S’il en est un qui ne risque pas de chômer cette année, c’est certainement le Président Mohamed Ould Abdel Aziz, nouveau Président en exercice de l’UA, instigateur du sommet du G5 du Sahel au parfum du poisson salé-séché et candidat à sa succession.
Autant de responsabilités et de défis qu’il ne sera pas aisé d’assumer. Mais également des contraintes pour le Président mauritanien qui, auréolé de son nouveau statut international, est obligé selon toute logique, de lâcher du lest en termes de politique intérieure, afin de préparer une élection présidentielle consensuelle, en tout cas moins bruyante.
Loin de nous est, désormais, l’époque où beaucoup de gens doutaient des capacités physiques du Président, surtout au lendemain de ses ennuis de santé à la fin l’année 2012.
Aziz est non seulement revenu de son coma, mais encore avec plus d’énergie et un regain d’activités sur le plan extérieur. Il devra utiliser cette énergie pour faire face à cette immense responsabilité, car de nombreuses crises sévissent dans le continent. De la République centrafricaine en passant par le Sud Soudan, la République Démocratique du Congo et, dans une moindre mesure, le Mali, Madagascar, la Libye, l’Egypte, etc.
Les zones de tension ne manquent donc pas et il n’y aura que peu de repos pour le Président mauritanien qui devra être présent partout s’il veut réellement aider à la cherche de solutions aux conflits. Ajoutons que, comme si cela ne lui suffisait pas, Aziz a initié la création du G5 du Sahel dont le siège sera à Nouakchott.
Un ensemble sous régional de plus - disent certains-, une nécessité rétorquent d’autres, compte tenu des difficultés qui assaillent la sous région et le besoin de coordonner les efforts pour les traiter et les résoudre. Il faut ajouter à cela que la Mauritanie assure la présidence du Conseil Economique et Social de la Ligue Arabe depuis quelques jours.
N’est-ce pas trop de responsabilités pour l’Etat mauritanien qui connaît une crise politique intérieure depuis le coup d’Etat qui a placé Mohamed Ould Abdel Aziz au fauteuil présidentiel en aout 2008 ? D’autres redoutent que les dossiers intérieurs soient négligés ou mal traités, alors qu’ils le sont déjà, si l’on a égard à la situation déplorable dans laquelle se trouve notre administration tant centrale que territoriale.
Pour le Président, cette consécration peut être considérée comme une négation des effets diffamateurs du prix onusien décerné à Birame Ould Dah Ould Abeidy et à ceux qui condamnent la Mauritanie pour une persistance hypothétique de l’esclavage. Avec son nouveau statut et la tribune qui lui est ainsi offerte. Le Président Aziz aura l’occasion de se défendre et de redorer l’image de son pays injustement calomnié.
Mais il ne devra guère céder à d’euphorie et à l’autosatisfaction, car cette reconnaissance internationale qui ne s‘est pas faite sans critiques et sans contestation. Pour avoir subi des salves des démocrates africains qui lui reprochent d’être arrivé par la force au pouvoir en éliminant un président démocratiquement élu, le Président mauritanien est tenu de montrer qu’il est un vrai démocrate et faire en sorte que les futures élections soient consensuelles transparentes. On ne peut pas être incendiaire chez soi et pompier chez les autres.
Aziz est-il alors tombé dans un piège en acceptant d’être sous les feux de la rampe et en risquant de se faire prendre au mot ? En effet, on ne peut être en même temps chef d’un continent assoiffé de démocratie et truquer les élections dans son propre pays.
En tout cas, si le Président n’organise pas des élections transparentes, crédibles et surtout non boycottées par une partie de l’opposition, il donnera raison à ses détracteurs dans le continent, entachera gravement son mandat et la réputation de l’organisation continentale qui l’a porté au zénith à défaut de mieux.
Est-ce au vu d’une évaluation du danger de cette contradiction flagrante que sont apparus déjà des signes de concession comme l’invitation adressée par le Premier Ministre à M. Mohamed Ould Maouloud, président de l’Union des Forces de Progrès ? Peut-on à partir de ce signe extrapoler sur les conditions de la transparence électorale ?
1° Il paraît évident que la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) devrait être impérativement dissoute et recomposée de manière consensuelle. Sa teinte administrative devrait également être retraitée pour garantir sa neutralité.
2° Le recensement électoral doit être intégralement repris de manière participative, c’est-à-dire en présence de toutes les parties intéressées.
3° Il faut assurer la gestion commune des outils électoraux, notamment en ce qui concerne le choix des imprimeurs des cartes, la gestion des stocks des autres instruments électoraux etc.
4° L’interdiction absolue aux militaires de s’impliquer dans la campagne électorale. Ces quatre conditions suffisent pour garantir la transparence des futures élections présidentielles.
La mise en place d’un gouvernement d’union nationale serait seulement une occasion pour certains ministres soi-disant proches de l’opposition de se faire sucrer. En tout état de cause, l’opposition ne pourra pas tenir dans son retranchement si Aziz offre de réelles garanties de transparence et d’équité dans l’organisation de la Présidentielle.
