Intervenant : Mamadou Mar
Plan
Introduction
I/ Définitions
II/ Comparaison
III/ Synergie
Conclusion
Introduction
Pour introduire, je vais poser le thème en ces termes : le problème que nous allons traiter aujourd’hui est lié aux problèmes à la fois de la cohabitation. aux différentes revendications et aux intérêts des uns et des autres. Quel est l’état de cette cohabitation ? Pour comprendre l’état de cette cohabitation, il faut connaitre la position des uns et des autres. Quelle est la position des maures ? Leur position est qu’ils sont arabes et la Mauritanie est et doit rester arabe. Quelle est la position des négro-africains ? Ils sont noirs (constitués de peulhs, de soninkés, de harratines et de wolofs) et ils sont différents ; c’est leur seul tord. Les noirs n’ont pas problème avec la langue arabe ni avec les arabo-berbères. Ils veulent qu’on reconnaisse le principe de la diversité de la Mauritanie. Quelle est la position de l’Etat ? Il a une position partisane car elle protège sa communauté. Ce thème est aussi lié aux différentes revendications ; qui revendique quoi ? et aussi aux intérêts des uns et des autres ; qui veut quoi ?, qui a quoi ? et qui veut préserver quoi ?
Je reformule le sujet comme suit : Possibilité d’une révolution en Mauritanie comme celle de la Tunisie par la synergie des étudiants, des politiques, des mouvements, des ongs des Droits de l’Homme et la société civile.
Avant de répondre à cette interrogation, je tiens à préciser une chose. Mon intervention est un regard d’un citoyen ordinaire. J’aborde le sujet d’un point de vue général. C’est différent du regard que pourrait avoir un historien, un juriste ou un sociologue.
Je parlerai de la synergie à la fin de mon intervention.
I/ Définitions et exemples
Il est important de noter que le terme est difficile à définir parce qu’il est confondu avec d’autres termes à savoir révolte, soulèvements ou contestations
a- Révolution vient du latin : revolvere (« rouler en arrière ») et de l’italien : rivoltare (« retourner »). C’est un mouvement politique amenant ou tentant d’amener un changement brusque et en profondeur dans la structure politique et sociale d’un Etat. Exemple de la Révolution française de 1789. Et chez nous, la Révolution du fouta de 1776 de Thierno Souleymane Baal.
b- Révolte désigne la contestation par des groupes sociaux de mesures prises par les autorités en place sans que cette
contestation s’accompagnement nécessairement par une volonté de prendre le pouvoir.
II/ Comparaison
a- La révolution en Tunisie. Quelles sont les réalités de ce pays ? :
- un soulèvement du peuple et non des politiques
- Un peuple uni, debout avec une seule voix
- Peuple qui réclame la justice sociale
- L’objectif est souvent la chute du dictateur, sa capture ou son exécution.
Des contestations et des révoltes, il y ‘en a eu en Mauritanie qu’on pourrait appeler révolution ou par un autre terme. En ce qui me concerne, j’ai donné un nom à cette révolution. Vous allez découvrir le nom quand mon livre sortira.
b- Le cas de la Mauritanie. Quelles sont les réalités de ce pays ? Quelle est la particularité du pays ?
- les revendications ne sont pas les mêmes pour toutes les communautés.
- Ce n’est pas un soulèvement du peuple, mais d’une communauté. La communauté négro-africaine.
- Il y a une seule victime et c’est la communauté noire dans son intégralité.
- C’est elle et elle seule qui se révolte et qui revendique ses droits
- Les souffrances et les problèmes ne sont pas également les mêmes.
- L’objectif n’est pas la chute du pouvoir mais l’objectif c’est la fin d’un système fondé sur la ségrégation raciale, l’injustice et l’exclusion
- C’est un combat contre la discrimination raciale, contre le racisme et contre l’injustice.
- c’est le combat d’une seule communauté (la communauté négro-africaine) contre un système incarné par un pouvoir dictatorial et partisan qui protège sa communauté (la communauté blanche)
- c’est une communauté qui n’est pas pressée, qui avance doucement mais sûrement.
- c’est une communauté qui n’a pas la culture de la violence, ni celle de la haine et encore moins celle de la vengeance
- C’est une révolution qui est inscrite dans la durée et dans la constance
- C’est une révolution en douceur c'est-à-dire sans affrontement (ce n’est pas de peur ni de la passivité)
- L’objectif c’est pour retrouver sa liberté et sa dignité.
- En Mauritanie, la chute des dictateurs n’est pas la fin de nos problèmes. La preuve en est que, Ould Taya est parti mais nos problèmes sont toujours là.
- C’est un combat qui est en cours, il n’est pas achevé. Il sera achevé quand les objectifs seront atteints.
