Editorial Comme de nuit noire… Alors que 2014 tire à sa fin, la nouvelle année ne commence pas, c’est le moins qu’on puisse dire, sous les meilleurs auspices. Quand l’improvisation tient lieu de feuille de route, où peut-on aller ? Publicité



IL y a quelques jours, l’une des filles du président Mohamed Ould Abdel Aziz s’est mariée. La cérémonie d'union s’est déroulée au Ksar, chez Mohamed Abdel Aziz, le père du président. Comme attendu, la fête était belle. Des personnes venues des quatre coins du pays et même de plus loin ont assisté aux festivités du mariage de Leila Mint Mohamed Ould Abdel Aziz avec le fils d’un spécialiste médical célèbre devenu parlementaire. Jusque là, tout marche ordinairement. Mais, ce qui l’est moins est quasiment tout ce que Nouakchott compte de hauts fonctionnaires : Ministres, directeurs généraux de sociétés et d’établissements publics et autres personnalités qui ne sont plus « dans l’âge du mariage » et que des cérémonies de ce genre ne devraient plus mobiliser quittent leur bureau tout endimanchés pour aller se bousculer avec les citoyens lambdas pour se faire voir. Avant cela, ces mêmes « responsables » ont pris le soin d’envoyer leurs « Nhira » (animal d’abat) chez les parents de leur patron. Du coup, tout Nouakchott en parlait. Il est sûr que Mohamed Ould Abdel Aziz n’a pas demandé cela. Mais les applaudisseurs et les hypocrites sont imprévisibles, et comme on dit : L’insensé s’il n’est pas dissuadé, c’est qu’il est autorisé. Ces actes ternissent considérablement l’image de la république. Dans quel pays sommes-nous ? Un pays où (c’est un secret de Polichinelle) certains membres du gouvernement se retrouvent quasiment chaque jour autour du premier ministre chez un très proche du président dans sa maison du Ksar pour jouer à la belote. Jusqu’aux heures les plus tardives de la nuit. Un pays où des parlementaires règlent leurs problèmes personnels contre des ministres à travers la publication par une certaine presse d’informations complètement mensongères et suscitées. Un pays où l’administration ne marche pas et où la corruption a atteint des proportions jamais égalées. Quand un greffier déclare à un usager : « C’est moi qui se charge de ce dossier et j’en ferai ce que vous voudrez ». C'est-à-dire plus clairement : « Donnez moi quelque chose et je serai de votre côté, ayez raison ou ayez tort ». Un pays où par exemple le médecin chef de la polyclinique de Nouakchott ne vient à son bureau qu’à dix heures pour s’occuper essentiellement de vendre les certificats médicaux à 200 UM le formulaire. Un pays où pour obtenir une copie d’un acte de mariage ou de naissance, il faut faire le tour d’au moins cinq à six centres d’enrôlement sur les neufs de Nouakchott : Au niveau de celui d’El Mina, les formulaires manquent. Au niveau de Tevragh Zeina, la machine est en panne. Au niveau de Teyarett, le réseau ne marche pas. Dans quel pays sommes-nous ? En pleine Mauritanie nouvelle. Assurèment.

Source: http://lecalame.info

Jeudi 1 Janvier 2015
Boolumbal Boolumbal
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