Diawdine Alioune Diaw : "J’étais témoin de mon époque et vécu toutes les pulsions de la vie politique nationale"



Alors que préoccupé par la perte d’un ami le Président Ely ould Mouhamed Vall, d’un confident, d’un homme d’État dont j’ai été le collaborateur et par la rédaction de mes mémoires de vulgaires fossoyeurs, minables renard vivant de rapines et de prébendes ont fait vite de m’enterrer vivant qu’ils en prennent pour leur grade.

Je suis une conscience et une conscience ne meurt pas. Dans toute cette zone de fragilité, sur toutes les deux rives, de Dioungontrou à Ndiago ma voix compte, indépendamment de solides amitiés en pays maure.

Du reste, 18 siècles d’histoire familiale derrière moi, en quoi les élucubrations de phacochère poussiéreux peuvent heurter la musique de l’homme qui parle ?

Par devoir et par amitié, j’ai décidé de baisser pavillon et surseoir à la publication de mes mémoires déjà pliées : La Mauritanie vulnérable de sa diversité ethnique. Pourquoi ?

Ely Ould Mohamed Vall, un homme d’État qui, après avoir doté ce pays d’une Constitution et installé des institutions solides, s’est retiré sans poser des traquenards à son successeur.

Quoique qu’ayant commandé des unités prestigieuses et passé 25 années à la direction générale de la Sûreté Nationale l’homme n’était pas envahi par des histoires et n’a point cherché à alimenter à l’esprit de ses concitoyens l’idée d’une divinité ou de l’homme providentiel.

Il savait qu’une autre vie était possible après le pouvoir. Il n’a fait du tort ou offensé personne. Il n’a pas non plus signé derrière des portes closes des conventions et accords sur terre et sur mer au détriment de la Mauritanie.

Il n’avait nullement besoin de tenter d’assurer ses arrières. L’homme n’a pas souillé sa vareuse d’officier, il a honoré la tribu, servi la nation. Lors de la prière mortuaire sur sa dépouille l’homme de Dieu et érudit Lemarabott l’imam de la grande mosquée de Nouakchott dira qu'Ely ould Mohamed Vall ne connaîtra pas les supplices de la tombe.

Propos relayé par toute la presse le lendemain.

C’est cet homme qui m’a reçu 3 jours après avoir pris les destinées de ce pays le 6 Août 2005 et qui m’informe du choix qu’il a fait sur Mohamed Ould Ghazouani pour le remplacer à la direction de la Sécurité Nationale.

Après sa décision, troublé il me fixe du regard et me balance. Après tout c’est le Directeur Général de la Sûreté Nationale et il lui libère les dossiers sensibles et les archives spéciales et d’ajouter c’est un patriote et un grand monsieur ce n’est pas un choix d’épisodes, il a le profil.

Le Président Ely me fera en creux des révélations sur la personnalité de l’homme. C’est pourquoi depuis Août 2019 prise de fonction de celui-ci. Pas d’abordée sentimentale, j’ai été à l’abri d’enthousiasme d’écolier et de pessimisme malgache car je savais que cet homme cultivé et qui craint Dieu élevé dans un milieu de lettrés et qui n’avait passé sa jeunesse à vadrouiller en Afrique de l’Ouest au point d’être acculturé, partait de ce creuset familial avec en bandoulière la finesse et la sérénité des marabouts à l’opposé de la naïveté légendaire et l’intempérance des guerriers. Il sait qu’est ce que c’est prêter serment sur le Coran. L’homme surprendra, il n’acceptera un pouvoir à double commande avec qui que ce soit.

Il s’est disposé déjà à traiter et à réduire à bas bruit tout courant contraire. Que dire de son entourage ?

Le premier ministre un homme équilibré issu d’une extraction sociale élevée et également un homme de devoir. Le ministre de la défense, Hanana Ould Sidy : En 1997, il y avait les séquelles des événements de 89, Ely me chargea de le rencontrer alors qu’il commandait la 6e région militaire. Au poste de commandement, cet homme courtois, est venu à ma rencontre avec la dignité souriante des princes Maures.

Il me reçoit à la salle de conférence des officiers, m’écoute et me dit pour toute réponse : on verra ça en interne et on avisera cet officier efficace prendra des mesures au grand soulagement des populations du fleuve dans toute la zone sous son autorité. On ne pouvait pas attendre moins que cela de la part de ce fils de seigneur Oulad Dahoud. Et ce n’est pas tout.

Commandant des forces du G5 Sahel face à une mission impossible, il a honoré et le corps des officiers et son pays en demandant à être déchargé de sa mission malgré de substantiels avantages attachés à cette responsabilité.

