L’audience accordée par le Président de la République à des délégués de la diaspora mauritanienne en Europe, particulièrement en France, devait, en raison des gros espoirs attendus d’elle, lever de manière définitive les obstacles procéduriers qui entravent depuis plusieurs mois l’opération d’enrôlement des expatriés.
Si la rencontre de Paris du 19 Mai passé entre M. Mohamed Ould Abdel Aziz et les représentants de l’Organisation des Travailleurs Mauritaniens en France (OTMF), conduite par son Secrétaire Général, Monsieur Sow Mamadou, a permis d’assouplir relativement les formalités du recensement, le plus difficile reste encore à faire, pour des citoyens qui attendent de leurs autorités moins de contraintes pour se faire enrôler.
Cette audience entre le chef de l’Etat et les délégués de l’OTMF a été l’occasion pour ces derniers de présenter les principales doléances des mauritaniens de France portant sur le recensement en cours en France et en Europe, sur la double nationalité et sur la fermeture du Consulat Général de Mauritanie à Paris.
Evoquant l’écueil se rapportant à l’exigence de la carte de séjour pour se faire enrôler, le Président a indiqué qu’elle a pour objectif de lutter contre la fraude et de s'assurer que ceux qui sont recensés sont des mauritaniens.
Mais, sur insistante de la délégation renforcée par des arguments béton, Ould Abdel Aziz a accepté que les récépissés délivrés par les Préfectures d’outre mer pour la période correspondant à l'impression de la carte de séjour soient pris en compte pour le recensement. Les représentants de la diaspora ont obtenu également du chef de l'Etat que la circulaire du Ministère de l'intérieur invalidant les anciens passeports ne s'applique pas en France.
Ordre a été donné à l’Ambassade de tenir compte de cette consigne et de prendre les dispositions nécessaires à cet effet. Pour les compatriotes en situation illégale, la délivrance d'un titre valant passeport pour leur permettre de constituer leurs demandes de régularisation dans le cadre de la circulaire du Ministre de l'Intérieur français a été également acceptée. La délégation a par ailleurs demandé et obtenu que soit inscrit sur le registre le lieu de naissance des candidats au recensement à la place de la Commune. Par ailleurs, le Président a promis de renforcer les moyens affectés au recensement en France et en Europe.
A propos de la question du double nationalité, la délégation a apprécié la reconnaissance législative du principe de la double nationalité mais regretté la timidité du législateur sur ce point en renvoyant à un décret présidentiel le pouvoir d'appréciation cas par cas de l'octroi ou du refus de la double nationalité.
Le chef de l'Etat a rappelé dans ce cadre que c'est de sa propre initiative que fut inscrit le principe de la double nationalité sur le projet de loi voté ensuite par le Parlement, ce qu'aucun autre chef d'Etat de la Mauritanie n'avait fait. Il a assuré aussi que le seul motif qui le guidera dans l'examen des demandes de conservation de la nationalité mauritanienne sera de s'assurer que le demandeur est bien mauritaniens, invitant les mauritaniens qui le souhaitent à déposer leur demande et se disant ouvert à toute évolution législative sur cette question.
Enfin, sur la fermeture du Consulat Général de Mauritanie à Paris, la délégation regrette qu'elle soit faite sans information ni concertation et dans une opacité totale avant de souligner la nécessité d'un Consulat Général en France pour prendre en charge les problèmes quotidiens des mauritaniens.
Le Chef de l'Etat considère qu'il n'y a pas d'opacité dans cette opération, qui est guidée par le souci d'une gestion rationnelle de la dépense publique et que le maintien d'un consulat et d'une Ambassade dans un même pays entraine des dépenses importante et inutiles d'autant qu'avec l'informatique deux ou trois agents peuvent faire face aux demandes de pièces d'état-civil.
Grosso modo l’audience pourrait être comme une bataille gagnée par la diaspora dans leur guerre pour leurs droits d’identité, même si des regrets demeurent manifestes au terme de cette rencontre, du fait que des problèmes et difficultés résultant du recensement et de la double nationalité persistent et constituent toujours des obstacles à l’instauration d’un climat de paix et de sérénité.
