sens de son évolution - des Etats et des populations de la sous région, notamment le Mali et le Sénégal où se trouvaient des milliers de nos militants déportés. Les pays voisins ont refusé de nous servir de base arrière et ont verrouillé les frontières malgré la détermination de nos militants, certains mêmes seront arrêtés et
condamnés dans nos pays d´asile. NOUS REVIENDRONS UN JOUR SUR CETTE PAGE DE NOTRE HISTOIRE. LLC!
Soumis par Kaaw Mouhamadou Toure
Au Sénégal il reprendra la tête de notre branche armée suite à l´arrestation de notre chef d´Etat major le lieutenant Dia Mohamed Abdallah de Djeol après un accrochage violent avec les troupes de l´armée raciste à Sabou Alla (Brakna) où l´ennemi avait subi des lourdes pertes matérielles et humaines. La presse internationale avait fait part les échos de cet assaut de nos combattants de la liberté.(AFP, RFI, BBC-Afrique, Voix de l´Amérique, Africa N1 et même la RTS..)
Nous ne regrettons pas d´avoir essayé la lutte armée. Nous pensons que face à un régime raciste et répressif et en l'absence de toute perspective d'alternance à la tête de l'Etat, de compétitions électorales transparentes, libres et démocratiques, une organisation sérieuse, comme la nôtre, ne doit pas écarter systématiquement le recours à la lutte armée.
Comme nous l´expliquions dans un de nos documents, La lutte armée, du reste, est rarement le résultat d'un choix politique. Elle est plutôt la résultante de la maturation de facteurs internes (surdéterminants), en conjonction avec certains facteurs externes. Sans verser dans l'apologie de la lutte armée ou de quelque autre forme de violence que ce soit, on peut cependant se demander si face à la tyrannie et au despotisme et devant l'impossible alternance politique, elle ne constitue pas l'ultime et légitime recours. Il ne faudrait pas non plus verser dans l'angélisme, Il est question de se donner la liberté et les moyens de pouvoir tenir le seul langage que les régimes racistes et répressifs comprennent, dès lors qu'auront été épuisées toutes les ressources pour une solution pacifique au problème vital de la Mauritanie : la cohabitation entre Arabo-berbères et Négro-africains.
Par ailleurs le contexte ayant présidé à son choix, qui était un contexte passionnel, dans le feu des déportations et exécutions ; une forte dose émotionnelle ayant embué les esprits, gênant la lucidité requise en pareille circonstance, pour évaluer froidement les moyens, tous les moyens humains, matériels et techniques, données géostratégiques et géopolitiques pour une telle entreprise. Nous avons omis d'intégrer la position - et le sens de son évolution - des Etats et des populations de la sous région, notamment le Mali et le Sénégal où se trouvaient des milliers de nos militants déportés. Les pays voisins ont refusé de nous servir de base arrière et ont verrouillé les frontières malgré la détermination de nos militants, certains mêmes seront arrêtés et
condamnés dans nos pays d´asile. NOUS REVIENDRONS UN JOUR SUR CETTE PAGE DE NOTRE HISTOIRE. LLC!
Soumis par Kaaw Mouhamadou Toure

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