Commandant plusieurs fois de région militaire adjoint au chef d’état-major de l’armée, secrétaire général du ministère de la défense, inspecteur général des forces armées, ministre de la défense, l’homme est dans son élément, il n’est en terrain inconnu.

Le ministre de l’intérieur Mouhamed Salém Ould Merzoug, brillant intellectuel, n’était pas sans ambition à la fin de sa mission à l’OMVS. Cela lui a valu des ennuis de la part du pouvoir de l’époque.

Il a été malgré lui de l’attelage gouvernemental du président Abdel Aziz. Il y était pour être sous contrôle.

Le ministre de la Justice, un caractère qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. Il connaît bien son département et les défis à relever.

A la fin de la tyrannie, nous avons assisté à la désacralisation effrénée des institutions.Un marin à l’Assemblée Nationale, un fantassin ou un fusilier marin à la tête de l’information et au parti au pouvoir.

Pour peu, nous allions nous retrouver avec un aviateur à la tête de la grande mosquée de Nouakchottt.

Et le tour serait joué alors ! Ce fusilier marin là Ould Mouhamed Khouna qui venait de remplacer à pied levé le ministre Ould Maham mis à disposition de la rue qui avait fait auparavant l’objet d’une levée de boucliers des oulémas suite à une sortie malheureuse et qui récidive sans sourciller à la désapprobation générale en déclarant que les préoccupations de reporter avec ou sans frontières étaient le cadet des soucis du gouvernement. Celui-ci rase, aujourd’hui inconsolable, les rues de Nouakchott.

En cette période de fin de règne, dans cette tourmente où une poule ne se retrouve plus avec ses poussins, le nouveau titulaire du ministère de l’information et en charge par intérim du parti, Ould Mouhamed Khouna, vient après les résultats proclamés d’une élection, au pas de charge au siège du Leader « ma vie, ta liberté » dans un arabe approximatif déclare tendre la main à son « frère » l’abonné des prisons mauritaniennes, le Président Birame Dah Diakhaté aujourd’hui fréquentable.

Celui-ci n’a plus un déficit d’encadrement, un homme d’État sûr de lui et sans condescendance décline la main tendue de la part de dirigeants à la sortie qui ne méritent pas d’être tiré de l’oubli.

Ce digne fils du Walo et le seul candidat à la présidence à me rendre visite. Sauf extraordinaire, il comptera dans ce pays.

Général Hamada ould Cheikh ould Boïde :


En 1977, des choses graves se sont passées, il a été retenu à mon encontre le crime d’atteinte à la sûreté de l’État.

Dans cette mêlée, parmi ceux que l’on peut citer pour ma défense les ténors du barreau de Dakar Maîtres Fadilou Diop, Babacar Niang et Birame Sassoum Sy. Le frère de mon grand-père Amadou Makhtar Gaye ancien chef de Canton de Keur Mour, compagnons d’exil au Maroc d’Ahmédou Horma ould Babana et dont le beau-fils Mouhamed Mahmoud ould Taki procureur de la république à l’époque.

Le colonel Cheikh ould Boïde, un chef juste, un homme de devoir a osé éclairer la lanterne des décideurs par un rapport interne mettant en évidence l’injustice dont j’étais victime, et la volonté manifeste de me pousser à la faute. Il évoquera, mon patriotisme et mon sens du sacrifice :

1. J’ai renoncé à l’offre de démission parce que mon pays était en guerre, et je me suis engagé au front dès Décembre 1975.

2. J’ai renoncé à ma bourse à la fondation de France et mon inscription en faculté à Grenoble obtenue par l’intermédiaire du conseiller culturel de l’ambassade de France en Mauritanie monsieur Arman Roth. Le colonel Cheikh ould Boïde demandera l’indulgence ou à tous le moins des circonstances atténuantes. Il sera suivi car l’infraction sera disqualifiée. Après 9 mois à la prison centrale de Nouakchott, je suis libéré.

Toujours Cheikh Ould Boïde : après un dîner chez lui à l’état-major de la gendarmerie, quelques années auparavant l’homme me ramena dans sa voiture de fonction au Kzar lieu de mon séjour de passage et me fait en cours de route la confidence suivante : « de toutes les communautés nationales, je porte mon choix sur ta personne pour être auditeur auprès de l’officier français des services Jean Boyer. » Il conclut en me disant de faire attention.

Ce grand homme de commerce agréable et au sourire généreux polyglotte me balance un proverbe en Wolof.

