National Demoratic International Affairs (NDI) dans son enquête visant à sonder l’opinion des électeurs du pays a dégagé les attitudes suivantes : Un scepticisme profond, 60% ne daigne pas se renseigner sur la politique, un écart profond entre les priorités des élus et celles des électeur et un manque de confiance dans les institutions, dans le choix des candidats.
Il ya donc un faisceau d’indices convergents qui montrent que le corps politique n’a pas fait l’effort de prendre en compte les besoins des électeurs.
Une question de logique élémentaire s’impose : pourquoi et comment en est-on arrive là ? Les maigres connaissances acquises par l’interprétation des données ne suffisent pas à rendre compte des causes profondes de ce phénomène.
La lecture de ce précieux matériau demande à être soutenue par une réflexion critique qui stimule la « généalogie » de la situation : le mauritanien « avance masqué » du coup déroute la qualité d’un questionnaire.
Il est donc souhaitable d’aller tout droit vers les choses souterraines qui nourrissent la vision politique du pays. Ceux qui ont observé les élections législatives et communales ont tous décelé des signes perceptibles de lassitude, de démotivation, d’essoufflement de nos chaines de valeurs habituelles : l’audience politique recrutée sur la base de reflexes grégaires dominant traditionnellement notre vie politique virant spontanément à la campagne familiale toute nue faiblit.
Cette béquille du cousinage ou de la filiation s’est doublée, cette fois-ci, d’une quête de subside individuelle. C’est dire que le jeu de cache-cache avec les valeurs réelles de la démocratie n’avait que trop durer.
Les calculs politiciens ont perdu leurs points d’articulation et ont laissé se creuser l’opposition entre représentant et représentées.
Faute d’une projection politique qui tient compte d’un certain nombre de service rendu, de la préoccupation de l’électorat, il résulta de cette attitude une antipathie, une désaffection du sens de la politique manifestée par une indifférence généralisée. A quoi bon la politique ? se demande la population Mauritanienne puisqu’elle n’est plus vectrice de relais, de salut, de partage de recette.
L’électorat a donc le sentiment de pédaler dans le vide. Il ne s’identifie plus aux hommes politiques. Ce tarissement de l’espoir expose à la perte de crédibilité.
D’une manière générale, la valeur d’un parti politique, de son leader dépend de son investissement politique, de la puissance de son offre. Les grandes actions constituent une force enthousiasmante d’attraction.
Elles exercent un effet persuasif sur un vivier d’électeur. La conviction de l’utilité de la politique qui s’en dégage établit une véritable relation de fidélité, de confiance entre sympathisants et leaders.
Un parti politique où prévaut quelque chose de digne de mémoire (développement local, promotion réciproque, relais) est un parti où les militants s’écoutent, se meuvent ensemble. Les élus devraient, en conséquence, s’acquitter de leurs taches vis-à-vis de leur support communautaire.
Les élections passées prouvent qu’il est difficile de gaver l’électeur de mythe. Seules des actions pleinement concrètes exercent un effet effectif sur sa carte. Son alignement sur les positions des hommes politiques est ajusté au traitement de ses problèmes. L’extension d’une action politique c’est-a –dire la capacité d’attirer ou de garder dans son enclos une force électorale est liée à cette productivité.
La clientèle de notre modèle de démocratie reconnait aujourd’hui posséder un potentiel, rampe de lancement, capable d’enclencher un vent favorable à une navigation politique. Des lors, elle n’entend plus se laisser séduire par des « paracétamols » recourant a n’importe quoi afin d’assoir une assise électorale.
Le leader politique est un « produit » d’un commerce avec son environnement social. En ce sens comme tout produit, il doit être « rentable ». Un acteur politique qui ne produit rien, n’améliore rien, ne couvre ni besoins economique ni besoins sociaux n’engendre qu’un désert d’électeurs. La morosité en cours dans toutes les activités politiques est liée aux bilans politiques « géniteur » de désespoir :
La désillusion et le désenchantement qui ont jailli des promesses non tenues a renforce l’idée que la politique est en son fond un tissu de mensonge au service des institutions et activistes manipulateurs enfermés dans leur logique de positionnement. En agissant de la sorte l’élite politique dissout son lien avec son support .
