Pour l’année en cours, le gouvernement a débloqué la coquette somme de 105 milliards d’ouguiyas, répartis entre la subvention de la consommation du pays en hydrocarbures (60 milliards d’UM) et le plan d’urgence lui-même (45milliards d’UM). Comment comprendre que cette enveloppe, qui représente le 1/3 du budget de l’Etat, n’ait pratiquement aucune incidence sur les prix ? Et, surtout, comment expliquer que les cris de détresse fusent de partout et présentent le plan d’urgence " Emel 2012 " comme une gigantesque farce ?
La situation est d’autant plus complexe qu’un parti non membre de la COD (Coordination de l’opposition démocratique), l’Alliance populaire progressiste (APP), vient dénoncer le manque d’efficacité de l’action du gouvernement au niveau des mesures prises pour faire face à la sécheresse. C’est Messaoud Ould Boulkheir lui-même, président de l’Assemblée nationale et de l’Alliance populaire progressiste (APP), qui a qualifié la situation dans le pays de catastrophique à cause de la sécheresse, ajoutant que le gouvernement n’agit pas efficacement en fonction de l’importance du défi.
Ce langage est toutefois différente avec celui du chargé de mission à la Présidence qui, saisissant l’occasion de cette visite, est revenu sur les " réalisations " du pouvoir, dans tous les domaines, évoquant un taux de croissance de près de 5,1% et mettant en garde contre les surenchères de l’opposition. Ce qui montre, en réalité, que le gouvernement, n’a de considération que pour la " vérité " de ses chiffres : taux de croissance, inflation, réserves en devises, dépenses, etc. et ne prête aucune attention aux récriminations qui fusent de toutes parts.
Le plan d’urgence " Emel 2012 ", mis en œuvre par le gouvernement pour faire face à l’impact négatif de la sécheresse sur la vie des populations est en train de se retourner, paradoxalement, contre le pouvoir : des protestations fusent de toutes parts, pour fustiger le manque d’efficacité de ce programme ou les agissements dans son exécution suivant des critères qui ne répondent pas aux exigences d’équité et de transparence.
Et c’est au niveau des wilayas de l’est et du centre (Hodh Chargui, Hodh Gharbi, Assaba, Tagant, Brakna) que les autorités font le plus face à la contestation. Après le limogeage, il y a moins de deux semaines d’un hakem, sur présomption de mauvaises pratiques, dit-on, dans l’exécution du programme " Emel 2012 ", c’est autour d’autres localités de dénoncer ce qu’elles considèrent comme le retour des vieilles pratiques et des vieux démons.
Ces disfonctionnements observés sur le terrain constituent, en réalité, une sorte de prolongement " naturel " pour ceux souvent évoqués par la Coordination de l’opposition démocratique (COD), quant à l’inefficacité même de ce plan d’urgence pour lequel le gouvernement dit avoir mobilisé des ressources conséquentes !
Les éleveurs, censés être les premiers bénéficiaires de ce programme d’urgence, peinent à s’assurer qu’il permettra à aider à la survie de leur cheptel, dont une bonne partie est déjà en transhumance au Sénégal et au Mali. La question mérite d’être posée quand on constate la frilosité avec laquelle le gouvernement procède dans la mise en œuvre de ce plan d’urgence destiné à atténuer l’impact de la sécheresse sur les populations, notamment en milieu rural. A moins de quatre mois de la période d’hivernage, les autorités font preuve de fainéantise pour voler au secours des victimes d’une sécheresse dont les conséquences ont commencé à se faire ressentir depuis plusieurs mois déjà. Cette frilosité est même ressentie dans une ville comme Nouakchott où les boutiques ouvertes par la Sonimex dans le cadre du programme " Emel 2012 " n’attire pas grand-monde.
