Malgré une lecture attentive de notre constitution, et dépit d’une compréhension de notre devise que je crois juste, du principe de notre religion qui fait de chacun de nous un citoyen égal aux autres par-delà toute différence, toute distinction étant interdite par notre texte fondamental.
La leçon à tirer des pratiques de nos gouvernants notamment de par leur politique ségrégationniste qui affecte les richesses uniquement vers le clan de ceux qui sont dans le clan du pouvoir, y compris les ex-opposants venus prendre leur part au système.
Le chômage endémique, l’injustice sociale, le pouvoir d’achat érodé, la répression face aux impunités multiples, le silence coupable des religieux et autres chefs traditionnels… conduisent les peuples, en Mauritanie, aux extrémités de « l’insupportable » !
Si la pression sociale devient insupportable, c’est d’abord du fait d’une mauvaise gouvernance des dirigeants, de leurs clans et d’une partie de l’armée non-républicaine, qui continuent de ponctionner une partie des fruits de la croissance économique et refusent de la partager avec les populations.
J’évoquerai sans m’y attarder les minorités qui se partagent le pouvoir, celles qui confisquent la puissance économique, celles qui squattent les médias, celles qui peuplent les grandes écoles, celles qui gèrent les derniers publics comme leurs patrimoines, celles qui estiment que les autres (les Peuls, les Wolofs, les Haratins et les Soninkés) ne sont pas des citoyens , sans négliger la majorité des hommes et femmes qui acceptent d’être des citoyens de second zone.
Discrimination d’état :
Une discrimination est une inégalité de traitement fondée sur un critère prohibé par la loi, comme l’origine, le sexe, le handicap etc, dans un domaine visé par la loi, comme l’emploi, l’éducation, etc. Elle peut être directe, si l’inégalité se fonde sur un critère prohibé, ou indirecte, lorsqu’une règle, une pratique ou un critère apparemment neutre a un effet défavorable sur un groupe visé par un critère de discrimination.
Une discrimination d'État perpétrée avec des armes d'État, les politiques publiques qui ont détruits la mixité sociale et la diversité culturelle, déserté certains quartiers en voulant supprimant le français comme langue de travail et en livrant les ghettos aux duels entre bandits et intégristes. Le pouvoir central contribue à déchirer les liens qui unissent les composantes de la population Mauritanienne. Il l’a fait parce qu’il le voulait depuis les années 89/90. Pourquoi le recensement sectaire ?
Pourquoi l’interdiction à certain de manifester, de s’exprimer librement au moment ou le monde célèbre la journée internationale de la liberté d’expression ? Pourquoi le pouvoir central réprime t-il les manifestations pacifiques ? Autant de questions mais pas toujours de réponses. Au lieu de retrouver les assassins de Lamine Mangane, de juger les coupables des viols, de stopper les spoliations des terres de la vallée, de traiter les communautés au même pied d’égalité etc.
Quel manque de courage ! Quelle honte pour la Mauritanie éthique qui n’a pas les dirigeants qui puissent lui faire honneur !
La police et les droits de l’homme !
Il ne peut y avoir une armée républicaine là où il n'y a ni république ni démocratie. Une armée d'oppression et de spoliation à quoi nous assistons. L’usage excessif de la force policière pendant les manifestations pose le problème de la formation des forces de sécurité et de défense au niveau des techniques de maintien de l’ordre.
Quelques soit les circonstances ils doivent respecter les manifestants, lorsqu’ils agissent ils doivent aussi faire le nécessaire et éviter de faire des actes comme par exemple : la torture car ils ne détiennent de l’autorité que par la loi.
Deux variables se jouent ici, la police doit être bien formée pour gérer les situations de tension avec beaucoup de professionnalisme et de proportionnalité toute en sachant qu’ils sont dépositaires de l’autorité que leurs confèrent la loi donc ont leurs doit le respect, le respect non pas à la personne qui est en face mais à l’institution. Les policiers sont censés connaitre la loi car leur responsabilité pénale est strictement personnelle.
Un fonctionnaire (Policier) n’intervient jamais seul, il intervient dans le cadre d’un groupe donc il s’agit de responsabilité collective et non individuelle. Il faudra donc répondre à des questions telle que Qui fait quoi ? Qui a de l’influence sur qui ?
Le fonctionnaire doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique sauf si l’ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public. Si l’ordre donné est illégal cela n’est pas suffisant pour désobéir. Suite à la marche des réfugiés les forces de l’ordre ont gravement dérogé des règles érigées. D’âpres ce que nous observons lors des manifestations, il y a une problématique de la gouvernance dans notre pays.
Opposition : Usurpateur de l’espoir du peuple Mauritanien !
Le peuple Mauritanien pourrait commencer à se chercher d’autres acteurs pour défendre ses intérêts plutôt que de se reposer sur ceux qui ont passé leur temps à les tromper.
Comme l’opposition n’existe pratiquement pas en Mauritanie au plan national, alors qu'elle passe son temps à refuser de s’organiser pour se mettre au service de la population, il va de soi que dans une telle constellation, la conscience nationale est absente. Tous ces protagonistes qui s’affichent parfois comme les voies de l’alternance, sont des usurpateurs de l’espoir du Peuple Mauritanien.
Avec l’avènement de la démocratie le gouvernement du peuple n’a pas disparu. Néanmoins il faudra faire plus de place au peuple. Il faudra aussi poser des droits humains et garantir des libertés dans un cadre d’État de droit, dans un cadre d’égalité ce qui implique des services publics et une justice indépendante.