Le 10 Juillet 1978, Yahya ould Abdy commandant du cercle du Bracna et moi depuis Nouadhibou, sommes les 2 premiers à féliciter le comité militaire de redressement national qui a pris le pouvoir. Voilà que le 1er Septembre 1978 dans sa première adresse à la Nation Moustapha Ould Salek commet des manquements graves, prononce des énormités contre lesquels je m’insurge par correspondance retentissante au comité militaire de redressement national en précisant déjà mes intentions qui seront concrétisées le 26 Mars 1979 en créant un front de libération.

A Nouakchott, le comité militaire de redressement national, pris au dépourvu, valse de nuit dans la panique de l’état de redressement et devient un comité militaire de salut national. Un conseil consultatif national sera créé en catimini et devrait discuter de tout. Le Président du comité militaire Moustapha ould Saleh, aux aguets, instruit le comité militaire d’entendre le chef de la gendarmerie nationale mon corps d’origine.

Celui-ci leur rétorquera que l’intéressé a présenté une démission qui a été acceptée et il est raillé des contrôles de l’armée et il est présentement sans action sur moi. Le Président Moustapha Ould Saleh, désavoué, mis en minorité, sera déposé. Toutes les rédactions des agences de presse sont en branle bas.

La tension était perceptible dans les garnisons, le pays était en émoi, des dissensions au sein du comité militaire.

A Nouakchott, dans le sauve qui peut, il y a autant d’avis de recherche me concernant que de billet de banque émis. En 2009 de retour d’Irlande, un visiteur a raconté ceci au président Ely en ma présence : « Lorsque le colonel Abdourahmane Ould Boubacar a été envoyé par le Président Sidy Ould cheikh Abdalahi prendre en charge l’état-major, non seulement des personnes sous influence du soldat perdu ne se sont pas exécutés mais ont tenté de déshonorer le vieux colonel ancien chef d’état-major de l’armée, aventure à laquelle arme au point, le colonel Ahmada Ould Cheikh Ould Boïd s’est opposé à et permis l’exfiltration de Ould Boubacar hors de l’enceinte de l’état-major en toute sécurité. » Voilà les ressortissants de l’Est de culture proche de leur voisin des pays de grands empires.

Ils sont entiers et d’un courage physique certain à l’instar du commandant Jiddou Ould Salek qui, du Sahara occidental à la tête d’une colonne, s’est rendu maître de Nouakchott une Aube du 10 Juillet 1978.

Le père de Ahmada, le colonel Cheikh Ould Boïde toujours lui m’appelle de Nouadhibou et me dit ceci : « l’adversaire, les éléments du front Polisario ont investi Tichla et ont enlevé et le préfet Abdoulaye Ould Kedd et ton promotionnaire le chef de la gendarmerie Cheikh Nagi Ould Henoune. Nous sommes au bord de l’enlisement.

Mission :

1. que le débiteur auprès du service de l’intendance honore leur engagement.

2. sévir contre les égarés des garnisons de Tmichatt, idey bilal, d’inal et de Tichla » et il conclut : « Pour ces deux missions la hiérarchie ne sera pas regardante pour tout acte d’autorité de votre part. ». C’est ainsi que quelques ressortissants des tribus Tekna, Ahel Bari kallah et Ouilat Tidrarine sont traités.

Tous les soldats en conflit avec les lois et règlements militaires sont dirigés sur Nouadhibou auprès du capitaine Sidy Mouhamed ould Sabar. Lorsque j’ai reçu la mission d’aller à Tichla, il y a l’émoi dans mon entourage. Saba lamsar Sall, inspecteur régional du trésor et le commissaire central de Nouadhibou Ba Souley sont venus aux nouvelles et m’ont demandé la conduite à tenir. Je leur ai répondu. Partir. Je suis un soldat et j’ai reçu des ordres en tant tels je me dois de les exécuter. Tous les deux ahuris m’ont invité à réfléchir car il y'avait péril. Je leur ai rétorqué justement un soldat ne réfléchit pas, un soldat obéit.

Aujourd’hui après deux séjours de campagne au Sahara occidental, où j’ai failli payer de ma personne (voir l’article à l’époque de JEUNAFRIQUE de Abdel Aziz Dakhmani). Hier, j’étais pas en défaut de qualité pour parler de la Mauritanie car après l’attaque de Thiagar la tragédie des femmes de Nder le 7 Mars 1820, les cousines de mon aïeul, les filles du roi du Walo Amar faty mborso furent mises à l’abri au Trarza dans le village de Keur Madiké bourgade plusieurs fois centenaire chargée d’histoires porte le nom de mon aïeul dont les grands jours sont magnifiés par l’homme de culture et poète de l’Yguidi ould Ahmed Youra.