La grande campagne de matraquage qui suit généralement ce genre d’opérations, avec les " témoignages " sélectifs de citoyens aux nues pour avoir bénéficiés d’un tel soutien des autorités, fait défaut et montre qu’il y a bien, quelque part, des choses qui clochent. Et l’on se demande même si l’Etat a vraiment les moyens de sa politique dont l’objectif, non avoué, est de parvenir à gagner le cœur de citoyens qui commencent à désespérer de voir que le grand changement promis par Ould Abdel Aziz n’était, en fait, qu’un leurre. " Emel " sur les traces de " Solidarité " Sans vraiment être parti sur les chapeaux de roue, " Emel 2012 " risque bien d’être une réédition des erreurs et couacs de " Solidarité 2011 ".
Avec déjà un manque de visibilité - et de lisibilité - dans les chiffres, opérations et allocations destinés à chacun des volets de ce plan d’urgence. C’est ce qu’on ressent quand l’on apprend qu’à l’intérieur du pays, notamment dans les wilayas de l’Est, les populations rechignent à accepter une aide insignifiante et qui arrivent trop tard pour sauver ce qui peut encore l’être. C’est aussi ce qui découle d’une action censée soulager les éleveurs en leur permettant de vacciner, à moindres frais, leur bétail, grâce à une action qui s’inscrit dans le " plan d’urgence " alors qu’elle a un caractère tout à fait routinier.
Comme d’ailleurs la plupart de celles programmées par " Emel 2012 ", notamment quand il s’agit des interventions du ministère du Développement rural ou du Commissariat à la Sécurité Alimentaire ! Un mélange des genres qui fait dire à certains observateurs que, dans cette opération de " Emel 2012 ", le gouvernement est encore en train de tricher. Il pourrait même payer cash cette propension à trop faire de promesses, à dire que tout va, quand les problèmes l’assiègent de toutes parts, et à ne pas traiter, avec méthode, les cas de gabegie, supposée ou réelle, qui apparaissent de plus en plus en cette période de " rédemption " réellement sans repères. La moindre des choses, pensent certains observateurs, serait d’opérer une " restructuration " au niveau du CSA pour que le montant énorme, de 45 milliards d’ouguiyas engagés dans cette opération, et dont une partie doit passer par les actions du CSA, soit " sécurisés " contre les détournements qui, à cause de la lutte contre la gabegie entreprise par le pouvoir du président Aziz, utilise des moyens de plus en plus sophistiqués.
authentique
La situation est d’autant plus complexe qu’un parti non membre de la COD (Coordination de l’opposition démocratique), l’Alliance populaire progressiste (APP), vient dénoncer le manque d’efficacité de l’action du gouvernement au niveau des mesures prises pour faire face à la sécheresse. C’est Messaoud Ould Boulkheir lui-même, président de l’Assemblée nationale et de l’Alliance populaire progressiste (APP), qui a qualifié la situation dans le pays de catastrophique à cause de la sécheresse, ajoutant que le gouvernement n’agit pas efficacement en fonction de l’importance du défi.
Ce langage est toutefois différente avec celui du chargé de mission à la Présidence qui, saisissant l’occasion de cette visite, est revenu sur les " réalisations " du pouvoir, dans tous les domaines, évoquant un taux de croissance de près de 5,1% et mettant en garde contre les surenchères de l’opposition. Ce qui montre, en réalité, que le gouvernement, n’a de considération que pour la " vérité " de ses chiffres : taux de croissance, inflation, réserves en devises, dépenses, etc. et ne prête aucune attention aux récriminations qui fusent de toutes parts.
Le plan d’urgence " Emel 2012 ", mis en œuvre par le gouvernement pour faire face à l’impact négatif de la sécheresse sur la vie des populations est en train de se retourner, paradoxalement, contre le pouvoir : des protestations fusent de toutes parts, pour fustiger le manque d’efficacité de ce programme ou les agissements dans son exécution suivant des critères qui ne répondent pas aux exigences d’équité et de transparence.
