La visite aujourd’hui à Nouakchott de la Directrice générale du Fonds Monétaire International (FMI), Christine Lagarde, dernière étape d’une tournée africaine qui l’a déjà conduite à Malawi et en Côte d’Ivoire, pourrait passer pour une routine sans effet secondaire, d’autant que la conférence sur la complémentarité maghrébine bat son plein dans la capitale mauritanienne et que l’idée de revoir ce nouveau bon élève de l’institution qu’est la Mauritanie, offre un bon prétexte en béton. Mais une certaine opposition, si prompte à rechercher derrière toute banalité une interprétation machiavélique, soutient mordicus que la visite de Mme Lagarde n’aurait rien d’innocent, surtout si l’on considère le timing de la visite par rapport à la cuisine politique interne et à ce qui se passe dans le Nord Mali. Pour tout dire, ce serait "un cadeau politique aux relents sulfureux offert au pouvoir en place " selon les détracteurs.
La Directrice générale du FMI, Christine Lagarde est l’invitée de la Mauritanie, dont elle foule le sol pour la première fois depuis qu’elle a été nommée à la tête de l’institution financière internationale le 29 juin 2011. Elle achève ainsi à Nouakchott une tournée africaine qui l’a menée à Lilongwé (Malawi) et à Abidjan (Côte d’ivoire). Selon l’Agence mauritanienne d’information (AMI), Mme Lagarde prendra part à la 5ème Conférence régionale sur l’intégration maghrébine consacrée aux "Investissements intra-maghrébins et les investissements directs étrangers : potentiel et impact sur l’emploi dans les pays de l’Union du Maghreb Arabe". L’agence de presse nationale indique que la Directrice du FMI "devra également avoir des discussions avec les autorités mauritaniennes, notamment le président Mohamed Ould Abdel Aziz". Et de rappeler les dernières facilités que le FMI a accordées à la Mauritanie, un décaissement de 16,9 Millions de dollars U.S dans le cadre de la Facilité élargie de crédits, rappelant que "l’économie mauritanienne a réalisé un taux de croissance de 4% en 2011", malgré le ralentissement de l’économie mondiale et ses chocs exogènes. Et de rappeler également le satisfecit du FMI face aux résultats macroéconomiques encourageants de la Mauritanie, avec des réserves d’échanges qui s’élèveraient selon la BCM en fin septembre 2012, à 840 Millions de dollars.
Seulement, la visite de Christine Lagarde pourrait bien être extirpée de son cadre professionnel et technique pour se voir projeter dans le champ politique mauritanien. Elle servira vraisemblablement de carte précieuse pour une majorité si prompte à accumuler les opportunités pour garnir son blason de réalisations. Au bilan déjà assez étoffé qu’elle ne cesse d’égrener à chaque occasion politique, il ne serait pas étonnant que la visite de Christine Lagarde devienne dans les jours à venir un écusson qui viendra alourdir la poitrine déjà bombée d’une classe politique qui ne se prive de la moindre occasion pour se gausser à tout bout de champ des performances que son clan a accomplies urbi et orbi.
Déjà, le FMI et ses rapports de satisfecit sur la Mauritanie de 2011 et de 2012, constituent depuis quelque temps de bons arguments pour clouer le caquet aux adversaires politiques. Certains parmi ces adversaires continuent cependant de douter des chiffres mirobolants du FMI, rappelant les faux chiffres de Ould Taya.
Pour dire, que sous les cieux mauritaniens, les institutions de Brettons Woods n’ont jamais été absents des joutes oratoires. Pour une fois que l’occasion se présente sous la forme d’une visite historique d’un Directeur général du FMI, personne ne se privera.
Déjà, une certaine opposition commence à déchiffrer et à lire derrière les lignes, ce que cache réellement cette visite de Mme Lagarde, et surtout le timing de la visite. Oubliant certainement que la Directrice générale, même si elle est Française, appartient à la Droite, et qu’elle soit Française ne pourrait pas servir de raccourci pour joindre les deux bouts du chaînon manquant qui pourraient conduire vers le Nord Mali.
Umpéiste jusqu’aux bouts des ongles, Mme Lagarde n’irait pas servir de piston à la politique guerrière de la gauche française dans cette portion congrue d’un ancien empire colonial. Mais teigneux comme seuls savent l’être les analystes entêtés, il est rappelé que les prémisses de cette guerre avaient commencé sous Sarkozy, ex-chef de l’UMP et que François Hollande n’aurait rien fait que de poursuivre ce qui semble être une constance de la politique étrangère de la France, le seul point qui gomme les antagonismes de la scolastique politique en Hexagone. Et par ricochet, la guerre ayant été umpéiste, Mme Lagarde pourrait bien être venue en Mauritanie pour déplier un peu plus le bras recourbé de Mohamed Ould Abdel Aziz qui s’entête encore à refuser d’engager ses troupes. Mais comme Aziz serait, selon ses détracteurs, un maniaque du donnant-donnant, il ne serait pas exclu qu’en acceptant de finir le travail qu’il avait bien su commencer sous Sarko, il ne lui soit offert en offrande, des satisfécits encore plus clinquants de la part du FMI, parole de Directrice générale !
