En Mauritanie, le Système Bidhan ne peut fonctionner sans la collaboration admistrative politique et sociale des agents issus des autres groupes socio-nationationales (Bamana, Fulɓe ou HaalPulaareeɓe, Sooninko et Wolof).



Une situation historique incontestable et dont les populations continuent de vivre dans le pays les conséquences socio-politiques, économiques et culturelles. On utilise la compétence des cadres issus de ces milieux pour accompagner le système dans sa réussite et sa domination sous toutes ces formes (politique, militaire, économique, sociale, culturelle, etc.).
Un système ne peut jamais fonctionner sans l'accompagnement d'agents humains issus des autres Communautés à dominations organisées.
Prenez des exemples historiques depuis des milliers d'années.

Prenez les exemples de l'Empire romain.

Pour une période plus proche de nous : le colonialisme européen dont celui de la France.
J'avais envoyé un jour un texte que j'avais écrit sur la forte collaboration et l'accompagnement des Africains dans la domination de l'administration coloniale française (miliaire et civile) : le Système colonial français.
Des conseils pratiques que cette administration avait aidés à préparer pour ce qu'on appelle l'indépendance de la Mauritanie : travailler avec des cadres dits non-arabes, particulièrement les Fulɓe.
La Mauritanie ne serait jamais aujourd'hui ce qu'elle est sans cette accompagnement des cadres Fulɓe (particulièrement), des Sooninko et des Wolof. J'avais eu des occasions d'avoir de très importantes discussions dans les années 90 avec d'anciens administrateurs coloniaux et aussi certains de nos aînés aujourd'hui disparus.
Lisez l'histoire sur la Seconde guerre mondiale et les collaborations que le régime nazi avait bénéficiées avec certaines couches socio-politiques des pays qu'il avait réussi à dominer. De nombreux travaux en Histoire.
J'en avais discuté avec certains d'entre-vous.
Le même problème au Sénégal aussi. Pour l'administration coloniale française, ne jamais tolérer qu'un "Touvouleur" dirige le pays; mais exploiter beaucoup sa collaboration comme leur administration l'avait fait.Les premiers officiers, depuis Faidherbe, des Fulɓe ou HaalPulareeɓe (Lt Aliyun SAL, colonel Mammadu Demmba SIH et autres).
Des discussions avec Mammadu JAH.
Sur la Mauritanie, de fortes discussions avec mon grand-frère Abdul Ajiiju SAL, Sayku Saad Buu KAN, Maamuudu Sammba Booli BAH, Buuna KAN, et autres.
Lisez ou relisez bien les histoires coloniales de l'Afrique du Sud, de la Namibie, du Zimbabwe.
Comment avaient été organisées les dominations sociopolitiques et économiques avec les fortes collaborations des aristocraties autochtones?
En Mauritanie aussi, ce fut la même chose. Je rappelle que dans le projet de création de la colonie qu'on devait appeler "la Mauritanie occidentale", cette colonie ne devait être occupée et dirigée que par des "Maures et des Touaregs".
Elle n'a pas réussi à réaliser ce projet exclusif. Alors créer une colonie qui ne sera dirigée que par des "Maures" avec leurs esclaves qui seraient installés sur les terres de la Moyenne Vallée du Sénégal, de Saint-Louis à Kaay sur les deux rives. Dans ce projet colonial, la Commune de Saint-Louis devait être occupée exclusivement par des tribus Bidhan religieuses et guerrières.Toutes les populations dites autochtones devaient être transférées très au Sud d'une frontière qui devait être tracée un peu au Nord de Luuga. Saint-Louis qui devait être la capitale de la colonie de la Mauritanie. L' Administration coloniale française travailla sur ce projet jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Forte résistance de l'administration coloniale française au Sénégal qui accompagna de nombreux agents Fuutanŋkooɓe (je rappelle qu'un Fuuta Tooranŋke n'est pas exclusivement un Pullo ou HaalPulaar. Des Sooninko, des Jolfuɓe et des Hardaneeɓe aussi) contre ce projet sur la colonie de La Mauritanie.
Pourquoi nous avons choisi le titre "Système Bidhan" ?
Nous avons copié sur "le Système des Blancs " en Afrique du Sud. Continuer à
utiliser le titre "Arabo-berbères" ne serait pas précis sur la réalité idéologique et socio-économique.
Arabo-berbères = des Bidhan (des Blancs) et des Noirs (Abid et H'ratin, d'autres Communautés de Noirs assimilées ).
Utiliser le concept "Système Bidhan" pour montrer que les profits sociopolitiques, économiques, socioculturels étaient destinés exclusivement aux Bidhan. Pour y réussir, on fait appelle à des Noirs non-Arabes ( Bamana, Fulɓe ou HaalPulareeɓe, Sooninko et Wolof) et des Noirs arabes (H'ratin, Abid) pour accompagner à la réalisation de ce projet.
Nous poursuivrons la discussion.
Si je suis revenu sur ce sujet, c'est parce que je continue de constater, dans des discussions, que ce concept n'est toujours pas bien compris par plusieurs personnes. Les Bidhan aussi qui protestent parce qu'ils prétendent qu'on utilise ce concept pour s'attaquer aux Bidhan. Ces personnes n'ont rien compris sur ce concept qui ne fait que transcrire une réalité sociopolitique et idéologique, économique et culturelle.


Ibiraahiima Abuu SAL

Dimanche 14 Février 2021
Boolumbal Boolumbal
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