Les partis membres de la Coordination de l’opposition démocratique (COD) ont organisé hier une conférence de presse au cours de laquelle ils ont commenté l’intervention du président Mohamed Ould Abdel Aziz sur ce qu’il a appelé " sa disponibilité constante au dialogue ". Très vite, ces propos ont été commentés comme un désaveu public des résultats du dialogue tant galvaudé entre la majorité et une partie de l’opposition.
Exception faite de Ahmed Ould Daddah en déplacement à l’étranger, tous les leaders de la COD étaient au rendez-vous hier à la conférence de presse organisée au siège du Plej de Ba Mamadou Alassane. L’occasion pour la Coordination de l’opposition démocratique (COD) de considèrer que le président Mohamed Ould Abdel Aziz a reconnu implicitement l’existence d’une crise politique profonde en Mauritanie. La COD qui animait hier une conférence de presse était revenue sur une déclaration faite par Ould Abdel Aziz en marge d’une visite qu’il effectuait à l’hôpital Mère et Enfant et au cours de laquelle, il avait exprimé sa disponibilité constante au dialogue. L’opposition a vu dans cette déclaration un désaveu cinglant au dialogue qui a été organisé il y a quelques mois entre la majorité et une partie de l’opposition. La COD considère que de tels aveux doivent les inciter à redoubler d’efforts et à intensifier le combat pour bouter dehors le régime militaire en place.
Pour Bâ Mamadou Alassane, président en exercice de la COD et président du PLEJ (Parti pour la liberté, l’égalité et la justice), le discours de Mohamed Ould Abdel Aziz par rapport au dialogue, à la lumière de la tournée que l’opposition vient d’effectuer à l’intérieur du pays, s’explique désormais par l’impopularité du discours officiel au niveau des populations et le peu de crédibilité qu’elles attachent au régime militaire en place. Selon Bâ Mamadou Alassane, la conférence de presse que la COD a animée hier, vient couronner la tournée politique que l’opposition vient d’achever sur le plan national et les activités annexes organisées depuis lors. Selon lui, la visite que les partis membres de la COD viennent d’effectuer à l’intérieur du pays ont permis de découvrir la situation dramatique dans laquelle vivent les populations ainsi que la déliquescence du pays dans tous compartiments, notamment l’aggravation de la pauvreté et de la misère, la désuétude des services de santé et de l’enseignement, la viduité des réalisations galvaudées par les soutiens du régime. Bâ Mamadou Alassane souligne que la désuétude enregistré à tous les niveaux s’explique par la recrudescence de la gabegie et de la mauvaise gouvernance, la répartition inégale des richesses, précisant que "Mohamed Ould Abdel Aziz continue de tromper le peuple mauritanien par des slogans creux".
Résultat, selon Bâ Mamadou Alassane, les populations qui avaient soutenu Mohamed Ould Abdel Aziz sont aujourd’hui les premiers à décrier son régime.
De son côté, Mohamed Jemil Mansour, président du parti Tawassoul, a déclaré que l’appel de Mohamed Ould Abdel Aziz pour le dialogue rejoint la certitude ancrée au niveau de la COD que le dialogue est la meilleure solution de résolution des crises et des conflits dans tout système démocratique qui se respecte. "Seulement, dira-t-il, le dialogue n’a aucun sens si l’appareil d’Etat continue à réprimer les manifestations pacifiques, si les détentions arbitraires deviennent la règle et non l’exception, si l’administration est militarisée et mise au pas au service du régime et si les médias publics continuent d’être les porte-parole du pouvoir en place".
Selon lui, la COD souhaite l’organisation d’un dialogue politique qui mette fin à l’exercice militaire du pouvoir et à la personnalisation de la République, un dialogue qui aboutisse à l’instauration d’un système démocratique assurant une pacifique alternance au pouvoir. Un tel dialogue qui respecte ses principes de base est possible selon Jemil Mansour, mais un dialogue qui dévie de ce canevas perd toute crédibilité et partant devient non souhaitable. D’autres intervenants ont développé des idées allant dans le même sens, tel le vice-président de l’UFP, Mohamed Moustapha Ould Bedredine.
La conférence qui s’est déroulée au siège de l’UNAD a également abordé d’autres questions d’ordre national, telle la politique étrangère de la Mauritanie, notamment avec les pays voisins comme le Sénégal et le Mali qui vivent des crises graves ces jours-ci. La récente déclaration du ministre des Affaires étrangères sur le conflit au Mali a été particulièrement critiquée , notamment sa prise de position au profit des Touarégues, confrontés depuis quelques temps à l’armée régulière malienne. Selon la COD, les propos du ministre constituent une flagrante ingérence dans les affaires intérieures d’un pays voisin auquel nous lient beaucoup d’intérêts. Pour certains leaders de l’opposition, il s’agirait même d’un acte de guerre contre le Mali, à l’heure où la sagesse dicte une stricte neutralité dans ce conflit, surtout en cette période dure de sécheresse où les éleveurs mauritaniens ont grandement besoin des pâturages maliens.
