Contrairement à l’idée que l’on veut répandre, l’Administration mauritanienne n’est jamais tombée aussi bas. Et comme le poisson pourrait toujours par la tête, ce sont les pratiques des plus hautes sphères de la République notamment les actes présidentiels qui ont donné le coup de grâce à une administration des plus inefficaces dans la sous-région. Sevrée des moyens convenus à sa bonne marche, elle est depuis l’élection du président Aziz dans une tourmente totale du fait du népotisme et de l’instrumentalisation. Jamais chef d’Etat dans notre pays n’aura été cité dans d’inextricables affaires.
Il y eut certainement l’acte le plus rocambolesque de l’histoire administrative du pays. Un décret accordant une grâce présidentielle à des prévenus dans une affaire de drogue. Nulle part au monde une telle pratique ne se fait. Mais ce n’est apparemment que la partie visible de l’iceberg dans un pays livré à une horde de responsables départis de la moindre once d’honnêteté intellectuelle. L’important reste pour certains de ses « collabos » de sauver leurs sièges éjectables et de profiter des deniers publics, en essayant de sauver la forme. Mais les artifices ne tiennent jamais. Et ce n’est pas un hasard si la dernière convention des nations-unies (2013) établit le cout de la corruption en Mauritanie à 60 milliards d’ouguiyas. Les grandes entreprises minières s’enrichissent tout en arrosant les hauts responsables de l’Etat. C’est de saison et c’est connu. Les miettes restent pour les populations qui font aussi face à tous les aléas environnementaux quand elles ne sont pas chassés de leur terroir comme y procède actuellement Taziast. Dans ce secteur notamment c’est l’opacité totale sur la production et les ristournes. Des avions bondés d’or font la navette avec Las Palmas. Et personne n’a un droit de regard sur les chargements. Idem pour le secteur des pêches où les réformes de la consignation trahissent des velléités de tenir en laisse des porte-feuilles. Quant à la BCM et à la Caisse de Dépôt et de Développement, devenue une caisse noire où le Pouvoir puise pour «acheter » son influence politique et la compromission d’anciens officiers de l’Armée. Même la grande muette n’est pas épargnée par la mauvaise gestion; mais là encore tous les officiers supérieurs pourraient toujours redevables de leur «généralisation». Une promotion qui en dit long sur ses motivations profondes.
Mais dans la réalité, ces pratiques d’un autre monde durent depuis que le président Aziz a échoué de se départir de la conception de caserne qu’il veut imprimer à son pays. Le respect des procédures et les dépassements ne peuvent souffrir d’aucune contestation. Cela est perceptible dans la réforme des marchés publics. Malgré l’esprit, elle a été déphasée par la pratique. Outre, la politisation de cette administration, les marchés publics (comme celui révélé récemment sur l’affaire des engrais) sont soumis à un favoritisme inouï. Pas même d’une discussion objective dans son camp. Tout le monde s’affaisse pour plaire au «boss» même si de telles décisions peuvent se retourner contre lui. La satisfaction des désirs présidentiels caractérisent ainsi une instrumentalisation de l’Administration.
Le rôle traditionnel d’une administration de développement se travestit au gré du clientélisme et du népotisme en une succession de scandales qui éclaboussent leur initiateur. Si cela est tout à fait perceptible aujourd’hui avec l’Etat policier qui se construit avec des pratiques anticonstitutionnelles d’espionnage des citoyens lambda, cette manière de gouverner saute aux yeux avec une multitude de cas de déni de justice où les prévenus croupissent en prison depuis plusieurs mois en attendant que la Justice veille bien se souvenir de leur existence. Mais comme il n’y aucune autonomie de volonté des juges, c’est le Pouvoir politique qui détermine les audiences et même les verdicts. Et c’est précisément parce qu’il est aux abois que le Pouvoir a recours à des procédés digne de la Gestapo. Une filature à travers tous les canaux de communication et au besoin en inventer pour charger les adversaires.
