Enlisée dans les profondeurs abyssales d’une crise politique dans laquelle se trouve plongé le pays malgré un simulacre de dialogue politique, frappée par une autre crise alimentaire contre laquelle un plan d’urgence « Emel 12 » a été lancé tambour battant et dont les seules résonances qui se font entendre sont des cris de détresse d’une opération livrée à l’appétit de gros privilégiés, la Mauritanie attend avec incertitudes dans quelle direction ces aventures vont la conduire.
Au moment où le gouvernement s’engage dans des réformes multisectorielles qui ne dépassent pas encore le stade de la théorie, la demande sociale se fait de plus en plus forte, les prix des denrées de première nécessité flambent.
Un environnement précaire se dessine et le bateau gouvernemental tangue dans les mares d’incertitudes. Comment réorienter le gouvernail pour que le pays entier soit sauvé d’un naufrage politique d’abord, et social ensuite. Le président Aziz a marqué une longue pause d’indifférence au sortir de l’élection présidentielle avant de se résoudre à concocter un dialogue politique qui a réuni une partie de l’opposition avec au final des amendements parlementaires à l’endroit de la constitution. Les acteurs politiques se livrent à des guéguerres éternelles plongeant le pays dans une impasse. Pendant ce temps la situation va de mal en pis ; et pour seule solution les camps en confrontation s’accusent tout en cherchant à avoir raison aux yeux du peuple. Le gouvernement est resté quant à lui figé sur les mêmes réponses à la demande sociale de plus en plus forte. Avec le recours aux plans d’urgences pour atténuer les problèmes liés à la suivie.
Les facteurs d’accumulation se multiplient à mesure que la gestion du quotidien des mauritaniens se fait avec les mêmes mesures politiques conçus juste pour démentir les critiques de l’opposition. Quand la COD crie à la montée des prix, le pouvoir crée des boutiques témoin à ces tarifs réduits. Quand c’est la menace de famine qui couve, un plan d’urgence est lancé à coup de milliards d’um pour des résultats insignifiants. Quand c’est l’éducation qui est mise en cause, le remède est obtenu par la tenue d’Etats généraux sur l’éducation qui se transforment en simples ateliers de production de rapports. Quand la santé va mal, » les médecins se mettent au chevet du malade jusqu’à ce qu’il « reprenne ses esprits ».
En définitive tous les problèmes sont envisagés par des solutions « prêts à porter » qui deviennent inadéquates si le mal évolue. Il est nécessaire de marquer une pause pour redresser l’ensemble des dysfonctionnements à travers une stratégie globale prenant en compte l’environnement structurel dans lequel l se trouve le pays. Il faut surtout gagner du temps en se mettant au travail pour améliorer la situation économique et sociale de la Mauritanie.
Tout le reste ouvre la voie à la polémique malsaine qui devient un moyen de refuge pour l’ensemble des acteurs qui exploitent chacun à sa manière la misère du peuple. C’est bien dommage !
Cheikh Tidiane Dia
renovateur
Au moment où le gouvernement s’engage dans des réformes multisectorielles qui ne dépassent pas encore le stade de la théorie, la demande sociale se fait de plus en plus forte, les prix des denrées de première nécessité flambent.
Un environnement précaire se dessine et le bateau gouvernemental tangue dans les mares d’incertitudes. Comment réorienter le gouvernail pour que le pays entier soit sauvé d’un naufrage politique d’abord, et social ensuite. Le président Aziz a marqué une longue pause d’indifférence au sortir de l’élection présidentielle avant de se résoudre à concocter un dialogue politique qui a réuni une partie de l’opposition avec au final des amendements parlementaires à l’endroit de la constitution. Les acteurs politiques se livrent à des guéguerres éternelles plongeant le pays dans une impasse. Pendant ce temps la situation va de mal en pis ; et pour seule solution les camps en confrontation s’accusent tout en cherchant à avoir raison aux yeux du peuple. Le gouvernement est resté quant à lui figé sur les mêmes réponses à la demande sociale de plus en plus forte. Avec le recours aux plans d’urgences pour atténuer les problèmes liés à la suivie.
Les facteurs d’accumulation se multiplient à mesure que la gestion du quotidien des mauritaniens se fait avec les mêmes mesures politiques conçus juste pour démentir les critiques de l’opposition. Quand la COD crie à la montée des prix, le pouvoir crée des boutiques témoin à ces tarifs réduits. Quand c’est la menace de famine qui couve, un plan d’urgence est lancé à coup de milliards d’um pour des résultats insignifiants. Quand c’est l’éducation qui est mise en cause, le remède est obtenu par la tenue d’Etats généraux sur l’éducation qui se transforment en simples ateliers de production de rapports. Quand la santé va mal, » les médecins se mettent au chevet du malade jusqu’à ce qu’il « reprenne ses esprits ».
En définitive tous les problèmes sont envisagés par des solutions « prêts à porter » qui deviennent inadéquates si le mal évolue. Il est nécessaire de marquer une pause pour redresser l’ensemble des dysfonctionnements à travers une stratégie globale prenant en compte l’environnement structurel dans lequel l se trouve le pays. Il faut surtout gagner du temps en se mettant au travail pour améliorer la situation économique et sociale de la Mauritanie.
Tout le reste ouvre la voie à la polémique malsaine qui devient un moyen de refuge pour l’ensemble des acteurs qui exploitent chacun à sa manière la misère du peuple. C’est bien dommage !
Cheikh Tidiane Dia
renovateur
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