Le 28 novembre 1960 est la date d'indépendance de la Mauritanie. Mais pour la communauté noire mauritanienne, c’est une date qui restera à jamais triste. Car pour célébrer cet anniversaire, le régime dirigé par le MaouyaOuldSid'Ahmed (criminel toujours en liberté) décide de pendre 28 militaires noirs dans nuit du 27 au 28 novembre 1990 à Inal.
Nous, Délégués de Touche Pas Ma Nationalité (TPMN), avons su mobiliser, depuis trois ans, la jeunesse opprimée, percutée, marginalisée autour de cette question qui était longtemps un tabou.Pour ce faire, nous avons tenu sit-in, des meetings, des marches au cours desquelles certains d'entre nous ont subi des pressions, des intimidations, des arrestations arbitraires,… !
Ainsi, nous avons voulu marquer cette semaine en engageant un grand mouvement de sensibilisation, de débat de justice pour réparer ces crimes perpétrés sur les Négro-mauritaniens. Mais aussi de convaincre la jeunesse consciente et active de ne pas tomber dans l'oubli de cette triste nuit du 27 novembre au 28 novembre 1990.
Et ce passage du livre "L’Enfer d’Inal" est une illustration de la barbarie du régime de Taya : "Entre deux pendaisons, Khattra s'assoit sur un cadavre pour siroter son verre de thé ou au pied d'un pendu en récitant des versets de Coran. Il va d'un pendu à l'autre, achevant ceux qui tardent à mourir à coup de barre de fer, s'appliquant à porter les coups dans la région du coup"!
Alors, nous, Délégués du TPMN, réclamons que la justice soit rendue dans le respect du droit. C'est à partir de cette justice que naîtra la volonté qui permettra à la mise en place d'une véritable stratégie de réconciliation nationale. Nous rappelons que les parents des victimes sont toujours dans l'attente de la justice qui doit être par devoir de mémoire, de réparation et de réconciliation.
Nous réclamons l'arrestation puis la poursuite de tous les criminels de l'exécution des 28 militaires négro-mauritaniens. Des soldats qui ont servi, défendu le pays avec patriotisme et courage.
Mais depuis un certain temps faute d'organisation et d'orientation, les jeunes (en majorités nés après ces événements) accordent d'importance à cette triste date et désertent les actions de mémoire des martyrs du 28 novembre, l'assassinat de Lamine Mangane et d'autres victimes du régime actuel. Alors, nous invitons à la jeunesse mauritanienne de marquer son temps. D'ailleurs, Franz Fanon disait : "Chaque génération doit dans une relative opacité découvrir sa mission, la remplir ou la trahir" !
Ainsi, nous lançons un appel à toute la génération consciente à se libérer et à nous rejoindre dans la sensibilisation pour la mémoire de nos martyrs. pour marquer ce triste anniversaire, nous avons décidé d'organiser "Yonteresunaare" (Semaine de deuil) du jeudi 28 novembre au mercredi 4 décembre 2013. Une semaine de sensibilisation qui touchera les écoles, les marchés, les associations, les ONG,… au moment où l'Etat mauritanien et son système raciste et génocidaire célèbrent le 53e anniversaire de l'indépendance nationale.
Fait à Nouakchott, le 25 Novembre 2013
Délégués du TPMN
Nous, Délégués de Touche Pas Ma Nationalité (TPMN), avons su mobiliser, depuis trois ans, la jeunesse opprimée, percutée, marginalisée autour de cette question qui était longtemps un tabou.Pour ce faire, nous avons tenu sit-in, des meetings, des marches au cours desquelles certains d'entre nous ont subi des pressions, des intimidations, des arrestations arbitraires,… !
Ainsi, nous avons voulu marquer cette semaine en engageant un grand mouvement de sensibilisation, de débat de justice pour réparer ces crimes perpétrés sur les Négro-mauritaniens. Mais aussi de convaincre la jeunesse consciente et active de ne pas tomber dans l'oubli de cette triste nuit du 27 novembre au 28 novembre 1990.
Et ce passage du livre "L’Enfer d’Inal" est une illustration de la barbarie du régime de Taya : "Entre deux pendaisons, Khattra s'assoit sur un cadavre pour siroter son verre de thé ou au pied d'un pendu en récitant des versets de Coran. Il va d'un pendu à l'autre, achevant ceux qui tardent à mourir à coup de barre de fer, s'appliquant à porter les coups dans la région du coup"!
Alors, nous, Délégués du TPMN, réclamons que la justice soit rendue dans le respect du droit. C'est à partir de cette justice que naîtra la volonté qui permettra à la mise en place d'une véritable stratégie de réconciliation nationale. Nous rappelons que les parents des victimes sont toujours dans l'attente de la justice qui doit être par devoir de mémoire, de réparation et de réconciliation.
Nous réclamons l'arrestation puis la poursuite de tous les criminels de l'exécution des 28 militaires négro-mauritaniens. Des soldats qui ont servi, défendu le pays avec patriotisme et courage.
Mais depuis un certain temps faute d'organisation et d'orientation, les jeunes (en majorités nés après ces événements) accordent d'importance à cette triste date et désertent les actions de mémoire des martyrs du 28 novembre, l'assassinat de Lamine Mangane et d'autres victimes du régime actuel. Alors, nous invitons à la jeunesse mauritanienne de marquer son temps. D'ailleurs, Franz Fanon disait : "Chaque génération doit dans une relative opacité découvrir sa mission, la remplir ou la trahir" !
Ainsi, nous lançons un appel à toute la génération consciente à se libérer et à nous rejoindre dans la sensibilisation pour la mémoire de nos martyrs. pour marquer ce triste anniversaire, nous avons décidé d'organiser "Yonteresunaare" (Semaine de deuil) du jeudi 28 novembre au mercredi 4 décembre 2013. Une semaine de sensibilisation qui touchera les écoles, les marchés, les associations, les ONG,… au moment où l'Etat mauritanien et son système raciste et génocidaire célèbrent le 53e anniversaire de l'indépendance nationale.
Fait à Nouakchott, le 25 Novembre 2013
Délégués du TPMN

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