Cheikh Aïdara.
Authentique
Exception faite de Ahmed Ould Daddah en déplacement à l’étranger, tous les leaders de la COD étaient au rendez-vous hier à la conférence de presse organisée au siège du Plej de Ba Mamadou Alassane. L’occasion pour la Coordination de l’opposition démocratique (COD) de considèrer que le président Mohamed Ould Abdel Aziz a reconnu implicitement l’existence d’une crise politique profonde en Mauritanie. La COD qui animait hier une conférence de presse était revenue sur une déclaration faite par Ould Abdel Aziz en marge d’une visite qu’il effectuait à l’hôpital Mère et Enfant et au cours de laquelle, il avait exprimé sa disponibilité constante au dialogue. L’opposition a vu dans cette déclaration un désaveu cinglant au dialogue qui a été organisé il y a quelques mois entre la majorité et une partie de l’opposition. La COD considère que de tels aveux doivent les inciter à redoubler d’efforts et à intensifier le combat pour bouter dehors le régime militaire en place.
Pour Bâ Mamadou Alassane, président en exercice de la COD et président du PLEJ (Parti pour la liberté, l’égalité et la justice), le discours de Mohamed Ould Abdel Aziz par rapport au dialogue, à la lumière de la tournée que l’opposition vient d’effectuer à l’intérieur du pays, s’explique désormais par l’impopularité du discours officiel au niveau des populations et le peu de crédibilité qu’elles attachent au régime militaire en place. Selon Bâ Mamadou Alassane, la conférence de presse que la COD a animée hier, vient couronner la tournée politique que l’opposition vient d’achever sur le plan national et les activités annexes organisées depuis lors. Selon lui, la visite que les partis membres de la COD viennent d’effectuer à l’intérieur du pays ont permis de découvrir la situation dramatique dans laquelle vivent les populations ainsi que la déliquescence du pays dans tous compartiments, notamment l’aggravation de la pauvreté et de la misère, la désuétude des services de santé et de l’enseignement, la viduité des réalisations galvaudées par les soutiens du régime. Bâ Mamadou Alassane souligne que la désuétude enregistré à tous les niveaux s’explique par la recrudescence de la gabegie et de la mauvaise gouvernance, la répartition inégale des richesses, précisant que "Mohamed Ould Abdel Aziz continue de tromper le peuple mauritanien par des slogans creux".
Résultat, selon Bâ Mamadou Alassane, les populations qui avaient soutenu Mohamed Ould Abdel Aziz sont aujourd’hui les premiers à décrier son régime.
De son côté, Mohamed Jemil Mansour, président du parti Tawassoul, a déclaré que l’appel de Mohamed Ould Abdel Aziz pour le dialogue rejoint la certitude ancrée au niveau de la COD que le dialogue est la meilleure solution de résolution des crises et des conflits dans tout système démocratique qui se respecte. "Seulement, dira-t-il, le dialogue n’a aucun sens si l’appareil d’Etat continue à réprimer les manifestations pacifiques, si les détentions arbitraires deviennent la règle et non l’exception, si l’administration est militarisée et mise au pas au service du régime et si les médias publics continuent d’être les porte-parole du pouvoir en place".
Selon lui, la COD souhaite l’organisation d’un dialogue politique qui mette fin à l’exercice militaire du pouvoir et à la personnalisation de la République, un dialogue qui aboutisse à l’instauration d’un système démocratique assurant une pacifique alternance au pouvoir. Un tel dialogue qui respecte ses principes de base est possible selon Jemil Mansour, mais un dialogue qui dévie de ce canevas perd toute crédibilité et partant devient non souhaitable. D’autres intervenants ont développé des idées allant dans le même sens, tel le vice-président de l’UFP, Mohamed Moustapha Ould Bedredine.
La conférence qui s’est déroulée au siège de l’UNAD a également abordé d’autres questions d’ordre national, telle la politique étrangère de la Mauritanie, notamment avec les pays voisins comme le Sénégal et le Mali qui vivent des crises graves ces jours-ci. La récente déclaration du ministre des Affaires étrangères sur le conflit au Mali a été particulièrement critiquée , notamment sa prise de position au profit des Touarégues, confrontés depuis quelques temps à l’armée régulière malienne. Selon la COD, les propos du ministre constituent une flagrante ingérence dans les affaires intérieures d’un pays voisin auquel nous lient beaucoup d’intérêts. Pour certains leaders de l’opposition, il s’agirait même d’un acte de guerre contre le Mali, à l’heure où la sagesse dicte une stricte neutralité dans ce conflit, surtout en cette période dure de sécheresse où les éleveurs mauritaniens ont grandement besoin des pâturages maliens.
Cheikh Aïdara.
Authentique
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