Enorme magouille et pagaille autour du recrutement de 380 élèves des 5 Ecoles de Santé Publique.

Le Ministère de la Santé, le ministère de la fonction publique et de la formation professionnelle, la Commission Nationale des Concours chacun en ce qui le concerne devraient veiller à la gestion juste et équitable des concours d’admission dans ces Ecoles, pour surtout veiller à la qualité du recrutement. Malheureusement tel n’est pas le cas, il s’est mis en place une organisation mafieuse avec des procédures qui nous replongent dans les pratiques de l’ère de la Tayatie.



Enorme magouille et pagaille autour du recrutement de 380 élèves des 5 Ecoles de Santé Publique.
Depuis l’arrivée au pouvoir du président Mohamed Ould Abdel Aziz, s’il y a domaine qui a radicalement changé de visage, il s’agit bien du secteur de la santé en Mauritanie par la multiplication des structures et l’amélioration du plateau technique.

Pour les structures des chantiers gigantesques sont en cours, qu’on peut observer sortir de la terre, à la rentrée des villes de Kaedi, de Rosso...., en rentrant de la plage au niveau de l’hôpital nationale, je n’oublie pas le centre mère enfant , les centres de santé en chantier dans les nouvelles villes.

Le plateau technique a été étoffé par l’installation d'IRM, de Scanner, l’équipement complet du centre d’oncologie et le centre de cardiologie, ainsi que le laboratoire du contrôle de qualité.

En dirigeant avisé à l’écoute des techniciens, le président a tout de suite compris que ces structures et leur équipements ne seront que de la décoration si la formation de la ressource humaine reste en rade. C’est ainsi que dès 2008 a été créée l’Ecole de santé publique de Kiffa, suivie cette année de celle de 3 autres à Seylibaby, Néma et Rosso.

Il donna aussi des instructions fermes pour la recherche de la qualité dans les prestations qui commence par la rigueur dans la formation. Concomitamment la fonction publique et le ministère des finances délièrent les bourses pour la mise à disposition de fiches budgétaires pour le personnel paramédical. A titre d’exemple 380 furent mis à disposition pour recruter des élèves pour les 5 écoles de santé.

Le Ministère de la Santé, le ministère de la fonction publique et de la formation professionnelle, la Commission Nationale des Concours chacun en ce qui le concerne devraient veiller à la gestion juste et équitable des concours d’admission dans ces Ecoles, pour surtout veiller à la qualité du recrutement. Malheureusement tel n’est pas le cas, il s’est mis en place une organisation mafieuse avec des procédures qui nous replongent dans les pratiques de l’ère de la Tayatie.

En effet, malgré une belle organisation, même si c’est couteux, de la commission nationale des concours, l’organisation effective des concours aux chefs-lieux des 5 écoles fut un succès ; mais les résultats à regarder de plus près sont entachés de magouilles. Ces irrégularités se produisent, je crois à l’insu de la Commission Nationale des Concours, car elles se produisent au niveau de la correction, du secrétariat pour l’anonymat et du ‘’jury national’’ .

Au niveau de la correction, le fait que les correcteurs soient seulement ceux dits bilingues est une volonté manifeste de mettre à côté les purs francisants qui sauraient mieux corriger les copies des candidats francisants. Cette bévue se manifeste gravement sur les résultats.

Au niveau du secrétariat il s’est mis en place une véritable mafia pour l’anonymat des copies sujette à la corruption avec des sommes donnant le vertige, selon notre enquête.

Au sortir on se trouve avec des résultats invraisemblables les admis sont la plus part issus du centre de Nouakchott, avec le président du jury qui mélange les pédales dans des explications laborieuses du type, il s’agit d’un concours national avec un liste nationale d’admis….. A la fin on se retrouve avec un pourcentage insignifiant d’admis dans les filaires bilingues (ce qui est révoltant quand on pense qu’il s’agit exclusivement de la franche négro africaine de la population), et les 2/3 des admis sont du centre de Nouakchott .

Le pot au rose c’est de décréter que les candidats des centres de l’intérieur sont faibles, on complète leur cota avec les éléments du centre de Nouakchott, inutile d’être intelligent pour déduire qu’il s’agit de ceux de Nouakchott qui auront payé les sommes demandées ; car très près à Nouakchott du jury de délibération pour les cinq écoles. Ainsi il se passe une pagaille organisée comme suit : les candidats de Kiffa se retrouvent à Néma ceux de Kiffa à Rosso ceux de Seylibaby à Kiffa ou à Néma etc .

Ces résultats sont incomparables à ceux des deux années où l’ex IGE du ministère de la santé était président de la commission, intitule de vous dire que ce Monsieur est d’une probité reconnue. Comme pour dire que la responsabilité primaire incombe à l’actuel jury qui doit être recadré par la Commission Nationale des Concours .

A la fin avec ces méthodes opaques en cours, ce sont des élèves de très mauvaise qualité qui sont recrutés et formés pour combler le vide sidéral en ressources humaines, donc on reste, ou, on retourne à la case de départ.

En perspective les jury doivent être constitués et autonomes dans chaque capitale régionale siège d’une école, les corrections doivent avoir lieu dans ces mêmes centres en leur appliquant leur critères spécifiques. Ce qui répondra à l’analyse de la situation comprise par Ould Abdel Aziz, c’est-à-dire plus le personnel de santé est d’origine des lieux des structures de santé, plus il sera plus stable et rentable.


Source : Ksaleh via cridem

Samedi 7 Janvier 2012
Boolumbal Boolumbal
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