Cette attitude propulsa un impacte anesthésiant qui se mua en scepticisme profond constaté par l’enquêté de NDI : Le desir de développement local appelle une gestion intelligente, sérieuse des ressources. L’aspiration croissante à l’amélioration de leur condition de vie est clairement manifestée par le vote sanction des banlieues.
Leurs preferences collectives furent longtemps éclipsées par des parades politiciennes à courte vue. La population exige que l’enjeu politique prenne appui sur leur attente s’oriente relativement à leur doléance. Voila le nouveau credo !
La persistance de l’attachement à un parti est enchainée aux retombées substantiellement visibles (construction de salle de classe, entretient de centre de santé…).
Ainsi seulement l’identité d’un parti et son charisme pénètrent dans les « pores » de l’électorat. Il faut donc faire deux fois plus d’attention à sa base qui devient de plus en plus gloutonne. Le vent a tourné. L’électorat est réfléchi.
Sa psychologie interagit avec ses besoins lesquels accueillent les hommes politiques sur la base de leur capacité de résorption des déficiences de leur localité. C’est cela qui conduit à un attachement passionné à un acteur, à un parti, à la mobilisation pour les urnes. La Mauritanie vit une transformation de ses « superstructures » politiques et sociales.
L’inégale répartition des mannes politiques gène les agents sociaux : On ne tolère plus qu’on reverse dans le privé ce qui était destiné au public. La compréhension des conduites politiques et les attitudes manifestées par les électeurs sont parallèles : « comportement du mouton, réaction du berger » disent les ivoriens.
Les cagoules sont désormais jetées ! Tout homme politique affublé de l’épithète NAFATA ruine par avance son parcours ! Cette nouvelle signification commande le comportement de l’électeur qui se désynchronise .A vos marques hommes politiques. Recyclez-vous !
Sy Alassane
Le Philosophe
Source: Le Rénovateur Quotidien via Cridem
Il ya donc un faisceau d’indices convergents qui montrent que le corps politique n’a pas fait l’effort de prendre en compte les besoins des électeurs.
Une question de logique élémentaire s’impose : pourquoi et comment en est-on arrive là ? Les maigres connaissances acquises par l’interprétation des données ne suffisent pas à rendre compte des causes profondes de ce phénomène.
La lecture de ce précieux matériau demande à être soutenue par une réflexion critique qui stimule la « généalogie » de la situation : le mauritanien « avance masqué » du coup déroute la qualité d’un questionnaire.
Il est donc souhaitable d’aller tout droit vers les choses souterraines qui nourrissent la vision politique du pays. Ceux qui ont observé les élections législatives et communales ont tous décelé des signes perceptibles de lassitude, de démotivation, d’essoufflement de nos chaines de valeurs habituelles : l’audience politique recrutée sur la base de reflexes grégaires dominant traditionnellement notre vie politique virant spontanément à la campagne familiale toute nue faiblit.
Cette béquille du cousinage ou de la filiation s’est doublée, cette fois-ci, d’une quête de subside individuelle. C’est dire que le jeu de cache-cache avec les valeurs réelles de la démocratie n’avait que trop durer.
Les calculs politiciens ont perdu leurs points d’articulation et ont laissé se creuser l’opposition entre représentant et représentées.
Faute d’une projection politique qui tient compte d’un certain nombre de service rendu, de la préoccupation de l’électorat, il résulta de cette attitude une antipathie, une désaffection du sens de la politique manifestée par une indifférence généralisée. A quoi bon la politique ? se demande la population Mauritanienne puisqu’elle n’est plus vectrice de relais, de salut, de partage de recette.
L’électorat a donc le sentiment de pédaler dans le vide. Il ne s’identifie plus aux hommes politiques. Ce tarissement de l’espoir expose à la perte de crédibilité.