Il n’y a donc l’ombre d’aucun doute que malgré son élection, reconnue, le président Aziz continue, quatre ans plus tard, de gérer le pays avec les œillères du commandant de régiment qu’il était avant d’accéder aux charges suprêmes. Cet état d’esprit –nous n’y avons pas pris garde- a été inauguré depuis longtemps (voir ici un décret présidentiel signé, en 20011, et non enregistré concernant l’ANESP). Si au regard de la législation et du droit qui régente les relations de l’Administration pour l’opposabilité de ses actes, ces pratiques ne résistent pas un seul instant au filtre de la légalité. Or, le président ne s’en tient encore qu’à ses objectifs personnels qu’une cohorte de responsables applaudit, l’enfonçant, chaque jour davantage, vers le précipice mortel. L’affaire des enregistrements audios et de sa citation de «parrainage d’un trafic de drogue» ont fini altéré l’image que le président tentait de donner de lui : homme sobre et président des pauvres. Quelques soient les issues de ces affaires, son image en sort écornée et il lui faudra bien un « miracle » pour convaincre ses compatriotes qu’il n’a jamais été pris à l’amour de l’argent. Vaste programme pour un homme entouré de poissons-pilotes attendant que le requin morde pour se servir. Un schéma finalement répétitif. Mais comme bien avant lui, ils auront encore assez de ressorts hypocrites pour l’indexer comme seul responsable du chaos vécu. On pourra tout dire du président Aziz, sauf qu’il n’aura pas été lui-même témoin d’un tel scénario. Or, le président Aziz semble aujourd’hui perdu dans les méandres d’une gestion tourmentée des affaires publiques. Ce qui lui laisse très peu de marge de manœuvre pour se ressaisir
Sourcehttp://www.mauriweb.info
Il y eut certainement l’acte le plus rocambolesque de l’histoire administrative du pays. Un décret accordant une grâce présidentielle à des prévenus dans une affaire de drogue. Nulle part au monde une telle pratique ne se fait. Mais ce n’est apparemment que la partie visible de l’iceberg dans un pays livré à une horde de responsables départis de la moindre once d’honnêteté intellectuelle. L’important reste pour certains de ses « collabos » de sauver leurs sièges éjectables et de profiter des deniers publics, en essayant de sauver la forme. Mais les artifices ne tiennent jamais. Et ce n’est pas un hasard si la dernière convention des nations-unies (2013) établit le cout de la corruption en Mauritanie à 60 milliards d’ouguiyas. Les grandes entreprises minières s’enrichissent tout en arrosant les hauts responsables de l’Etat. C’est de saison et c’est connu. Les miettes restent pour les populations qui font aussi face à tous les aléas environnementaux quand elles ne sont pas chassés de leur terroir comme y procède actuellement Taziast. Dans ce secteur notamment c’est l’opacité totale sur la production et les ristournes. Des avions bondés d’or font la navette avec Las Palmas. Et personne n’a un droit de regard sur les chargements. Idem pour le secteur des pêches où les réformes de la consignation trahissent des velléités de tenir en laisse des porte-feuilles. Quant à la BCM et à la Caisse de Dépôt et de Développement, devenue une caisse noire où le Pouvoir puise pour «acheter » son influence politique et la compromission d’anciens officiers de l’Armée. Même la grande muette n’est pas épargnée par la mauvaise gestion; mais là encore tous les officiers supérieurs pourraient toujours redevables de leur «généralisation». Une promotion qui en dit long sur ses motivations profondes.
Mais dans la réalité, ces pratiques d’un autre monde durent depuis que le président Aziz a échoué de se départir de la conception de caserne qu’il veut imprimer à son pays. Le respect des procédures et les dépassements ne peuvent souffrir d’aucune contestation. Cela est perceptible dans la réforme des marchés publics. Malgré l’esprit, elle a été déphasée par la pratique. Outre, la politisation de cette administration, les marchés publics (comme celui révélé récemment sur l’affaire des engrais) sont soumis à un favoritisme inouï. Pas même d’une discussion objective dans son camp. Tout le monde s’affaisse pour plaire au «boss» même si de telles décisions peuvent se retourner contre lui. La satisfaction des désirs présidentiels caractérisent ainsi une instrumentalisation de l’Administration.
Le rôle traditionnel d’une administration de développement se travestit au gré du clientélisme et du népotisme en une succession de scandales qui éclaboussent leur initiateur. Si cela est tout à fait perceptible aujourd’hui avec l’Etat policier qui se construit avec des pratiques anticonstitutionnelles d’espionnage des citoyens lambda, cette manière de gouverner saute aux yeux avec une multitude de cas de déni de justice où les prévenus croupissent en prison depuis plusieurs mois en attendant que la Justice veille bien se souvenir de leur existence. Mais comme il n’y aucune autonomie de volonté des juges, c’est le Pouvoir politique qui détermine les audiences et même les verdicts. Et c’est précisément parce qu’il est aux abois que le Pouvoir a recours à des procédés digne de la Gestapo. Une filature à travers tous les canaux de communication et au besoin en inventer pour charger les adversaires.
Il n’y a donc l’ombre d’aucun doute que malgré son élection, reconnue, le président Aziz continue, quatre ans plus tard, de gérer le pays avec les œillères du commandant de régiment qu’il était avant d’accéder aux charges suprêmes. Cet état d’esprit –nous n’y avons pas pris garde- a été inauguré depuis longtemps (voir ici un décret présidentiel signé, en 20011, et non enregistré concernant l’ANESP). Si au regard de la législation et du droit qui régente les relations de l’Administration pour l’opposabilité de ses actes, ces pratiques ne résistent pas un seul instant au filtre de la légalité. Or, le président ne s’en tient encore qu’à ses objectifs personnels qu’une cohorte de responsables applaudit, l’enfonçant, chaque jour davantage, vers le précipice mortel. L’affaire des enregistrements audios et de sa citation de «parrainage d’un trafic de drogue» ont fini altéré l’image que le président tentait de donner de lui : homme sobre et président des pauvres. Quelques soient les issues de ces affaires, son image en sort écornée et il lui faudra bien un « miracle » pour convaincre ses compatriotes qu’il n’a jamais été pris à l’amour de l’argent. Vaste programme pour un homme entouré de poissons-pilotes attendant que le requin morde pour se servir. Un schéma finalement répétitif. Mais comme bien avant lui, ils auront encore assez de ressorts hypocrites pour l’indexer comme seul responsable du chaos vécu. On pourra tout dire du président Aziz, sauf qu’il n’aura pas été lui-même témoin d’un tel scénario. Or, le président Aziz semble aujourd’hui perdu dans les méandres d’une gestion tourmentée des affaires publiques. Ce qui lui laisse très peu de marge de manœuvre pour se ressaisir
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