Mon aïeul Madiké Mbodji a pris protection de ses deux cousines. Ndieubeut Mbodji et Ndaté Yala. La première a donné à la Mauritanie un Emir Ely ould Mouhamed Habib.

Ely a été tué dans un guet-apens au Nord Est de Nédedra au lieu-Teberkout par ses demi-frères paternels. Ces pratiques étaient fréquentes au sommet de cet émirat. Le père de celui-ci Mouhamed El Habib fut assassiné à côté d’un puits dans une banale affaire d’altercation.

La dernière de cette série macabre est le meurtre de l ’Émir Ahmed ould Dey en 1932. La seconde Ndaté Yala a donné au Walo un chef Supérieur Sidya Diop Ndaté Yala qui s’est mis en rébellion contre la France pour la défense des intérêts du Walo. Défait à la bataille de Bangoye celui-ci sera déporté au Gabon où il mourut.

Entre autres faits d’armes, mon aïeul Madiké Mbodji avec sa cavalerie a intercepté après l’attaque de Thiagar, entre Boutarfaya et Braykatt au lieu-dit Ntemarak. L’arrière-garde de la colonne de l’émir du Trarza Amar ould Makhtar père de Mohamed Habib fut accrochée. Au cours de l’engagement périrent des dignitaires du Trarza : Ahmet Saloum ould Brahim Saloum, Ameth Vall, Malokus et les captifs ould Mathry.

Aujourd’hui, je ne suis pas en défaut de qualité non plus pour parler contrairement à ceux qui ont été à Nouakchott dans l’administration des armés et qui n’ont jamais tiré une cartouche fût-elle à blanc ! En quoi le choix sur ma personne par le chef d’état-major Cheikh ould Boïde pour une formation particulière auprès de l’officier français des services Jean Boyer a été bénéfique.

Cela m’a permis dès 1982, en exil au Sénégal, d’alerter le Président Abdou Diouf et son premier ministre Habib Thiam, sur la probabilité d’un soulèvement en Casamance et des actes graves pendant l’élection Présidentielle devant se dérouler la même année dans le pays.

La suite nous la connaissons. Dès Décembre 1982 il y a eu des affrontements en Casamance et l’élection présidentielle s’est soldée par l’assassinat du président du Conseil Constitutionnel intérimaire Me Babacar Seye. Et là c’était le moindre mal. J’ai également eu à alerter dès 1988 les Présidents Maouya et Abdou Diouf sur l’éminence d’affrontements intercommunautaires entre les deux pays. Moins d’une année interviennent les événements de 1989.

Dans mon pays des élections de tous les dangers et de toutes les incertitudes se sont déroulées. Des techniques terribles infaillibles ont déstabilisé l’opposition, neutralisé l’ex Président Aidalah, mis hors-jeu le candidat Ahmed Dadah, font reprendre la main à Maouya.

En Juin 1989 et Mars 2003, n’eurent été ma réticence et ma résistance le pays allait sauter. C’était imparable. Le président Ely n’est plus de ce monde, je prends à témoin le Président Maouya au Qatar et deux personnalités sensibles aujourd’hui au pays. Des hommes de valeurs cités ici entourant le Président Ghazouani.

Ce pendant dans l’attelage que nous souhaitons de courte durée des personnages à double tonalité retors qui ont trahi des hommes et des institutions, leurs inconséquences rajoutent aux problèmes de la Mauritanie.

Ceux-là, les appeler autres choses que des fourbes c’est les diffamer. Plus de 10 années à la tête de l’institution militaire. L’homme connaît son armée, il est l’artisan de l’outil de défense et de sécurité très performant envié dans la sous région. Je sais de quoi je parle.

Soutenus par d’épais turban, des hommes politiques de valeurs, un pan important de l’armée.

Le Président Ghazouani devra faire un effort en direction de ses compatriotes hommes politiques qui avaient une ambition pour ce pays en bravant l’hiver rigoureux de l’opposition en faisant face à l’adversité, s’abstenant de prendre la bouteille quitte à se ruiner.

Aux officiers et soldats hors du drapeau qui ne sont pas à l’abri du souffle du monde et les pupilles de la nation dont les parents sont tombés pour la patrie.

Il devra consulter, pour tous les grands problèmes du pays, le Président Birame Dah Diakhaté. Cet homme est dans les consciences, il a le peuple avec lui.