Et c’est au niveau des wilayas de l’est et du centre (Hodh Chargui, Hodh Gharbi, Assaba, Tagant, Brakna) que les autorités font le plus face à la contestation. Après le limogeage, il y a moins de deux semaines d’un hakem, sur présomption de mauvaises pratiques, dit-on, dans l’exécution du programme " Emel 2012 ", c’est autour d’autres localités de dénoncer ce qu’elles considèrent comme le retour des vieilles pratiques et des vieux démons.
Ces disfonctionnements observés sur le terrain constituent, en réalité, une sorte de prolongement " naturel " pour ceux souvent évoqués par la Coordination de l’opposition démocratique (COD), quant à l’inefficacité même de ce plan d’urgence pour lequel le gouvernement dit avoir mobilisé des ressources conséquentes !
Les éleveurs, censés être les premiers bénéficiaires de ce programme d’urgence, peinent à s’assurer qu’il permettra à aider à la survie de leur cheptel, dont une bonne partie est déjà en transhumance au Sénégal et au Mali. La question mérite d’être posée quand on constate la frilosité avec laquelle le gouvernement procède dans la mise en œuvre de ce plan d’urgence destiné à atténuer l’impact de la sécheresse sur les populations, notamment en milieu rural. A moins de quatre mois de la période d’hivernage, les autorités font preuve de fainéantise pour voler au secours des victimes d’une sécheresse dont les conséquences ont commencé à se faire ressentir depuis plusieurs mois déjà. Cette frilosité est même ressentie dans une ville comme Nouakchott où les boutiques ouvertes par la Sonimex dans le cadre du programme " Emel 2012 " n’attire pas grand-monde.
La grande campagne de matraquage qui suit généralement ce genre d’opérations, avec les " témoignages " sélectifs de citoyens aux nues pour avoir bénéficiés d’un tel soutien des autorités, fait défaut et montre qu’il y a bien, quelque part, des choses qui clochent. Et l’on se demande même si l’Etat a vraiment les moyens de sa politique dont l’objectif, non avoué, est de parvenir à gagner le cœur de citoyens qui commencent à désespérer de voir que le grand changement promis par Ould Abdel Aziz n’était, en fait, qu’un leurre. " Emel " sur les traces de " Solidarité " Sans vraiment être parti sur les chapeaux de roue, " Emel 2012 " risque bien d’être une réédition des erreurs et couacs de " Solidarité 2011 ".
Avec déjà un manque de visibilité - et de lisibilité - dans les chiffres, opérations et allocations destinés à chacun des volets de ce plan d’urgence. C’est ce qu’on ressent quand l’on apprend qu’à l’intérieur du pays, notamment dans les wilayas de l’Est, les populations rechignent à accepter une aide insignifiante et qui arrivent trop tard pour sauver ce qui peut encore l’être. C’est aussi ce qui découle d’une action censée soulager les éleveurs en leur permettant de vacciner, à moindres frais, leur bétail, grâce à une action qui s’inscrit dans le " plan d’urgence " alors qu’elle a un caractère tout à fait routinier.
Comme d’ailleurs la plupart de celles programmées par " Emel 2012 ", notamment quand il s’agit des interventions du ministère du Développement rural ou du Commissariat à la Sécurité Alimentaire ! Un mélange des genres qui fait dire à certains observateurs que, dans cette opération de " Emel 2012 ", le gouvernement est encore en train de tricher. Il pourrait même payer cash cette propension à trop faire de promesses, à dire que tout va, quand les problèmes l’assiègent de toutes parts, et à ne pas traiter, avec méthode, les cas de gabegie, supposée ou réelle, qui apparaissent de plus en plus en cette période de " rédemption " réellement sans repères. La moindre des choses, pensent certains observateurs, serait d’opérer une " restructuration " au niveau du CSA pour que le montant énorme, de 45 milliards d’ouguiyas engagés dans cette opération, et dont une partie doit passer par les actions du CSA, soit " sécurisés " contre les détournements qui, à cause de la lutte contre la gabegie entreprise par le pouvoir du président Aziz, utilise des moyens de plus en plus sophistiqués.
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