Source:mauritanoix
Autant de responsabilités et de défis qu’il ne sera pas aisé d’assumer. Mais également des contraintes pour le Président mauritanien qui, auréolé de son nouveau statut international, est obligé selon toute logique, de lâcher du lest en termes de politique intérieure, afin de préparer une élection présidentielle consensuelle, en tout cas moins bruyante.
Loin de nous est, désormais, l’époque où beaucoup de gens doutaient des capacités physiques du Président, surtout au lendemain de ses ennuis de santé à la fin l’année 2012.
Aziz est non seulement revenu de son coma, mais encore avec plus d’énergie et un regain d’activités sur le plan extérieur. Il devra utiliser cette énergie pour faire face à cette immense responsabilité, car de nombreuses crises sévissent dans le continent. De la République centrafricaine en passant par le Sud Soudan, la République Démocratique du Congo et, dans une moindre mesure, le Mali, Madagascar, la Libye, l’Egypte, etc.
Les zones de tension ne manquent donc pas et il n’y aura que peu de repos pour le Président mauritanien qui devra être présent partout s’il veut réellement aider à la cherche de solutions aux conflits. Ajoutons que, comme si cela ne lui suffisait pas, Aziz a initié la création du G5 du Sahel dont le siège sera à Nouakchott.
Un ensemble sous régional de plus - disent certains-, une nécessité rétorquent d’autres, compte tenu des difficultés qui assaillent la sous région et le besoin de coordonner les efforts pour les traiter et les résoudre. Il faut ajouter à cela que la Mauritanie assure la présidence du Conseil Economique et Social de la Ligue Arabe depuis quelques jours.
N’est-ce pas trop de responsabilités pour l’Etat mauritanien qui connaît une crise politique intérieure depuis le coup d’Etat qui a placé Mohamed Ould Abdel Aziz au fauteuil présidentiel en aout 2008 ? D’autres redoutent que les dossiers intérieurs soient négligés ou mal traités, alors qu’ils le sont déjà, si l’on a égard à la situation déplorable dans laquelle se trouve notre administration tant centrale que territoriale.
Pour le Président, cette consécration peut être considérée comme une négation des effets diffamateurs du prix onusien décerné à Birame Ould Dah Ould Abeidy et à ceux qui condamnent la Mauritanie pour une persistance hypothétique de l’esclavage. Avec son nouveau statut et la tribune qui lui est ainsi offerte. Le Président Aziz aura l’occasion de se défendre et de redorer l’image de son pays injustement calomnié.
Mais il ne devra guère céder à d’euphorie et à l’autosatisfaction, car cette reconnaissance internationale qui ne s‘est pas faite sans critiques et sans contestation. Pour avoir subi des salves des démocrates africains qui lui reprochent d’être arrivé par la force au pouvoir en éliminant un président démocratiquement élu, le Président mauritanien est tenu de montrer qu’il est un vrai démocrate et faire en sorte que les futures élections soient consensuelles transparentes. On ne peut pas être incendiaire chez soi et pompier chez les autres.
Aziz est-il alors tombé dans un piège en acceptant d’être sous les feux de la rampe et en risquant de se faire prendre au mot ? En effet, on ne peut être en même temps chef d’un continent assoiffé de démocratie et truquer les élections dans son propre pays.
En tout cas, si le Président n’organise pas des élections transparentes, crédibles et surtout non boycottées par une partie de l’opposition, il donnera raison à ses détracteurs dans le continent, entachera gravement son mandat et la réputation de l’organisation continentale qui l’a porté au zénith à défaut de mieux.
Est-ce au vu d’une évaluation du danger de cette contradiction flagrante que sont apparus déjà des signes de concession comme l’invitation adressée par le Premier Ministre à M. Mohamed Ould Maouloud, président de l’Union des Forces de Progrès ? Peut-on à partir de ce signe extrapoler sur les conditions de la transparence électorale ?
1° Il paraît évident que la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) devrait être impérativement dissoute et recomposée de manière consensuelle. Sa teinte administrative devrait également être retraitée pour garantir sa neutralité.
2° Le recensement électoral doit être intégralement repris de manière participative, c’est-à-dire en présence de toutes les parties intéressées.
3° Il faut assurer la gestion commune des outils électoraux, notamment en ce qui concerne le choix des imprimeurs des cartes, la gestion des stocks des autres instruments électoraux etc.
4° L’interdiction absolue aux militaires de s’impliquer dans la campagne électorale. Ces quatre conditions suffisent pour garantir la transparence des futures élections présidentielles.
La mise en place d’un gouvernement d’union nationale serait seulement une occasion pour certains ministres soi-disant proches de l’opposition de se faire sucrer. En tout état de cause, l’opposition ne pourra pas tenir dans son retranchement si Aziz offre de réelles garanties de transparence et d’équité dans l’organisation de la Présidentielle.
Source:mauritanoix

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