Il devra éviter une fois les permanences de la Mauritanie sauvegardées, des actions qui, pour légales qu’elles soient risqueraient de se révéler inopportunes à l’endroit du Sénégal un pays avec lequel il partage un grand passé historique et politique.

Il s’emploiera à faire en sorte que les mots honneur, fraternité, justice, aient une place dans la conscience populaire et les décisions des pouvoirs publics. Ce n’est guère le cas ces dix dernières années de tyrannie.

Le président fera également un effort afin que la mosquée soit davantage placée en bon milieu du village.

Au moment où tout est priorité dans un pays presque à terre, après un tour du monde qui n’a rien à envier à celui de Magellan, le tambour major, se croyant en territoire conquis fait dans la provocation par des actes inélégants, désespérés et pitoyables .

Celui que de vulgaires courtisans disaient lors d’un rassemblement politique à Rosso qu’il ne tenait qu’à lui d’effectuer un 3e mandat, ou ériger la Mauritanie en émirat sera interdit d’accès au siège de son parti.

L’âme en peine et le cœur plein d’amertume méconnaissable, tête baissée, il organise désespérément un meeting famélique dans sa résidence privée ou de rares inconditionnel repu et le ventre bedonnant sont venus fortement enturbannés avec des verres noirs fumés et qui se sont éclipsés à la sauvette pour ne pas être identifiés. Il faut dire qu’ils ont fait profil bas, le cœur n’y étant plus. Ce jour, là nul n’a l’apparence d’avoir bouffé du lion.

Triste atmosphère de fin de règne. Finalement ces titres de voyages lui seront retirés avec interdiction de quitter le territoire national. Ce qu’il croyait être une promenade de santé s’est révélé un abîme de problèmes et de déboires. Et croyez moi ça ne sera pas tout !

Il rémunéra sa colère en vivant cette réalité. Selon le Cardinal de Ré homme politique français : "On ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment". Dans cette descente aux enfers ni le pachyderme de Keur Macéne ni quelqu’un d’autre ne lui seront d’aucune utilité.

Il réalisera que tout leader qui aide à l’ascension politique d’un homme court à sa perte. A titre illustratif aujourd’hui son cas et le dic de Boumdeid. Ely ould Mouhamed Vall, et lui hier en France : Philippe Petain Charle Degaule, Égypte : Neguib- Nasser. Mauritanie : Souleymane Ould Cheikh Sidya – Makhtar ould Dadah. Tunisie : Habib Bourguiba- Zin Abedine Ben Ali. Sénégal : Abdoulaye Wade- Macky Sall. Cote d’ivoire : Guillaume Apolibaire Soro et Alassane Dramane Ouatara….je passe sur la liste !

La réconciliation nationale et l’unité nationale sont ni organisées une kermesse locale à Kaedi, ni faire un footing de l’avenue Gamar Abdel Nasser à l’aéroport de Nouakchott.

Un peu de pudeur. De qui se moque-t-on après les tragédies et actes gravissimes délibérés que rien au demeurant n’excuse. La réconciliation Nationale et l’unité nationale ne se décrètent pas, elles se construisent afin qu’aucun mauritanien ne soit, en droit et en devoir, de s’interroger sur son statut national et civique.

Le lancinant problème de l’équilibre des communautés doit être posé et trouver une solution. Une contradiction qui n’est pas purgée n’est jamais évacuée. Des solutions sont encore accessibles avant que la barque ne soit trop changée.

Aujourd’hui, je suis plus à l’aise avec l’U.P.R (Union Pour la République) hier je l’étais moins avec l’U.P.R (Union des Prédateurs de la République). Ceux-là, je les laisse seuls avec leurs consciences face à Dieu, face à leur pays, face à l’histoire.

J’exhorte, cependant, les nouveaux militants à s’inspirer du proverbe Soninké : « Il importe peu de descendre du singe, le tout est de ne pas y remonter. » L’héritage est lourd, je connais ce pays. J’étais témoin de mon époque et vécu toutes les pulsions de la vie politique nationale. J’atteste mon engagement d’accompagner monsieur le Président de la République d’autant que celui-ci est sensible aux angoisses et hurlements de certains de ses compatriotes en détresse. Je décide de surseoir la publication de mes mémoires dont la sortie pourrait faire désordre et constituée un encombrement sur le chemin de l’édification d’une Mauritanie nouvelle conformément aux engagements de son excellence monsieur le Président de la République.

Diawdine Alioune Diaw
Chef Supérieur du Walo

Contacts : 00222 – 47 47 55 80



Dimanche 28 Juin 2020
Boolumbal Boolumbal
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