Jadis adulé pour ses performances en matière des droits de l’homme, le Sénégal vient de voir son Comité National, sous la houlette de son président Alioune Tine, rétrogradé du statut très convoité de ‘’A’’ vers celui, moins reluisant, de ‘’B’’ sur l’échelle d’appréciation et d’évaluation, désormais très suivie, du respect de ces droits.
Une décision prise au sein du Comité de Coordination des Institutions Nationales des Droits de l’Homme (CIC) dont le siège est à Genève et qui est Co présidé par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme.
La raison de cette revue à la baisse de la cote Sénégalaise sur ce registre sensible serait un chapelet de contre performances comprenant, entre autres indélicatesses des autorités de Dakar, la défaillance en matière de promotion et de protection des droits de l’homme et le non respect des règles minima des principes de Paris relatifs à la légitimité publique...
...l’accessibilité, la représentativité en genre et en qualité des membres, le mandat électif, l’indépendance, les ressources humaines et matérielles efficientes, le mode de saisine directe pour les citoyens, l’engagement et le réseautage avec le INDH, les Nations Unies et le Comité International de Coordination (CIC).
A l’occasion de l’atelier de lancement du processus de ré-institutionnalisation du Comité Sénégalais des Droits de l’Homme, qui vient de s’achever à Dakar, le Premier Ministre monsieur Abdoul M’Baye a déploré cette rétrogradation qui, de son propre aveu, a entaché l’image du Sénégal.
Et monsieur M’Baye de continuer sur le ton de la désapprobation : cette rétrogradation est motivée par le recul de plusieurs indicateurs de performance s’exprimant en impacts défaillants dont le manque de moyens financiers et humains affectés aux droits de l’homme, l’absence d’une réelle volonté politique, l’absence de transparence dans la désignation des membres, l’inefficacité dans la gestion des plaintes, le faible taux de saisie des citoyens et la faible accessibilité.
Sur invitation du Réseau Africain des Institutions Nationales des Droits de l’Homme (RINADH), la Présidente de la Commission Mauritanienne des Droits de l’Homme, madame Irabiha Mint Abdel Wedoud a effectué une visite de deux jours (20 et 21 Juin 2013) à Dakar et a participé en tant que conférencière à l’atelier de ré-institutionnalisation du Comité Sénégalais des Droits de l’Homme.
Si l’invitation de Mint Abdel Wedoud qui, d’un avis largement partagé, a rehaussé le niveau des débats, rentre dans le cadre du partenariat entre deux pays frères pour le renforcement des capacités du Comité Sénégalais des Droits de l’Homme, elle n’en est pas moins une consécration de la Mauritanie dont la CNDH a acquit le statut ‘’A’’ sur l’échelle de classement des institutions des droits de l’homme et dont le gouvernement peut aujourd’hui arguer de ses avancées sur le plan des droits humains pour réfuter les dérives dictatoriales dont son opposition l’accuse en en faisant son principal thème de mobilisation.
L’expérience de la Mauritanie, dont la CNDH représente le continent africain au sein du Comité International de Coordination des Institutions des Droits de l’Homme, a d’ailleurs été saluée par les participants et le Sénégal, pays hôte, a sollicité un partenariat avec notre pays en vue du renforcement de ses capacités organisationnelles et institutionnelles.
M.S.Beheite
Mohamed Saleck
Une décision prise au sein du Comité de Coordination des Institutions Nationales des Droits de l’Homme (CIC) dont le siège est à Genève et qui est Co présidé par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme.
La raison de cette revue à la baisse de la cote Sénégalaise sur ce registre sensible serait un chapelet de contre performances comprenant, entre autres indélicatesses des autorités de Dakar, la défaillance en matière de promotion et de protection des droits de l’homme et le non respect des règles minima des principes de Paris relatifs à la légitimité publique...
...l’accessibilité, la représentativité en genre et en qualité des membres, le mandat électif, l’indépendance, les ressources humaines et matérielles efficientes, le mode de saisine directe pour les citoyens, l’engagement et le réseautage avec le INDH, les Nations Unies et le Comité International de Coordination (CIC).
A l’occasion de l’atelier de lancement du processus de ré-institutionnalisation du Comité Sénégalais des Droits de l’Homme, qui vient de s’achever à Dakar, le Premier Ministre monsieur Abdoul M’Baye a déploré cette rétrogradation qui, de son propre aveu, a entaché l’image du Sénégal.
Et monsieur M’Baye de continuer sur le ton de la désapprobation : cette rétrogradation est motivée par le recul de plusieurs indicateurs de performance s’exprimant en impacts défaillants dont le manque de moyens financiers et humains affectés aux droits de l’homme, l’absence d’une réelle volonté politique, l’absence de transparence dans la désignation des membres, l’inefficacité dans la gestion des plaintes, le faible taux de saisie des citoyens et la faible accessibilité.
Sur invitation du Réseau Africain des Institutions Nationales des Droits de l’Homme (RINADH), la Présidente de la Commission Mauritanienne des Droits de l’Homme, madame Irabiha Mint Abdel Wedoud a effectué une visite de deux jours (20 et 21 Juin 2013) à Dakar et a participé en tant que conférencière à l’atelier de ré-institutionnalisation du Comité Sénégalais des Droits de l’Homme.
Si l’invitation de Mint Abdel Wedoud qui, d’un avis largement partagé, a rehaussé le niveau des débats, rentre dans le cadre du partenariat entre deux pays frères pour le renforcement des capacités du Comité Sénégalais des Droits de l’Homme, elle n’en est pas moins une consécration de la Mauritanie dont la CNDH a acquit le statut ‘’A’’ sur l’échelle de classement des institutions des droits de l’homme et dont le gouvernement peut aujourd’hui arguer de ses avancées sur le plan des droits humains pour réfuter les dérives dictatoriales dont son opposition l’accuse en en faisant son principal thème de mobilisation.
L’expérience de la Mauritanie, dont la CNDH représente le continent africain au sein du Comité International de Coordination des Institutions des Droits de l’Homme, a d’ailleurs été saluée par les participants et le Sénégal, pays hôte, a sollicité un partenariat avec notre pays en vue du renforcement de ses capacités organisationnelles et institutionnelles.
M.S.Beheite
Mohamed Saleck
Actualités














