Le 31 décembre 2012, aux environs de 21 heures, l’enceinte de la TVM grouille de monde. Une véritable ambiance d’un Id El Kébir. Les boubous de toutes les couleurs et de toutes les coutures. Quelques voiles, cinq à six. L’occasion :
La Télévision de Mauritanie a décidé pour célébrer la fin d’année d’organiser un dîner débat et d’y inviter toutes les composantes de la classe politique. La majorité présidentielle, l’opposition dans ses deux versions, les syndicats, les organisations de défense des droits humains, la presse et quelques personnalités appelées pompeusement personnes ressources. Finalement aucun représentant de la COD (Coordination de l’Opposition Démocratique) qui aurait au dernier moment décliné l’invitation, ne serait de la fête. Selon le présentateur, les invités devaient échanger sur l’année qui finit. Une sorte de bilan politique, social et économique de douze mois de prestations d’un gouvernement sur lequel les avis sont mitigés. Cinq à six ministres de celui-ci étaient là : Habitat et Urbanisme, Economie et développement, Santé, Fonction publique, Mines et industries et communication. Sur la soixantaine de présents, une quarantaine au moins était de l’UPR : Direction, cadres et autres. Le reste était constitué des Président de la CAP, notamment Boidiel Ould Houmeid d’El Wiam, Dr Abdesselam Ould Horma du député Bedahiya Ould Sba’i. Côté droits de l’homme, il y avait Boubacar Messoud de Sos Esclaves et Aminetou Mint Ely de AFCF (Association des Femmes Chefs de Ménages) en plus des secrétaires généraux de la CGTM (Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie), de la CLTM (Confédération Libre des Travailleurs de Mauritanie) et de l’UTM (Union des Travailleurs de Mauritanie). Premier intervenant, le ministre Sidi Ould Tah qui a naturellement présenté une situation idyllique du pays en rappelant que la BCM regorge d’argent pour 960 millions de dollars et que le Trésor public en dispose aussi en quantité jamais atteinte depuis la création du pays et que l’indice de croissance dépasse 6% (6,2% exactement) et que les rapports des institutions financières internationales sont flatteurs. Alors, selon lui tout va très bien en Mauritanie depuis le coup d’état du 6 août 2008. Autres interventions comme celle d’Aminetou Mint Ely qui a regretté que la composition de l’assistance ne reflète pas le vrai visage de la Mauritanie. Avant elle, le Président Boidiel a apporté quelques éclaircissements sur l’intervention du ministre du développement en précisant que les chiffres fournis par celui-ci sont bruts et ne traduisent pas la réalité de la situation économique du pays. L’ancien ministre d’Ould Taya a émis quelques réserves sur le programme Emel 2012 qui devait selon son avis s’inspirer de celui de 2003 organisé pour face à une vague de froid qui a failli décimer le cheptel. Certains députés de la majorité comme Khalil Ould Teyib ont intervenu. Selon le transfuge de l’APP redevenu de loin le plus grand soutien du Président Aziz :
Tout va bien sur tous les plans. Le pays vient d’être élu (mais le député ne sait pas à quoi). Il se retourne sur son voisin de chaise pour lui demander élu à quoi ? Ridicule. Le vice Président de l’UPR, son chargé des affaires politiques, respectivement Mohamed Yahya Ould Horma et Mohamed Mahmoud Ould Jaavar sont revenus sur le dialogue de septembre 2011 et ses résultats. De temps à autre, quelques incompréhensions émaillent les débats. Le journaliste Ould Zouein a qualifié de non honorable l’opposition des députés de la majorité à un amendement demandant de faire passer la subvention accordée à la presse de 200 millions à 1 milliard. Vive réaction du député Khalil Ould Teyib qui a demandé que le journaliste retire son mot et s’excuse. Dans l’ensemble, rien de particulièrement nouveau. Une majorité pour qui tout est normal avec les mêmes litanies de routes bitumées, réhabilitation des quartiers précaires de Nouakchott et de Nouadhibou, indice de croissance, caisses de l’Etat pleines d’argent, augmentation des salaires, lutte contre la gabegie, une armée suréquipée etc. Une opposition pour qui rien ne va.
Cette opposition, dont la vision est aux antipodes de celle de la majorité, prend le dessus à toutes les occasions et à tous les niveaux. Ce que personne ne peut contester est que ce n’est pas par l’invective et le manque de mesure que les pays se construisent. Ni les vœux pieux ne servent à rien et encore moins les déclarations d’intention. Le développement des peuples se jauge à l’aune de l’impact des réalisations sur leurs conditions de vie et non aux gloussements hystériques d’une poignée de privilégiés dont l’objectif est de se maintenir dans leur petite forteresse de faveurs souvent indues et malhonnêtement acquises en prenant bien soin de hausser la tête au gré de la volonté de leur vénéré chef.
