Ces deux hommes ont beaucoup de choses qui les divisent et le peu de choses qui pouvait les unir risque d’être troublé par les aléas politiques qui profitent pleinement à un pouvoir qui a exploité les guéguerres entre les leaders de l’opposition qui hier ont cheminé dans des moments difficiles de combat contre un pouvoir autocratique.Entre Ahmed Daddah et Ould Boulkheir les incompatibilités d’humeur ont fini au fil des événements par se transformer en inimitiés avivées par les soubresauts d’une démocratie qui a faussé la route aux grands de ce paysage politique.
Il est vrai que la démocratie mauritanienne si imparfaite soit –elle a été l’œuvre de cette opposition traditionnelle qui a bravé les répressions pour la mettre en orbite. Malheureusement pour cette classe politique, c’est toujours un troisième larron qui se saisit de l’occasion pour cueillir le fruit mûr. Que serait alors la démocratie actuelle ou ce qui en tient lieu si ce n’était les longues années de sacrifices que les vieux éléphants ont consentis pour changer la situation. Mais à force de se tirailler pour le poste de leadership ces hommes ont fait le jeu de ceux qui attendaient le bon moment pour s’introduire. Cela est arrivé quand sentant que le régime de Taya s’est usé par des années de confrontation avec l’opposition, les cavaliers de changement ont fit vaciller un pouvoir en état avancé de délabrement.
L’arbre ne tenant plus que par une racine sera déboulonné par le coup d’Etat orchestré par les CMJD. L’occasion a été d’or pour ceux qui voulaient barrer le chemin à cette opposition toujours coléreuse et peu stratège pour arriver au pouvoir. On est tenté de dire que n’eût été Daddah qui aura prêté main forte aux militaires, il serait difficile d’offrir le fauteuil au l’ex-chef de la junte bien à l’aise pour s’emparer du pouvoir en démettant Sidioca qui était là provisoirement par la volonté de l’armée des généraux. Ahmed Daddah gardera longtemps les mauvais souvenirs de cette allégeance accordée aux militaires par un chef de file d’une e opposition démocratique. Non seulement cette attitude du leader du RFD était une réaction vindicative à l’encontre de Messaoud qui avait su prêter ses voix à Sidioca au 2ème tour et qui avait obtenu comme ristourne de son alliance des portefeuilles ministériels et le perchoir de l’assemblée nationale. Ce qu’Ould Daddah n’avait pas pu digérer. Ould Boulkheir était devenu l’ennemi à abattre.
Les deux hommes étaient sur toute la ligne distants même quand au fort de la crise politique ils s’étaient retrouvés au sein du FNDD et plus tard à la COD. Derrière ce conflit Messaoud/Daddah on y voyait tantôt des préjugés sociaux, tantôt des crises de confiance politiques. L’opposition a payé certainement le prix de cette longue adversité entre ces deux gros calibres en perdant à chaque fois l’un d’eux selon les contextes politiques. Hier Ahmed s’était écarté du chemin de ses alliés de l’opposition radicale, et aujourd’hui c’est le tour de Messaoud de faire fausse route avec la COD. C’est le destin qui continue d’accompagner le parcours de ces deux figures emblématique du combat politique…
Cheikh Tidiane Dia
renovateur
Il est vrai que la démocratie mauritanienne si imparfaite soit –elle a été l’œuvre de cette opposition traditionnelle qui a bravé les répressions pour la mettre en orbite. Malheureusement pour cette classe politique, c’est toujours un troisième larron qui se saisit de l’occasion pour cueillir le fruit mûr. Que serait alors la démocratie actuelle ou ce qui en tient lieu si ce n’était les longues années de sacrifices que les vieux éléphants ont consentis pour changer la situation. Mais à force de se tirailler pour le poste de leadership ces hommes ont fait le jeu de ceux qui attendaient le bon moment pour s’introduire. Cela est arrivé quand sentant que le régime de Taya s’est usé par des années de confrontation avec l’opposition, les cavaliers de changement ont fit vaciller un pouvoir en état avancé de délabrement.
L’arbre ne tenant plus que par une racine sera déboulonné par le coup d’Etat orchestré par les CMJD. L’occasion a été d’or pour ceux qui voulaient barrer le chemin à cette opposition toujours coléreuse et peu stratège pour arriver au pouvoir. On est tenté de dire que n’eût été Daddah qui aura prêté main forte aux militaires, il serait difficile d’offrir le fauteuil au l’ex-chef de la junte bien à l’aise pour s’emparer du pouvoir en démettant Sidioca qui était là provisoirement par la volonté de l’armée des généraux. Ahmed Daddah gardera longtemps les mauvais souvenirs de cette allégeance accordée aux militaires par un chef de file d’une e opposition démocratique. Non seulement cette attitude du leader du RFD était une réaction vindicative à l’encontre de Messaoud qui avait su prêter ses voix à Sidioca au 2ème tour et qui avait obtenu comme ristourne de son alliance des portefeuilles ministériels et le perchoir de l’assemblée nationale. Ce qu’Ould Daddah n’avait pas pu digérer. Ould Boulkheir était devenu l’ennemi à abattre.
Les deux hommes étaient sur toute la ligne distants même quand au fort de la crise politique ils s’étaient retrouvés au sein du FNDD et plus tard à la COD. Derrière ce conflit Messaoud/Daddah on y voyait tantôt des préjugés sociaux, tantôt des crises de confiance politiques. L’opposition a payé certainement le prix de cette longue adversité entre ces deux gros calibres en perdant à chaque fois l’un d’eux selon les contextes politiques. Hier Ahmed s’était écarté du chemin de ses alliés de l’opposition radicale, et aujourd’hui c’est le tour de Messaoud de faire fausse route avec la COD. C’est le destin qui continue d’accompagner le parcours de ces deux figures emblématique du combat politique…
Cheikh Tidiane Dia
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