III/ La synergie
Comment marche la synergie ? La synergie marche quand il y a mêmes problèmes pour tous, mêmes revendications et mêmes objectifs. Synergie entre qui ?
-Les étudiants : lesquels ? Est-ce tous les étudiants mauritaniens ? Est-ce possible ? Est-ce seulement les étudiants négro-africains ? Le problème de la nationalité ne concerne que les négro-africains. Les étudiants maures sont-ils prêts à les soutenir ? La question de la nationalité ne se pose pas pour les maures parce qu’il n’y a pas de doute sur leur nationalité.
-Les politiques : nos politiques et nos cadres partagent t-ils nos opinions ?, sont-ils solidaires avec nous ? Je ne suis pas sûr. C’est bien d’être Ministre ou Directeur, c’est bien d’avoir des responsabilités, c’est normal d’être solidaire avec le gouvernement où l’on siège. Mais, c’est légitime de parler des problèmes de sa communauté quand on est nommé pour la représenter. Sont-ils prêts à renoncer à leurs intérêts personnels au profit de l’intérêt de la communauté ?
-Les mouvements : il s’agit de mouvements de contestation, de revendication ou de solidarité. Exemple le MTPN (‘’mouvement touche pas à ma nationalité’’). Ont-ils reçu le soutien du reste de la communauté ? Et de partout ?
-Ong des Droits de l’Homme; sont-ils tous sensibles aux problèmes des négro-africains ? Sont-ils prêts à les soutenir dans leur combat ? S’ils sont prêts à apporter leur soutien, ils sont toujours les bienvenues. Mais jusqu’où sont-ils prêts à aller dans leur soutien ? S’ils ne le sont pas, ils ne sont plus crédibles car le combat contre l’injustice et l’exclusion est légitime. Le combat contre l’esclavage est plus visible chez nos frères harratines ; mais ont-ils le soutien total des autres communautés. Le combat contre l’exclusion (question de la nationalité) est plus visible chez les peulhs et les wolofs ; ont-ils le soutien du reste de la population ? Je ne suis pas sûr.
-La société civile ; ce sont les autres organisations : exemple les syndicats, les ordres des avocats et le patronat ; sont-ils prêts à apporter leur soutien et leur solidarité aux luttes légitimes ? A toutes les luttes ? Jusqu’où sont-ils prêts à aller dans leur soutien ?
Conclusion
Après avoir énuméré tous les problèmes qui tournent autour de ce thème, d’autres interrogations se posent. Parmi ces interrogations, il y a :
-La question qui mérite d’être posée est la suivante : pourquoi cette révolution n’a pas atteint ses objectifs ? Pourquoi ça bloque ? A quel niveau y a-t-il blocage ?
Parce que le peuple n’est un mais il est multiple et différent. Parce que la communauté négro-africaine ne constitue pas encore un problème pour le système incarné par l’Etat et pour les maures. Comment devenir un problème pour l’Etat et pour les maures ?
A mon avis, c’est notre unité qui va constituée un problème pour le système et pour les maures.
Mais de quelle unité s’agit-il ?
-Il s’agit d’une unité totale. Quand on est uni, tout devient possible.
-D’une solidarité de tous et d’un soutien indéfectible.
-Il faut créer une dynamique. Comment ? L’endroit n’est pas indiqué pour en parler.
Mon avis sur le thème
Je ne prétends pas avoir les solutions aux problèmes, ni des réponses aux différentes problèmes, mais comme vous, j’ai un avis et des propositions. En ce qui concerne la synergie, si c’est impossible là où il n’y a pas les mêmes problèmes, ni les mêmes revendications et ni non plus les mêmes intérêts, c’est être possible là où il y a les mêmes problèmes, les mêmes revendications et les mêmes intérêts.
Il faudra changer de méthode et de stratégie. Il faudra aussi créer une dynamique. Comment ? Désormais, il ne suffit plus seulement de se révolter ou de faire des propositions, mais il faudra non seulement formuler d’autres revendications mais il faudra les poser sur la table des négociations tout en exigeant gain de cause. Lesquelles ? Ce n’est le moment et l’endroit n’est pas indiqué pour en parler.
Pour les maures et pour l’Etat, il y a plusieurs communautés alors qu’il n’y a qu’une seule. Leurs objectifs sont de nous réduire à une minorité, afin de nous diviser et de nous affaiblir.
Nous devons refuser. Comment ? En restant uni. En ne faisant pas de différence entre peulhs, soninkés, wolofs et harratines. En quoi sommes-nous différents ? En rien. Ni en Mauritanie, ni au Sénégal, ni au Mali. Partout, nous sommes les mêmes.
Il faut impérativement un changement, mais pour changer, il faut faire la rupture. Pour la rupture, je vous invite prochainement à vous approprier des propositions que je vais faire dans mon livre manifeste qui sortira bientôt.
Je vous remercie.
