Abolition de l’esclavage en Mauritanie Polémique entre l’ONU et des ONG de Nouakchott



La Mauritanie a récemment adopté une feuille de route pour l'éradication de l'esclavage, élaborée en collaboration avec l'ONU. Mais les associations mauritaniennes de lutte contre l'esclavage sont loin d'être convaincues par ce que l'ONU présente comme une nouvelle avancée. Ces ONG tenues à l'écart de cette feuille de route jugent que le pouvoir mauritanien ne fait que lancer de la poudre aux yeux à la communauté internationale. Selon elles, les dispositions comme la loi criminalisant l'esclavage, adoptée en 2007, n’auraient jamais été appliquées et le Tribunal spécial pour juger les crimes d'esclavage ne serait qu'un artifice destinée à enrayer le flux de plaintes déposées ces dernières années devant les tribunaux.
Biram Ould Dah Ould Abeid, président de IRA-Mauritanie (Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste), a exprimé ses ressentiments soulignant que le pouvoir continue encore dans sa politique poudre aux yeux parce que depuis l’édiction de la loi criminalisant ou incriminant l’esclavage en 2007, depuis tout ce temps, ce sont les antiesclavagistes qui sont allés en prison, en réclamant l’application de cette loi. Pour le numéro un de cette Ong antiesclavagiste, c’est encore, une fois de plus, une poudre aux yeux et la propagande pour donner le change devant la Communauté internationale.
Boubacar Messaoud, président de SOS-Esclave, enfonce le clou affirmant que non seulement le du gouvernement continue à mener une campagne de diabolisation contre les militants antiesclavagistes, mais aussi aucun tribunal mauritanien n’a rendu un jugement sanctionnant un esclavagiste, malgré les cas des affaires avérées. Seule une agence publique, baptisée “Solidarité” pourra intenter des procès pour esclavagisme, excluant les Ong indépendantes. Ce qui évidemment enlève aux nouvelles dispositions antiesclavagistes de leur pertinence.
Le pouvoir, qui a le monopole de la justice, s’est également accaparé des prérogatives de parties civiles dans les procès. Le gouvernement, après avoir nier l’existence de l’esclavage, a confié le dossier à une agence publique soumise aux instructions et aux ordres du président de la République. Et de se demander à quoi servira effectivement la feuille de route antiesclavagiste saluée par l’’ONU ?


Source:http://www.liberte-algerie.com

Mardi 11 Mars 2014
Boolumbal Boolumbal
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