Ce qu'il faut retenir des réponses de Mohamed Ould Bilal devant les députés



Les députés ont approuvé lundi la déclaration de politique générale présentée par Mohamed Ould Bilal.

Rapport de la CEP, l'insécurité à Nouakchott, la situation financière du pays, les marchés de gré à gré...Voilà ce qu’il faut retenir des déclarations du Premier ministre. Pendant de très longues heures, le Premier ministre Mohamed Ould Bilal a répondu aux questions des députés.

M. Ould Bilal est devenu Premier ministre depuis le 6 août 2020, en remplacement de Ismail Ould Bodde Ould Cheikh Sidiya cité dans le rapport de la Commission d'enquête parlementaire (CEP).

Au sujet des personnes interpellées dans le cadre de l’enquête parlementaire, le Premier ministre a précisé qu’il n’y a pas d’individu au-dessus de la loi. Par conséquent, le gouvernement suit le cours de l’enquête et s’il reste encore des personnes que l’on doit interpeller, elles seront libérées (de leur fonction) à cette fin, affirmant que le dossier est devant la justice et l’action du gouvernement se limite à appuyer la justice dans les services qu’elle pourrait demander et s’atteler à exécuter ce qu’elle demande.

A une question sur l’insécurité dans la capitale, le Premier ministre a déclaré que le centre des opérations de Nouakchott, qui a été créé, a donné de bons résultats dans le suivi de la criminalité à travers l’usage de caméras dans les avenues et l’expérience sera étendue au niveau régional pour assurer la sécurité.

Répondant à une question sur les réalisations accomplies en matière sociale, il a précisé que l’Agence "Taazour" a distribué de gros montants à un grand nombre de citoyens et dépêché des missions à l’intérieur du pays pour le même objectif et ce, en plus de la réalisation de nombreux projets.

Pour ce qui est des boutiques "Emel", M. Mohamed Ould Bilal a précisé qu’elles seront toutes dotées en produits alimentaires immédiatement alors que la situation de leur personnel sera examinée pour régler les problèmes posés.

S’agissant de l’exode rural, il a dit qu’il représente une grande problématique qui a donné bien des soucis aux gouvernements qui se sont succédés notant que la mise en œuvre du programme de décollage économique ne manquera pas d’avoir des répercussions importantes dans la lutte contre ce phénomène et de contribuer à fixer les populations dans leur terroir.

En ce qui concerne la situation financière du pays, le Premier ministre a rassuré les députés sur le fait que le solde de la Trésorerie générale atteint actuellement 272 milliards d’anciennes ouguiyas comparé à 22 milliards au mois d’août dernier notant que cela est imputable à la bonne gestion et à la justice et l’équité en matière de recettes fiscales, relevant que 80 milliards de ce montant résultent d’un effort national propre.

Il a ajouté que le solde actuel en devises atteint un milliard 400 mille dollars. C’est donc un solde satisfaisant permettant de répondre à tous les besoins du pays à l’étranger.

Sur l’augmentation des budgets de certaines institutions, M. Mohamed Ould Bilal a indiqué que cela est positif en soi, notant que l’augmentation des budgets de la Présidence de la République, de l’Assemblée nationale et du ministère de la justice est due à ce que les dépenses communes dans ces institutions et ministère atteignaient 3 milliards que les responsables de ces institutions géraient pour couvrir les frais de l’eau,de l’électricité et de certaines autres dépenses. Mais, au lieu d’apparaitre sur leur budget respectif, elles apparaissaient sur les allocations prévues pour les dépenses communes.

A propos d’une question sur les marchés de gré à gré, il a souligné qu’ils sont prévus par la loi et l’on y recourt seulement dans les cas de nécessité mais ils ne doivent pas être la règle, précisant que ceux auxquels le gouvernement a recouru, l’étaient pour sauver les citoyens à l’intérieur suite aux pluies et inondations et pour les protéger contre les répercussions de la pandémie Covid-19. En conséquence il n’était pas possible pour le gouvernement de rester les bras croisés en ces circonstances, soulignant que l’inspection générale de l’Etat contrôle les marchés de gré à gré pour en déceler éventuellement les irrégularités.

Au sujet de l’axe des ressources humaines, le Premier ministre a fait remarquer que le gouvernement a fait un diagnostic de la situation des enseignants augmentant la prime d’éloignement de 50% et a recruté l’année écoulée 4000 prestataires de service de l’enseignement et 1000 instituteurs sortant des ENIs et réalisé 120 écoles, ce qui fait que la Mauritanie est dans une excellente situation de nature à contribuer à l’existence de l’école républicaine.

Pour ce qui est du personnel non permanent (PNP), il a indiqué que sa situation a été réglée et tous ceux qui sont concernés sont devenus des travailleurs de statut régulier. Quant à leur situation matérielle, elle est sous examen, relevant qu’ils doivent rejoindre leurs postes et contribuer à l’œuvre de construction du pays. Abordant les problèmes dont souffrent les entreprises de presse, le Premier ministre a précisé que l’Etat est en passe d’élaborer un contrat- programme avec ces entreprises avec des dispositions qui sont de nature à régler les problèmes des travailleurs.

Sur une question portant sur le manque constaté en matière de médicaments, il a relevé que cela est due à l’œuvre de réforme suivie en matière d’achat de médicaments, ce qui a conduit à une confusion au niveau de la chaine d’approvisionnement en plus des répercussions de la pandémie du coronavirus sur le marché mondial du médicament.

Par La rédaction de Cridem, avec AMI


Source : Rédaction de Cridem

Mardi 8 Septembre 2020
Boolumbal Boolumbal
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