D’une manière générale, la valeur d’un parti politique, de son leader dépend de son investissement politique, de la puissance de son offre. Les grandes actions constituent une force enthousiasmante d’attraction.
Elles exercent un effet persuasif sur un vivier d’électeur. La conviction de l’utilité de la politique qui s’en dégage établit une véritable relation de fidélité, de confiance entre sympathisants et leaders.
Un parti politique où prévaut quelque chose de digne de mémoire (développement local, promotion réciproque, relais) est un parti où les militants s’écoutent, se meuvent ensemble. Les élus devraient, en conséquence, s’acquitter de leurs taches vis-à-vis de leur support communautaire.
Les élections passées prouvent qu’il est difficile de gaver l’électeur de mythe. Seules des actions pleinement concrètes exercent un effet effectif sur sa carte. Son alignement sur les positions des hommes politiques est ajusté au traitement de ses problèmes. L’extension d’une action politique c’est-a –dire la capacité d’attirer ou de garder dans son enclos une force électorale est liée à cette productivité.
La clientèle de notre modèle de démocratie reconnait aujourd’hui posséder un potentiel, rampe de lancement, capable d’enclencher un vent favorable à une navigation politique. Des lors, elle n’entend plus se laisser séduire par des « paracétamols » recourant a n’importe quoi afin d’assoir une assise électorale.
Le leader politique est un « produit » d’un commerce avec son environnement social. En ce sens comme tout produit, il doit être « rentable ». Un acteur politique qui ne produit rien, n’améliore rien, ne couvre ni besoins economique ni besoins sociaux n’engendre qu’un désert d’électeurs. La morosité en cours dans toutes les activités politiques est liée aux bilans politiques « géniteur » de désespoir :
La désillusion et le désenchantement qui ont jailli des promesses non tenues a renforce l’idée que la politique est en son fond un tissu de mensonge au service des institutions et activistes manipulateurs enfermés dans leur logique de positionnement. En agissant de la sorte l’élite politique dissout son lien avec son support .
Cette attitude propulsa un impacte anesthésiant qui se mua en scepticisme profond constaté par l’enquêté de NDI : Le desir de développement local appelle une gestion intelligente, sérieuse des ressources. L’aspiration croissante à l’amélioration de leur condition de vie est clairement manifestée par le vote sanction des banlieues.
Leurs preferences collectives furent longtemps éclipsées par des parades politiciennes à courte vue. La population exige que l’enjeu politique prenne appui sur leur attente s’oriente relativement à leur doléance. Voila le nouveau credo !
La persistance de l’attachement à un parti est enchainée aux retombées substantiellement visibles (construction de salle de classe, entretient de centre de santé…).
Ainsi seulement l’identité d’un parti et son charisme pénètrent dans les « pores » de l’électorat. Il faut donc faire deux fois plus d’attention à sa base qui devient de plus en plus gloutonne. Le vent a tourné. L’électorat est réfléchi.
Sa psychologie interagit avec ses besoins lesquels accueillent les hommes politiques sur la base de leur capacité de résorption des déficiences de leur localité. C’est cela qui conduit à un attachement passionné à un acteur, à un parti, à la mobilisation pour les urnes. La Mauritanie vit une transformation de ses « superstructures » politiques et sociales.
L’inégale répartition des mannes politiques gène les agents sociaux : On ne tolère plus qu’on reverse dans le privé ce qui était destiné au public. La compréhension des conduites politiques et les attitudes manifestées par les électeurs sont parallèles : « comportement du mouton, réaction du berger » disent les ivoriens.
Les cagoules sont désormais jetées ! Tout homme politique affublé de l’épithète NAFATA ruine par avance son parcours ! Cette nouvelle signification commande le comportement de l’électeur qui se désynchronise .A vos marques hommes politiques. Recyclez-vous !
Sy Alassane
Le Philosophe
Source: Le Rénovateur Quotidien via Cridem

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