Sa visite déjà serait bien un bon coup de pouce politique. Bien que tirée par les cheveux, cette analyse tiendrait bien le chemin, si demain, la Mauritanie décide enfin à engager ses hommes sur le terrain de l’Azawad pour aider les forces multinationales à bouter dehors les islamistes radicaux qui y font la pluie et le bon temps depuis bientôt une année. Qui sait, les Mauritaniens sont déjà habitués à ce que le pouvoir dise tout et son contraire.
Cheikh Aïdara.
La Directrice générale du FMI, Christine Lagarde est l’invitée de la Mauritanie, dont elle foule le sol pour la première fois depuis qu’elle a été nommée à la tête de l’institution financière internationale le 29 juin 2011. Elle achève ainsi à Nouakchott une tournée africaine qui l’a menée à Lilongwé (Malawi) et à Abidjan (Côte d’ivoire). Selon l’Agence mauritanienne d’information (AMI), Mme Lagarde prendra part à la 5ème Conférence régionale sur l’intégration maghrébine consacrée aux "Investissements intra-maghrébins et les investissements directs étrangers : potentiel et impact sur l’emploi dans les pays de l’Union du Maghreb Arabe". L’agence de presse nationale indique que la Directrice du FMI "devra également avoir des discussions avec les autorités mauritaniennes, notamment le président Mohamed Ould Abdel Aziz". Et de rappeler les dernières facilités que le FMI a accordées à la Mauritanie, un décaissement de 16,9 Millions de dollars U.S dans le cadre de la Facilité élargie de crédits, rappelant que "l’économie mauritanienne a réalisé un taux de croissance de 4% en 2011", malgré le ralentissement de l’économie mondiale et ses chocs exogènes. Et de rappeler également le satisfecit du FMI face aux résultats macroéconomiques encourageants de la Mauritanie, avec des réserves d’échanges qui s’élèveraient selon la BCM en fin septembre 2012, à 840 Millions de dollars.
Seulement, la visite de Christine Lagarde pourrait bien être extirpée de son cadre professionnel et technique pour se voir projeter dans le champ politique mauritanien. Elle servira vraisemblablement de carte précieuse pour une majorité si prompte à accumuler les opportunités pour garnir son blason de réalisations. Au bilan déjà assez étoffé qu’elle ne cesse d’égrener à chaque occasion politique, il ne serait pas étonnant que la visite de Christine Lagarde devienne dans les jours à venir un écusson qui viendra alourdir la poitrine déjà bombée d’une classe politique qui ne se prive de la moindre occasion pour se gausser à tout bout de champ des performances que son clan a accomplies urbi et orbi.
Déjà, le FMI et ses rapports de satisfecit sur la Mauritanie de 2011 et de 2012, constituent depuis quelque temps de bons arguments pour clouer le caquet aux adversaires politiques. Certains parmi ces adversaires continuent cependant de douter des chiffres mirobolants du FMI, rappelant les faux chiffres de Ould Taya.
Pour dire, que sous les cieux mauritaniens, les institutions de Brettons Woods n’ont jamais été absents des joutes oratoires. Pour une fois que l’occasion se présente sous la forme d’une visite historique d’un Directeur général du FMI, personne ne se privera.
Déjà, une certaine opposition commence à déchiffrer et à lire derrière les lignes, ce que cache réellement cette visite de Mme Lagarde, et surtout le timing de la visite. Oubliant certainement que la Directrice générale, même si elle est Française, appartient à la Droite, et qu’elle soit Française ne pourrait pas servir de raccourci pour joindre les deux bouts du chaînon manquant qui pourraient conduire vers le Nord Mali.
Umpéiste jusqu’aux bouts des ongles, Mme Lagarde n’irait pas servir de piston à la politique guerrière de la gauche française dans cette portion congrue d’un ancien empire colonial. Mais teigneux comme seuls savent l’être les analystes entêtés, il est rappelé que les prémisses de cette guerre avaient commencé sous Sarkozy, ex-chef de l’UMP et que François Hollande n’aurait rien fait que de poursuivre ce qui semble être une constance de la politique étrangère de la France, le seul point qui gomme les antagonismes de la scolastique politique en Hexagone. Et par ricochet, la guerre ayant été umpéiste, Mme Lagarde pourrait bien être venue en Mauritanie pour déplier un peu plus le bras recourbé de Mohamed Ould Abdel Aziz qui s’entête encore à refuser d’engager ses troupes. Mais comme Aziz serait, selon ses détracteurs, un maniaque du donnant-donnant, il ne serait pas exclu qu’en acceptant de finir le travail qu’il avait bien su commencer sous Sarko, il ne lui soit offert en offrande, des satisfécits encore plus clinquants de la part du FMI, parole de Directrice générale !
Sa visite déjà serait bien un bon coup de pouce politique. Bien que tirée par les cheveux, cette analyse tiendrait bien le chemin, si demain, la Mauritanie décide enfin à engager ses hommes sur le terrain de l’Azawad pour aider les forces multinationales à bouter dehors les islamistes radicaux qui y font la pluie et le bon temps depuis bientôt une année. Qui sait, les Mauritaniens sont déjà habitués à ce que le pouvoir dise tout et son contraire.
Cheikh Aïdara.
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