Métis, de mère « arabe » et de père « négro-africain », j’ai toujours pensé que la diversité dans ce pays constituait un atout et que nous avions tout intérêt à la cultiver comme nous devrions aussi consolider notre unité nationale et prouver, ainsi, à tous nos détracteurs que la Mauritanie était égalitaire et qu’elle logeait l’ensemble de ses citoyens, à quelque communauté qu’ils appartiennent, à la même enseigne.
Jamais, je n’aurai imaginé, un seul instant, qu’on en arriverait un jour à marginaliser l’une ou l’autre de nos communautés pour la simple raison que cela est condamnable et ne contribue en rien à la consolidation de notre unité nationale. De tels agissements ne doivent pas être encouragés parce que source de divisions. On ne fait pas subir aux autres ce que l’on ne souhaiterait pas subir soi-même.
Les affectations survenues récemment au niveau de la direction de la sureté dans lesquelles aucun patronyme négro-africain n’a figuré, ont suscité, à juste titre, un tollé. Cette fois, il ne fallait plus chercher loin, la preuve était là pour étayer un discours longtemps entretenu par « quelque chapelle ».
Aujourd’hui, qui aurait tort d’indexer l’Etat ? Qui n’accorderait crédit à certaines sirènes ? Sinon comment s’expliquer qu’aucun élément négro-africain émanant des communautés Pulaar, Soninké, Wolof n’ait pu être promu au même titre que ses autres confrères de la communauté arabe pour assurer notre sécurité ? Et l’on en vient à se demander, à la lumière des dernières mutations, si certains concitoyens sont plus prédestinés à certaines fonctions que d’autres. Aurait-on plus confiance en eux que d’autres dans quelque cercle?
Le récent démenti apporté par les autorités administratives peine encore à être crédité et d’innombrables questions continuent à tarauder l’esprit de bon nombre de nos concitoyens, toutes composantes confondues et ces questions-ci exigent des réponses claires et urgentes à même de dissiper le doute qui commence à s’installer.
Ce dont personne ne doute est qu’un pays se construit à plusieurs. Nul n’est ou ne saurait être de trop. La pierre de chacun est utile et contribue à consolider davantage l’édifice national, d’où l’intérêt de ratisser large et de ne pas chercher à exclure ou marginaliser. Encore pire, ne pas circonscrire les mutations dans un cadre restreint, au point de les limiter à un clan ou aux siens.
Que les auteurs de telles dérives comprennent que la Mauritanie est « une », mais « plurielle », ce qui constitue un atout assez enviable de nos jours. Qu’ils comprennent aussi qu’elle ne se fera pas sans l’ensemble de ses communautés.
La Mauritanie ne saurait être exclusivement «arabe» ou «négro-africaine». Elle a un passé dont elle ne peut se départir du jour au lendemain. Ses meilleurs cadres sont dans leur majorité, n’en déplaise à certains, francophones (d’origines négro-africaine et arabe) et subissent une marginalisation de plus en plus intolérable. Ajoutez à cela qu’elle s’est fait amputer de ses cadres de l’Opposition en ne les impliquant pas comme il se doit.
Nous sommes désormais nombreux à nous interroger s’il y a des conseillers dans nos administrations pour nous épargner de telles « bévues », pour ne pas dire « dérives » de nature à hypothéquer notre cohésion nationale. Qu’ils conseillent ou qu’ils rendent le tablier s’ils ne peuvent, le cas échéant, contrarier quelque décideur pour le salut de la république. Mais que chacun se souvienne que les gouvernements vont et viennent et les peuples ont une mémoire d’éléphant.
Malgré tous ces couacs, nous continuons de nourrir l’espoir que nos administrations se ressaisiront pour loger l’ensemble de leurs administrés à la même enseigne, abstraction faite de leur appartenance communautaire ou raciale.
Que Dieu bénisse la Mauritanie et préserve son unité.
Pr DIAWARA CHEIKH ABDELKADER
Source : ALAKHBAR
Jamais, je n’aurai imaginé, un seul instant, qu’on en arriverait un jour à marginaliser l’une ou l’autre de nos communautés pour la simple raison que cela est condamnable et ne contribue en rien à la consolidation de notre unité nationale. De tels agissements ne doivent pas être encouragés parce que source de divisions. On ne fait pas subir aux autres ce que l’on ne souhaiterait pas subir soi-même.
Les affectations survenues récemment au niveau de la direction de la sureté dans lesquelles aucun patronyme négro-africain n’a figuré, ont suscité, à juste titre, un tollé. Cette fois, il ne fallait plus chercher loin, la preuve était là pour étayer un discours longtemps entretenu par « quelque chapelle ».
Aujourd’hui, qui aurait tort d’indexer l’Etat ? Qui n’accorderait crédit à certaines sirènes ? Sinon comment s’expliquer qu’aucun élément négro-africain émanant des communautés Pulaar, Soninké, Wolof n’ait pu être promu au même titre que ses autres confrères de la communauté arabe pour assurer notre sécurité ? Et l’on en vient à se demander, à la lumière des dernières mutations, si certains concitoyens sont plus prédestinés à certaines fonctions que d’autres. Aurait-on plus confiance en eux que d’autres dans quelque cercle?
Le récent démenti apporté par les autorités administratives peine encore à être crédité et d’innombrables questions continuent à tarauder l’esprit de bon nombre de nos concitoyens, toutes composantes confondues et ces questions-ci exigent des réponses claires et urgentes à même de dissiper le doute qui commence à s’installer.
Ce dont personne ne doute est qu’un pays se construit à plusieurs. Nul n’est ou ne saurait être de trop. La pierre de chacun est utile et contribue à consolider davantage l’édifice national, d’où l’intérêt de ratisser large et de ne pas chercher à exclure ou marginaliser. Encore pire, ne pas circonscrire les mutations dans un cadre restreint, au point de les limiter à un clan ou aux siens.
Que les auteurs de telles dérives comprennent que la Mauritanie est « une », mais « plurielle », ce qui constitue un atout assez enviable de nos jours. Qu’ils comprennent aussi qu’elle ne se fera pas sans l’ensemble de ses communautés.
La Mauritanie ne saurait être exclusivement «arabe» ou «négro-africaine». Elle a un passé dont elle ne peut se départir du jour au lendemain. Ses meilleurs cadres sont dans leur majorité, n’en déplaise à certains, francophones (d’origines négro-africaine et arabe) et subissent une marginalisation de plus en plus intolérable. Ajoutez à cela qu’elle s’est fait amputer de ses cadres de l’Opposition en ne les impliquant pas comme il se doit.
Nous sommes désormais nombreux à nous interroger s’il y a des conseillers dans nos administrations pour nous épargner de telles « bévues », pour ne pas dire « dérives » de nature à hypothéquer notre cohésion nationale. Qu’ils conseillent ou qu’ils rendent le tablier s’ils ne peuvent, le cas échéant, contrarier quelque décideur pour le salut de la république. Mais que chacun se souvienne que les gouvernements vont et viennent et les peuples ont une mémoire d’éléphant.
Malgré tous ces couacs, nous continuons de nourrir l’espoir que nos administrations se ressaisiront pour loger l’ensemble de leurs administrés à la même enseigne, abstraction faite de leur appartenance communautaire ou raciale.
Que Dieu bénisse la Mauritanie et préserve son unité.
Pr DIAWARA CHEIKH ABDELKADER
Source : ALAKHBAR
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