Après les batailles de communiqué, les échanges verbeux, voici venu pour le président Mohamed Ould Abdel Aziz l’ère des tournées régionales pour contourner la fronde mise en marche par une Coordination de l’opposition dont la priorité première semble être le départ du régime. L’alternance au pouvoir par les urnes devient du coup un vœu pieux, à l’heure où l’unique référence léguée par des décennies de renversement anticonstitutionnel, reste les putschs ou les révolutions populaires. La rue supplante ainsi les urnes dans la démocratie à la mauritanienne. Hier, elle a bougé. Une manifestation de jeunes et de femmes de l’opposition a initié une marche qui devait s’achever devant les antennes de la télévision nationale.
Le citoyen lambda, tanné par tous les fléaux socioéconomiques imaginables et inimaginables, perd la boussole face à ce yo-yo interminable du "je t’aime moi non plus". Personne ne sait en effet comment se terminera le bras-de-fer engagé entre le président Mohamed Ould Abdel Aziz et son opposition qui développe un discours radical sur le thème "Aziz Dégage !". Une escalade dans les exigences qui a fait monter la crise politique née du putsch de 2008 et de l’après élection présidentielle de juillet 2009, à son paroxysme. L’opposition dans ses actions contre le régime en place cherche par tous les moyens à asphyxier la situation politique et créer les conditions d’un soulèvement populaire, en jouant sur les misères nourries aux retombées néfastes d’une sècheresse endémique, d’une hausse vertigineuse des prix des produits de base, du chômage, pour abattre le pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz.
De son côté, le régime continue à afficher une indifférence royale face à toute cette agitation, conscient sans doute de l’impréparation du peuple mauritanien à inaugurer un "Printemps " étranger à ses modes saisonniers, mais aussi de la faiblesse des moyens d’action d’une opposition que beaucoup sépare sauf le changement anticonstitutionnel.
Ce qui est sûr, les observateurs semblent conscients que la boussole de ce changement, au vu de l’évolution de la situation nationale, se dirige vers la folie meurtrière. La crise devient tellement exacerbée que la tension en devient perceptible par chaque citoyen. La rue deviendra dans un cas comme dans l’autre, l’ultime acteur de l’épisode en cours. Car la rue, personne ne peut prétendre pouvoir la contrôler. Elle échappe à toutes les contingences, à toutes les logiques, idéologies…La taquiner sans être sûr de la contrôler, c’est là l’extrême danger auquel nous pousse ceux qui scandent "Aziz Dégage !". Les pertes en effet sont imprévisibles et incalculables.
Enfermé dans sa tour d’ivoire, le président Mohamed Ould Abdel Aziz continue à se faire endormir par ses propres convictions, selon lesquelles l’opposition n’a aucune crédibilité, elle est isolée et confinée dans des luttes d’intérêt personnel…Pour conter la fronde attisée contre son pouvoir, il semble vouloir trouver dans les tournées régionales, une panacée à la crise qui menace le pays. La rencontre avec les populations de l’intérieur serait pour lui le meilleur antidote pour inhiber la révolution populaire que ses adversaires tentent de soulever.
Le président Mohamed Ould Abdel Aziz qui a déjà harangué les foules dans les Wilayas de Dakhlet-Nouadhibou, Trarza, Brakna et Gorgol, s’apprête à reprendre son bâton de pèlerin à partir du mois de mai prochain, pour un périple qui le conduira dans les régions de l’Est avant d’achever en apothéose sa tournée à Nouakchott. Ses adversaires politiques ont choisi pour leur part d’ouvrir les hostilités hier, par des séries de manifestation qu’ils comptent installer dans la durée, avec l’apothéose du 2 mai, fixée comme le véritable départ de la fronde ouverte.
Cette révolution que beaucoup considèrent comme purement théorique risque cependant d’en surprendre plus d’un, surtout si des alliés potentiels du pouvoir au sein de l’opposition dite dialoguiste commencent à évoquer son inéluctabilité.
Cheikh Aïdara.
authentic
Le citoyen lambda, tanné par tous les fléaux socioéconomiques imaginables et inimaginables, perd la boussole face à ce yo-yo interminable du "je t’aime moi non plus". Personne ne sait en effet comment se terminera le bras-de-fer engagé entre le président Mohamed Ould Abdel Aziz et son opposition qui développe un discours radical sur le thème "Aziz Dégage !". Une escalade dans les exigences qui a fait monter la crise politique née du putsch de 2008 et de l’après élection présidentielle de juillet 2009, à son paroxysme. L’opposition dans ses actions contre le régime en place cherche par tous les moyens à asphyxier la situation politique et créer les conditions d’un soulèvement populaire, en jouant sur les misères nourries aux retombées néfastes d’une sècheresse endémique, d’une hausse vertigineuse des prix des produits de base, du chômage, pour abattre le pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz.
De son côté, le régime continue à afficher une indifférence royale face à toute cette agitation, conscient sans doute de l’impréparation du peuple mauritanien à inaugurer un "Printemps " étranger à ses modes saisonniers, mais aussi de la faiblesse des moyens d’action d’une opposition que beaucoup sépare sauf le changement anticonstitutionnel.
Ce qui est sûr, les observateurs semblent conscients que la boussole de ce changement, au vu de l’évolution de la situation nationale, se dirige vers la folie meurtrière. La crise devient tellement exacerbée que la tension en devient perceptible par chaque citoyen. La rue deviendra dans un cas comme dans l’autre, l’ultime acteur de l’épisode en cours. Car la rue, personne ne peut prétendre pouvoir la contrôler. Elle échappe à toutes les contingences, à toutes les logiques, idéologies…La taquiner sans être sûr de la contrôler, c’est là l’extrême danger auquel nous pousse ceux qui scandent "Aziz Dégage !". Les pertes en effet sont imprévisibles et incalculables.
Enfermé dans sa tour d’ivoire, le président Mohamed Ould Abdel Aziz continue à se faire endormir par ses propres convictions, selon lesquelles l’opposition n’a aucune crédibilité, elle est isolée et confinée dans des luttes d’intérêt personnel…Pour conter la fronde attisée contre son pouvoir, il semble vouloir trouver dans les tournées régionales, une panacée à la crise qui menace le pays. La rencontre avec les populations de l’intérieur serait pour lui le meilleur antidote pour inhiber la révolution populaire que ses adversaires tentent de soulever.
Le président Mohamed Ould Abdel Aziz qui a déjà harangué les foules dans les Wilayas de Dakhlet-Nouadhibou, Trarza, Brakna et Gorgol, s’apprête à reprendre son bâton de pèlerin à partir du mois de mai prochain, pour un périple qui le conduira dans les régions de l’Est avant d’achever en apothéose sa tournée à Nouakchott. Ses adversaires politiques ont choisi pour leur part d’ouvrir les hostilités hier, par des séries de manifestation qu’ils comptent installer dans la durée, avec l’apothéose du 2 mai, fixée comme le véritable départ de la fronde ouverte.
Cette révolution que beaucoup considèrent comme purement théorique risque cependant d’en surprendre plus d’un, surtout si des alliés potentiels du pouvoir au sein de l’opposition dite dialoguiste commencent à évoquer son inéluctabilité.
Cheikh Aïdara.
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