Ndongo Ousmane Oumar dit Aliou.
La leçon à tirer des pratiques de nos gouvernants notamment de par leur politique ségrégationniste qui affecte les richesses uniquement vers le clan de ceux qui sont dans le clan du pouvoir, y compris les ex-opposants venus prendre leur part au système.
Le chômage endémique, l’injustice sociale, le pouvoir d’achat érodé, la répression face aux impunités multiples, le silence coupable des religieux et autres chefs traditionnels… conduisent les peuples, en Mauritanie, aux extrémités de « l’insupportable » !
Si la pression sociale devient insupportable, c’est d’abord du fait d’une mauvaise gouvernance des dirigeants, de leurs clans et d’une partie de l’armée non-républicaine, qui continuent de ponctionner une partie des fruits de la croissance économique et refusent de la partager avec les populations.
J’évoquerai sans m’y attarder les minorités qui se partagent le pouvoir, celles qui confisquent la puissance économique, celles qui squattent les médias, celles qui peuplent les grandes écoles, celles qui gèrent les derniers publics comme leurs patrimoines, celles qui estiment que les autres (les Peuls, les Wolofs, les Haratins et les Soninkés) ne sont pas des citoyens , sans négliger la majorité des hommes et femmes qui acceptent d’être des citoyens de second zone.
Discrimination d’état :
Une discrimination est une inégalité de traitement fondée sur un critère prohibé par la loi, comme l’origine, le sexe, le handicap etc, dans un domaine visé par la loi, comme l’emploi, l’éducation, etc. Elle peut être directe, si l’inégalité se fonde sur un critère prohibé, ou indirecte, lorsqu’une règle, une pratique ou un critère apparemment neutre a un effet défavorable sur un groupe visé par un critère de discrimination.
Une discrimination d'État perpétrée avec des armes d'État, les politiques publiques qui ont détruits la mixité sociale et la diversité culturelle, déserté certains quartiers en voulant supprimant le français comme langue de travail et en livrant les ghettos aux duels entre bandits et intégristes. Le pouvoir central contribue à déchirer les liens qui unissent les composantes de la population Mauritanienne. Il l’a fait parce qu’il le voulait depuis les années 89/90. Pourquoi le recensement sectaire ?
Pourquoi l’interdiction à certain de manifester, de s’exprimer librement au moment ou le monde célèbre la journée internationale de la liberté d’expression ? Pourquoi le pouvoir central réprime t-il les manifestations pacifiques ? Autant de questions mais pas toujours de réponses. Au lieu de retrouver les assassins de Lamine Mangane, de juger les coupables des viols, de stopper les spoliations des terres de la vallée, de traiter les communautés au même pied d’égalité etc.
Quel manque de courage ! Quelle honte pour la Mauritanie éthique qui n’a pas les dirigeants qui puissent lui faire honneur !
La police et les droits de l’homme !
Il ne peut y avoir une armée républicaine là où il n'y a ni république ni démocratie. Une armée d'oppression et de spoliation à quoi nous assistons. L’usage excessif de la force policière pendant les manifestations pose le problème de la formation des forces de sécurité et de défense au niveau des techniques de maintien de l’ordre.
Quelques soit les circonstances ils doivent respecter les manifestants, lorsqu’ils agissent ils doivent aussi faire le nécessaire et éviter de faire des actes comme par exemple : la torture car ils ne détiennent de l’autorité que par la loi.
Deux variables se jouent ici, la police doit être bien formée pour gérer les situations de tension avec beaucoup de professionnalisme et de proportionnalité toute en sachant qu’ils sont dépositaires de l’autorité que leurs confèrent la loi donc ont leurs doit le respect, le respect non pas à la personne qui est en face mais à l’institution. Les policiers sont censés connaitre la loi car leur responsabilité pénale est strictement personnelle.
Un fonctionnaire (Policier) n’intervient jamais seul, il intervient dans le cadre d’un groupe donc il s’agit de responsabilité collective et non individuelle. Il faudra donc répondre à des questions telle que Qui fait quoi ? Qui a de l’influence sur qui ?
Le fonctionnaire doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique sauf si l’ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public. Si l’ordre donné est illégal cela n’est pas suffisant pour désobéir. Suite à la marche des réfugiés les forces de l’ordre ont gravement dérogé des règles érigées. D’âpres ce que nous observons lors des manifestations, il y a une problématique de la gouvernance dans notre pays.
Opposition : Usurpateur de l’espoir du peuple Mauritanien !
Le peuple Mauritanien pourrait commencer à se chercher d’autres acteurs pour défendre ses intérêts plutôt que de se reposer sur ceux qui ont passé leur temps à les tromper.
Comme l’opposition n’existe pratiquement pas en Mauritanie au plan national, alors qu'elle passe son temps à refuser de s’organiser pour se mettre au service de la population, il va de soi que dans une telle constellation, la conscience nationale est absente. Tous ces protagonistes qui s’affichent parfois comme les voies de l’alternance, sont des usurpateurs de l’espoir du Peuple Mauritanien.
Avec l’avènement de la démocratie le gouvernement du peuple n’a pas disparu. Néanmoins il faudra faire plus de place au peuple. Il faudra aussi poser des droits humains et garantir des libertés dans un cadre d’État de droit, dans un cadre d’égalité ce qui implique des services publics et une justice indépendante.
Ndongo Ousmane Oumar dit Aliou.

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