Md O Md Lemine
source: http://www.le-renovateur.com
Si la rencontre de Paris du 19 Mai passé entre M. Mohamed Ould Abdel Aziz et les représentants de l’Organisation des Travailleurs Mauritaniens en France (OTMF), conduite par son Secrétaire Général, Monsieur Sow Mamadou, a permis d’assouplir relativement les formalités du recensement, le plus difficile reste encore à faire, pour des citoyens qui attendent de leurs autorités moins de contraintes pour se faire enrôler.
Cette audience entre le chef de l’Etat et les délégués de l’OTMF a été l’occasion pour ces derniers de présenter les principales doléances des mauritaniens de France portant sur le recensement en cours en France et en Europe, sur la double nationalité et sur la fermeture du Consulat Général de Mauritanie à Paris.
Evoquant l’écueil se rapportant à l’exigence de la carte de séjour pour se faire enrôler, le Président a indiqué qu’elle a pour objectif de lutter contre la fraude et de s'assurer que ceux qui sont recensés sont des mauritaniens.
Mais, sur insistante de la délégation renforcée par des arguments béton, Ould Abdel Aziz a accepté que les récépissés délivrés par les Préfectures d’outre mer pour la période correspondant à l'impression de la carte de séjour soient pris en compte pour le recensement. Les représentants de la diaspora ont obtenu également du chef de l'Etat que la circulaire du Ministère de l'intérieur invalidant les anciens passeports ne s'applique pas en France.
Ordre a été donné à l’Ambassade de tenir compte de cette consigne et de prendre les dispositions nécessaires à cet effet. Pour les compatriotes en situation illégale, la délivrance d'un titre valant passeport pour leur permettre de constituer leurs demandes de régularisation dans le cadre de la circulaire du Ministre de l'Intérieur français a été également acceptée. La délégation a par ailleurs demandé et obtenu que soit inscrit sur le registre le lieu de naissance des candidats au recensement à la place de la Commune. Par ailleurs, le Président a promis de renforcer les moyens affectés au recensement en France et en Europe.
A propos de la question du double nationalité, la délégation a apprécié la reconnaissance législative du principe de la double nationalité mais regretté la timidité du législateur sur ce point en renvoyant à un décret présidentiel le pouvoir d'appréciation cas par cas de l'octroi ou du refus de la double nationalité.
Le chef de l'Etat a rappelé dans ce cadre que c'est de sa propre initiative que fut inscrit le principe de la double nationalité sur le projet de loi voté ensuite par le Parlement, ce qu'aucun autre chef d'Etat de la Mauritanie n'avait fait. Il a assuré aussi que le seul motif qui le guidera dans l'examen des demandes de conservation de la nationalité mauritanienne sera de s'assurer que le demandeur est bien mauritaniens, invitant les mauritaniens qui le souhaitent à déposer leur demande et se disant ouvert à toute évolution législative sur cette question.
Enfin, sur la fermeture du Consulat Général de Mauritanie à Paris, la délégation regrette qu'elle soit faite sans information ni concertation et dans une opacité totale avant de souligner la nécessité d'un Consulat Général en France pour prendre en charge les problèmes quotidiens des mauritaniens.
Le Chef de l'Etat considère qu'il n'y a pas d'opacité dans cette opération, qui est guidée par le souci d'une gestion rationnelle de la dépense publique et que le maintien d'un consulat et d'une Ambassade dans un même pays entraine des dépenses importante et inutiles d'autant qu'avec l'informatique deux ou trois agents peuvent faire face aux demandes de pièces d'état-civil.
Grosso modo l’audience pourrait être comme une bataille gagnée par la diaspora dans leur guerre pour leurs droits d’identité, même si des regrets demeurent manifestes au terme de cette rencontre, du fait que des problèmes et difficultés résultant du recensement et de la double nationalité persistent et constituent toujours des obstacles à l’instauration d’un climat de paix et de sérénité.
Md O Md Lemine
source: http://www.le-renovateur.com
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