Sneiba
La Télévision de Mauritanie a décidé pour célébrer la fin d’année d’organiser un dîner débat et d’y inviter toutes les composantes de la classe politique. La majorité présidentielle, l’opposition dans ses deux versions, les syndicats, les organisations de défense des droits humains, la presse et quelques personnalités appelées pompeusement personnes ressources. Finalement aucun représentant de la COD (Coordination de l’Opposition Démocratique) qui aurait au dernier moment décliné l’invitation, ne serait de la fête. Selon le présentateur, les invités devaient échanger sur l’année qui finit. Une sorte de bilan politique, social et économique de douze mois de prestations d’un gouvernement sur lequel les avis sont mitigés. Cinq à six ministres de celui-ci étaient là : Habitat et Urbanisme, Economie et développement, Santé, Fonction publique, Mines et industries et communication. Sur la soixantaine de présents, une quarantaine au moins était de l’UPR : Direction, cadres et autres. Le reste était constitué des Président de la CAP, notamment Boidiel Ould Houmeid d’El Wiam, Dr Abdesselam Ould Horma du député Bedahiya Ould Sba’i. Côté droits de l’homme, il y avait Boubacar Messoud de Sos Esclaves et Aminetou Mint Ely de AFCF (Association des Femmes Chefs de Ménages) en plus des secrétaires généraux de la CGTM (Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie), de la CLTM (Confédération Libre des Travailleurs de Mauritanie) et de l’UTM (Union des Travailleurs de Mauritanie). Premier intervenant, le ministre Sidi Ould Tah qui a naturellement présenté une situation idyllique du pays en rappelant que la BCM regorge d’argent pour 960 millions de dollars et que le Trésor public en dispose aussi en quantité jamais atteinte depuis la création du pays et que l’indice de croissance dépasse 6% (6,2% exactement) et que les rapports des institutions financières internationales sont flatteurs. Alors, selon lui tout va très bien en Mauritanie depuis le coup d’état du 6 août 2008. Autres interventions comme celle d’Aminetou Mint Ely qui a regretté que la composition de l’assistance ne reflète pas le vrai visage de la Mauritanie. Avant elle, le Président Boidiel a apporté quelques éclaircissements sur l’intervention du ministre du développement en précisant que les chiffres fournis par celui-ci sont bruts et ne traduisent pas la réalité de la situation économique du pays. L’ancien ministre d’Ould Taya a émis quelques réserves sur le programme Emel 2012 qui devait selon son avis s’inspirer de celui de 2003 organisé pour face à une vague de froid qui a failli décimer le cheptel. Certains députés de la majorité comme Khalil Ould Teyib ont intervenu. Selon le transfuge de l’APP redevenu de loin le plus grand soutien du Président Aziz :
Tout va bien sur tous les plans. Le pays vient d’être élu (mais le député ne sait pas à quoi). Il se retourne sur son voisin de chaise pour lui demander élu à quoi ? Ridicule. Le vice Président de l’UPR, son chargé des affaires politiques, respectivement Mohamed Yahya Ould Horma et Mohamed Mahmoud Ould Jaavar sont revenus sur le dialogue de septembre 2011 et ses résultats. De temps à autre, quelques incompréhensions émaillent les débats. Le journaliste Ould Zouein a qualifié de non honorable l’opposition des députés de la majorité à un amendement demandant de faire passer la subvention accordée à la presse de 200 millions à 1 milliard. Vive réaction du député Khalil Ould Teyib qui a demandé que le journaliste retire son mot et s’excuse. Dans l’ensemble, rien de particulièrement nouveau. Une majorité pour qui tout est normal avec les mêmes litanies de routes bitumées, réhabilitation des quartiers précaires de Nouakchott et de Nouadhibou, indice de croissance, caisses de l’Etat pleines d’argent, augmentation des salaires, lutte contre la gabegie, une armée suréquipée etc. Une opposition pour qui rien ne va.
Cette opposition, dont la vision est aux antipodes de celle de la majorité, prend le dessus à toutes les occasions et à tous les niveaux. Ce que personne ne peut contester est que ce n’est pas par l’invective et le manque de mesure que les pays se construisent. Ni les vœux pieux ne servent à rien et encore moins les déclarations d’intention. Le développement des peuples se jauge à l’aune de l’impact des réalisations sur leurs conditions de vie et non aux gloussements hystériques d’une poignée de privilégiés dont l’objectif est de se maintenir dans leur petite forteresse de faveurs souvent indues et malhonnêtement acquises en prenant bien soin de hausser la tête au gré de la volonté de leur vénéré chef.
Sneiba
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