Source: Ocvidh
Plan
Introduction
I/ Définitions
II/ Comparaison
III/ Synergie
Conclusion
Introduction
Pour introduire, je vais poser le thème en ces termes : le problème que nous allons traiter aujourd’hui est lié aux problèmes à la fois de la cohabitation. aux différentes revendications et aux intérêts des uns et des autres. Quel est l’état de cette cohabitation ? Pour comprendre l’état de cette cohabitation, il faut connaitre la position des uns et des autres. Quelle est la position des maures ? Leur position est qu’ils sont arabes et la Mauritanie est et doit rester arabe. Quelle est la position des négro-africains ? Ils sont noirs (constitués de peulhs, de soninkés, de harratines et de wolofs) et ils sont différents ; c’est leur seul tord. Les noirs n’ont pas problème avec la langue arabe ni avec les arabo-berbères. Ils veulent qu’on reconnaisse le principe de la diversité de la Mauritanie. Quelle est la position de l’Etat ? Il a une position partisane car elle protège sa communauté. Ce thème est aussi lié aux différentes revendications ; qui revendique quoi ? et aussi aux intérêts des uns et des autres ; qui veut quoi ?, qui a quoi ? et qui veut préserver quoi ?
Je reformule le sujet comme suit : Possibilité d’une révolution en Mauritanie comme celle de la Tunisie par la synergie des étudiants, des politiques, des mouvements, des ongs des Droits de l’Homme et la société civile.
Avant de répondre à cette interrogation, je tiens à préciser une chose. Mon intervention est un regard d’un citoyen ordinaire. J’aborde le sujet d’un point de vue général. C’est différent du regard que pourrait avoir un historien, un juriste ou un sociologue.
Je parlerai de la synergie à la fin de mon intervention.
I/ Définitions et exemples
Il est important de noter que le terme est difficile à définir parce qu’il est confondu avec d’autres termes à savoir révolte, soulèvements ou contestations
a- Révolution vient du latin : revolvere (« rouler en arrière ») et de l’italien : rivoltare (« retourner »). C’est un mouvement politique amenant ou tentant d’amener un changement brusque et en profondeur dans la structure politique et sociale d’un Etat. Exemple de la Révolution française de 1789. Et chez nous, la Révolution du fouta de 1776 de Thierno Souleymane Baal.
b- Révolte désigne la contestation par des groupes sociaux de mesures prises par les autorités en place sans que cette
contestation s’accompagnement nécessairement par une volonté de prendre le pouvoir.
II/ Comparaison
a- La révolution en Tunisie. Quelles sont les réalités de ce pays ? :
- un soulèvement du peuple et non des politiques
- Un peuple uni, debout avec une seule voix
- Peuple qui réclame la justice sociale
- L’objectif est souvent la chute du dictateur, sa capture ou son exécution.
Des contestations et des révoltes, il y ‘en a eu en Mauritanie qu’on pourrait appeler révolution ou par un autre terme. En ce qui me concerne, j’ai donné un nom à cette révolution. Vous allez découvrir le nom quand mon livre sortira.
b- Le cas de la Mauritanie. Quelles sont les réalités de ce pays ? Quelle est la particularité du pays ?
- les revendications ne sont pas les mêmes pour toutes les communautés.
- Ce n’est pas un soulèvement du peuple, mais d’une communauté. La communauté négro-africaine.
- Il y a une seule victime et c’est la communauté noire dans son intégralité.
- C’est elle et elle seule qui se révolte et qui revendique ses droits
- Les souffrances et les problèmes ne sont pas également les mêmes.
- L’objectif n’est pas la chute du pouvoir mais l’objectif c’est la fin d’un système fondé sur la ségrégation raciale, l’injustice et l’exclusion
- C’est un combat contre la discrimination raciale, contre le racisme et contre l’injustice.
- c’est le combat d’une seule communauté (la communauté négro-africaine) contre un système incarné par un pouvoir dictatorial et partisan qui protège sa communauté (la communauté blanche)
- c’est une communauté qui n’est pas pressée, qui avance doucement mais sûrement.
- c’est une communauté qui n’a pas la culture de la violence, ni celle de la haine et encore moins celle de la vengeance
- C’est une révolution qui est inscrite dans la durée et dans la constance
- C’est une révolution en douceur c'est-à-dire sans affrontement (ce n’est pas de peur ni de la passivité)
- L’objectif c’est pour retrouver sa liberté et sa dignité.
- En Mauritanie, la chute des dictateurs n’est pas la fin de nos problèmes. La preuve en est que, Ould Taya est parti mais nos problèmes sont toujours là.
- C’est un combat qui est en cours, il n’est pas achevé. Il sera achevé quand les objectifs seront atteints.
III/ La synergie
Comment marche la synergie ? La synergie marche quand il y a mêmes problèmes pour tous, mêmes revendications et mêmes objectifs. Synergie entre qui ?
