DECLARATAION : Coordination des Organisations de réfugiés Mauritaniens au Sénégal (CORMS)



DECLARATAION : Coordination des Organisations de réfugiés Mauritaniens au Sénégal (CORMS)
il  y'a un  an déjà, suite  un accident de circulation, notre regretté Bachir Ndongo avait succombé à son hémorragie externe de douze(12) jours par la négligence  de l'hopital de St Louis, le manque  de considération aux réfugiés par le  HCR et  l'OFADEC. 
Ainsi notre coordination rend hommage  à son premier Martyr  FEU Bachir Ndongo et  FEU Docteur Bamba DIOP  secrétaire Général du CAPREC  Thiès. 


Après un quart de siècle de séjour au Sénégal et au Mali, les réfugiés Mauritaniens continuent de subir les affres de la vie et les manquements liés aux graves violations des droits de l’homme. 
L’accord tripartite sensé faciliter et promouvoir la résolution du dossier est allégrement violé, bafoué particulièrement par la Mauritanie.  
D’abord des réfugiés candidats au retour enregistrés pour cette opération sont délibérément bloqués par les autorités mauritaniennes. 
Pire la dissolution, de l’ANAIR (l’Agence National de l’Appui d’Insertion des Réfugiés) par le président Mauritanien, montre la volonté affichée de l’Etat à se débarrasser du dossier des réfugiés. 
Rien ne peut justifier cet acte sinon denier à ces fils du pays leur droit le plus élémentaire. 
Pour ce qu’est de la situation des rapatriés sous la conduite du Haut Commissariat aux réfugiés (HCR), ils sont devenus réfugiés dans leur propre pays. 
Habitations inadéquates sans tenir compte des us, coutumes et souvent éloignés des centres villes, ces compatriotes sont laissés en eux même dans le désarroi, la désolation et le dénuement total. 
Pire certains qui ont demandé la restitution de leurs terres ont été menacés, torturés et mis en prison. 
Ces pauvres réfugiés sont mis en l’écart des opérations d’enrôlement racial visant à marginaliser la communauté noire pourtant majoritaire.  
Selon le rapport de FONADH (Forum national des organisations des droits de l’homme), sur les 24000 rapatriés, 6000 seulement ont pu être enrôlés. 
 
Cette situation explosive ne favorise ni un retour sain des réfugiés ni leur épanouissement dans un environnement convivial gage d’un développement durable et apaisé pour tous. 
Concernant les réfugiés Maliens, ils sont laissés à eux-mêmes  et vivent aussi dans des conditions précaires. 
  
Prés d’un quart de siècle la mauvaise volonté des gouvernements du Sénégal et de la Mauritanie dans le règlement du dossier des réfugiés est banalisée purement et simplement au profit des relations diplomatiques. Si non comment comprendre qu’une communauté de réfugiés puisse  organiser une grève de la faim de plus six mois sans qu’aucune autorité compétente ne daigne la recevoir. C’est dans cette situation dramatique, qu’un brave réfugié Mauritanien dénommé Bachirou Ndongue a perdu la vie suite à un accident ;  le HCR et l’OFADEC informés refusent d’assistance à une personne en danger : Ils l’ont encore tué... 
Pour les Réfugiés  encore installés dans les pays d’accueil, la situation se détériore et s’aggrave de jour en jour. Les programmes mis en place pour la recherche de solutions durables ont fortement baissés en quantité et en qualité et souvent arrêtés. 
 
 
 
Plus grave encore compte tenu de la sensibilité du dossier, les allusions tendancieuses voient le jour : d’une mutuelle de santé et de l’intégration locale sans aucun accompagnement sont mises en jour. 

Les slogans : Santé pour tous ! Et Education pour tous ! Sont de mots creux pour les réfugiés. 
Les Réfugiés Mauritaniens souffrent terriblement de cette situation intenable. 
Depuis plus de sept ans les réfugiés Mauritaniens au Sénégal sont pour la plus part en liberté provisoire. Dans ce cadre, nous interpellons le gouvernement du Sénégal à continuer la délivrance des cartes d’Identité biométriques. 
Cette situation délibérément voulue par les pays d’asile viole les conventions et protocoles régissant la vie des réfugiés.  
Trop ! C’est Trop ! 

Les femmes réfugiées vivent douloureusement cette situation et exigent une plus grande considération de leurs doléances dans la recherche des solutions durables. Mais aussi les étudiants ayant terminé leur formation, n’arrivent pas toujours à trouver un emploi, donc leur situation ne fait qu’empirer. 

Devenus chef de ménage et souvent vivant seules, cette moitié oubliée attend plus d’actions concrètes de la part de la Communauté Internationale. 
Enfin, la communauté des réfugiés au Sénégal et Au Mali appelle à une plus grande mobilisation pour relever ces défis voulant étouffer, noyer et faire oublier sa cause. 



Fait à Dakar ce 20 Juin 2013 
 


Le COORDINATEUR 


ALDIOUMA CISSOKHO 
 
 
 
 
 
 
  
Contact : E-mail :coordorganisation@yahoo.fr / Tél : 77186 74 41 - 775151956 - 775332303

Jeudi 20 Juin 2013
Boolumbal Boolumbal
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