"En Mauritanie beaucoup de gens disent que l’esclavage a disparu et qu’il ne reste que des séquelles. Au niveau des militants de droit de l’homme, nous soutenons le contraire et estimons que ce phénomène existe et persiste malgré sa criminalisation" dixit Mme Aminetou Mint Moctar, Présidente de l’AFCF, lors de la conférence de presse qu’elle animée mardi dernier à l’IFM.
Abordant l’incriminalisation de l’esclavage, la conférencière dira qu’il n’y a pas que "la loi 2007-048 qui incrime ce phénomène, il y trois autres lois qui l’ont procédées sous le règne de feu Moctar Ould Daddah, puis de Haidalla".
" Malgré l’avancée économique et politique enregistré par le pays, l’esclavage persiste " martèlera Mme Aminetou. Selon elle "le phénomène persiste non seulement dans la mentalité des maîtres esclaves que dans celle des esclaves eux-mêmes".
Dans la même lancée, la présidente de l’AFCF devait indiquer en substance que les militants de droit de l’homme combattent l’esclavage par ascendance, celle héréditée de la mère, et non l’esclavage contemporain, celui de l’exploitation au travail.
Elle a ajouté que "ce phénomène existe dans toutes les communautés, mais il est plus visible dans la société arabo-berbère que dans la société négro-aricaine ".
Dans son exposé, elle dira qu’il y a eu beaucoup de cas d’esclavage portés devant la justice et dont les dossiers dorment dans des tiroirs, mais aussi au niveau de la gendarmerie, sans qu’il y ait des réponses.
Elle a affirmé l’existence d’une impunité dans le traitement des dossiers liés aux pratiques esclavagistes. Cela est due, selon Aminetou Mint El Mokhtar au fait que "la majorité de ceux qui appliquent les lois au niveau de l’administration et de la justice, sont des personnes qui possèdent des esclaves chez eux".
Pour elle, le plus important pour la société civile ce n’est pas le fait d’emprisonner les gens mais de montrer que cette pratique existe et que l’on doit sanctionner tous ceux qui le pratiquent.
Et d’ajouter : " Cette pratique inhumaine et dégradante ne peut plus exister dans un Etat de droit ".
Évoquant la problématique d’intégration de l’esclave libre, la conférencière a témoigné : " quand un esclave quitte chez lui, il se considère comme objet du maître ; il n’a pas la qualification pour obtenir un travail, il n’a pas d’interlocuteur, il a un faible esprit, il se croit toujours sous la domination et finalement il retourne chez ses maîtres ". Cette situation selon elle a toujours été combattue selon elle devant l’administration
À propos du fonds destiné aux séquelles de l’esclavage, Aminetou Mint Moctar a révélé que "ce fond n’a pas tenu en compte les esclaves, et n’a pas servi non plus à réparer les séquelles de l’esclavage". Bref conclue-t-elle, "nous ne pouvons parler d’aucune volonté pour éradiquer l’esclavage lui-même ".
Selon elle, le combat mené par les défenseurs des droits de l’homme et d’éradiquer ce phénomène qui constitue un frein pour le développement de la Mauritanie, un handicap à l’émancipation de la population et une atteinte à ses valeurs.
S’agissant du point de vue de l’islam sur la pratique esclavagiste, la conférencière a précisé : "l’Islam interdit les pratiques nuisibles, comme l’esclavage ". Selon elle, le problème est qu’aucun prêcheur ne dit clairement, au cours des prêches ou d’une conférence, que l’esclavage est interdit par la religion".
Enfin, Aminetou Mint Moctar a souligné que le discours des religieux doit s’adapter au condition de vie et à l’environnement moderne, à l’heure de la mondialisation et de l’Etat de droit.
Cheikh Oumar N’Diaye.
Abordant l’incriminalisation de l’esclavage, la conférencière dira qu’il n’y a pas que "la loi 2007-048 qui incrime ce phénomène, il y trois autres lois qui l’ont procédées sous le règne de feu Moctar Ould Daddah, puis de Haidalla".
" Malgré l’avancée économique et politique enregistré par le pays, l’esclavage persiste " martèlera Mme Aminetou. Selon elle "le phénomène persiste non seulement dans la mentalité des maîtres esclaves que dans celle des esclaves eux-mêmes".
Dans la même lancée, la présidente de l’AFCF devait indiquer en substance que les militants de droit de l’homme combattent l’esclavage par ascendance, celle héréditée de la mère, et non l’esclavage contemporain, celui de l’exploitation au travail.
Elle a ajouté que "ce phénomène existe dans toutes les communautés, mais il est plus visible dans la société arabo-berbère que dans la société négro-aricaine ".
Dans son exposé, elle dira qu’il y a eu beaucoup de cas d’esclavage portés devant la justice et dont les dossiers dorment dans des tiroirs, mais aussi au niveau de la gendarmerie, sans qu’il y ait des réponses.
Elle a affirmé l’existence d’une impunité dans le traitement des dossiers liés aux pratiques esclavagistes. Cela est due, selon Aminetou Mint El Mokhtar au fait que "la majorité de ceux qui appliquent les lois au niveau de l’administration et de la justice, sont des personnes qui possèdent des esclaves chez eux".
Pour elle, le plus important pour la société civile ce n’est pas le fait d’emprisonner les gens mais de montrer que cette pratique existe et que l’on doit sanctionner tous ceux qui le pratiquent.
Et d’ajouter : " Cette pratique inhumaine et dégradante ne peut plus exister dans un Etat de droit ".
Évoquant la problématique d’intégration de l’esclave libre, la conférencière a témoigné : " quand un esclave quitte chez lui, il se considère comme objet du maître ; il n’a pas la qualification pour obtenir un travail, il n’a pas d’interlocuteur, il a un faible esprit, il se croit toujours sous la domination et finalement il retourne chez ses maîtres ". Cette situation selon elle a toujours été combattue selon elle devant l’administration
À propos du fonds destiné aux séquelles de l’esclavage, Aminetou Mint Moctar a révélé que "ce fond n’a pas tenu en compte les esclaves, et n’a pas servi non plus à réparer les séquelles de l’esclavage". Bref conclue-t-elle, "nous ne pouvons parler d’aucune volonté pour éradiquer l’esclavage lui-même ".
Selon elle, le combat mené par les défenseurs des droits de l’homme et d’éradiquer ce phénomène qui constitue un frein pour le développement de la Mauritanie, un handicap à l’émancipation de la population et une atteinte à ses valeurs.
S’agissant du point de vue de l’islam sur la pratique esclavagiste, la conférencière a précisé : "l’Islam interdit les pratiques nuisibles, comme l’esclavage ". Selon elle, le problème est qu’aucun prêcheur ne dit clairement, au cours des prêches ou d’une conférence, que l’esclavage est interdit par la religion".
Enfin, Aminetou Mint Moctar a souligné que le discours des religieux doit s’adapter au condition de vie et à l’environnement moderne, à l’heure de la mondialisation et de l’Etat de droit.
Cheikh Oumar N’Diaye.
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