-Les étudiants : lesquels ? Est-ce tous les étudiants mauritaniens ? Est-ce possible ? Est-ce seulement les étudiants négro-africains ? Le problème de la nationalité ne concerne que les négro-africains. Les étudiants maures sont-ils prêts à les soutenir ? La question de la nationalité ne se pose pas pour les maures parce qu’il n’y a pas de doute sur leur nationalité.
-Les politiques : nos politiques et nos cadres partagent t-ils nos opinions ?, sont-ils solidaires avec nous ? Je ne suis pas sûr. C’est bien d’être Ministre ou Directeur, c’est bien d’avoir des responsabilités, c’est normal d’être solidaire avec le gouvernement où l’on siège. Mais, c’est légitime de parler des problèmes de sa communauté quand on est nommé pour la représenter. Sont-ils prêts à renoncer à leurs intérêts personnels au profit de l’intérêt de la communauté ?
-Les mouvements : il s’agit de mouvements de contestation, de revendication ou de solidarité. Exemple le MTPN (‘’mouvement touche pas à ma nationalité’’). Ont-ils reçu le soutien du reste de la communauté ? Et de partout ?
-Ong des Droits de l’Homme; sont-ils tous sensibles aux problèmes des négro-africains ? Sont-ils prêts à les soutenir dans leur combat ? S’ils sont prêts à apporter leur soutien, ils sont toujours les bienvenues. Mais jusqu’où sont-ils prêts à aller dans leur soutien ? S’ils ne le sont pas, ils ne sont plus crédibles car le combat contre l’injustice et l’exclusion est légitime. Le combat contre l’esclavage est plus visible chez nos frères harratines ; mais ont-ils le soutien total des autres communautés. Le combat contre l’exclusion (question de la nationalité) est plus visible chez les peulhs et les wolofs ; ont-ils le soutien du reste de la population ? Je ne suis pas sûr.
-La société civile ; ce sont les autres organisations : exemple les syndicats, les ordres des avocats et le patronat ; sont-ils prêts à apporter leur soutien et leur solidarité aux luttes légitimes ? A toutes les luttes ? Jusqu’où sont-ils prêts à aller dans leur soutien ?
Conclusion
Après avoir énuméré tous les problèmes qui tournent autour de ce thème, d’autres interrogations se posent. Parmi ces interrogations, il y a :
-La question qui mérite d’être posée est la suivante : pourquoi cette révolution n’a pas atteint ses objectifs ? Pourquoi ça bloque ? A quel niveau y a-t-il blocage ?
Parce que le peuple n’est un mais il est multiple et différent. Parce que la communauté négro-africaine ne constitue pas encore un problème pour le système incarné par l’Etat et pour les maures. Comment devenir un problème pour l’Etat et pour les maures ?
A mon avis, c’est notre unité qui va constituée un problème pour le système et pour les maures.
Mais de quelle unité s’agit-il ?
-Il s’agit d’une unité totale. Quand on est uni, tout devient possible.
-D’une solidarité de tous et d’un soutien indéfectible.
-Il faut créer une dynamique. Comment ? L’endroit n’est pas indiqué pour en parler.
Mon avis sur le thème
Je ne prétends pas avoir les solutions aux problèmes, ni des réponses aux différentes problèmes, mais comme vous, j’ai un avis et des propositions. En ce qui concerne la synergie, si c’est impossible là où il n’y a pas les mêmes problèmes, ni les mêmes revendications et ni non plus les mêmes intérêts, c’est être possible là où il y a les mêmes problèmes, les mêmes revendications et les mêmes intérêts.
Il faudra changer de méthode et de stratégie. Il faudra aussi créer une dynamique. Comment ? Désormais, il ne suffit plus seulement de se révolter ou de faire des propositions, mais il faudra non seulement formuler d’autres revendications mais il faudra les poser sur la table des négociations tout en exigeant gain de cause. Lesquelles ? Ce n’est le moment et l’endroit n’est pas indiqué pour en parler.
Pour les maures et pour l’Etat, il y a plusieurs communautés alors qu’il n’y a qu’une seule. Leurs objectifs sont de nous réduire à une minorité, afin de nous diviser et de nous affaiblir.
Nous devons refuser. Comment ? En restant uni. En ne faisant pas de différence entre peulhs, soninkés, wolofs et harratines. En quoi sommes-nous différents ? En rien. Ni en Mauritanie, ni au Sénégal, ni au Mali. Partout, nous sommes les mêmes.
Il faut impérativement un changement, mais pour changer, il faut faire la rupture. Pour la rupture, je vous invite prochainement à vous approprier des propositions que je vais faire dans mon livre manifeste qui sortira bientôt.
Je vous remercie.
Source: Ocvidh
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