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2015 a été décrétée comme l’année de l’éducation ; mais l’année de l’éducation dans quel sens ? Dans le sens de la majoration ou dans celui de la minoration ? Je crois que c’est le dernier sens que l’on retiendra ; car depuis le lancement du fameux slogan ** 2015 année de l’éducation ** aucun progrès n’est constaté ; aucune amélioration n’est apportée à notre système éducatif que je sache .

Le système éducatif ne fait que continuer de s’enliser en passant de trois mois de vacances ( pour une année scolaire qui partait dans les temps du 1er octobre au 30 juin ) à cinq mois si désormais cette année scolaire débute en novembre pour se clore le 9 juin ou parfois le 30 mai .

D’un côté , on avance comme prétexte des reports de l’ouverture des écoles, les eaux de l’hivernage qui stagnent dans les établissements; de l’autre, la récurrence ponctuelle de certaines maladies épidémiques qui ne se manifestent annuellement qu’à quelques encablures de la date de l’ouverture des classes; ces reports, il fut un temps ne concernaient que le public; le privé disposant d’une certaine autonomie qui lui permettait de commencer l’année scolaire du 1er au 5 octobre pour finir le 30 juin; toutes les écoles cette année, privées ou publiques, nationales ou étrangères, ont été obligées d’ouvrir à la même date; même les écoles qui avaient toujours l’habitude de démarrer l’année académique à partir du mois de septembre, ont dû fermer portes et fenêtres et attendre la date du 19 Octobre.

Les autorités doivent prendre en considération la situation des écoles privées qui sont un partenaire incontournable et du ministère de l’éducation nationale en contribuant à la lutte contre l’analphabétisme et l’ignorance; et du ministère de la fonction publique dans la lutte contre le chômage des jeunes diplômés; à titre d’exemple , il n’existe pas d’école reconnue employant moins de vingt personnes .

Pour seulement deux cents écoles , l’effectif global des personnes employées est de quatre mille ( 4 000 ); n’est ce pas important ? Et la réalité est de loin au dessus de ce nombre.

Au nom de toutes les écoles privées , je m’adresse à son excellence monsieur le président de la République , de faire un geste à l’endroit de ces écoles en les faisant bénéficier de subventions substantielles comme cela se fait dans beaucoup de pays : au Sénégal et au Mali pour n’en citer que ces deux.

Ou tout au moins un symbolique fonds d’appui permettant ne serait ce que l’acquittement du loyer durant la période des grandes vacances. Le temps durant lequel le poids de l’état saisonnier des écoles privées se fait le plus ressentir .

Il faudrait que tout un chacun se soucie concrètement de l’avenir des enfants et revoir sérieusement le système éducatif de notre pays ; c’est beau les slogans ; car c’est la théorie avant la pratique ; mais faudrait il que ces slogans et les politiques définies dans le cadre de l’éducation se traduisent en objectifs concrets et palpables .

Pour ce qui concerne l’ouverture des classes , il suffit de modifier le calendrier scolaire en fixant l’ouverture de ces classes entre 1er et 5 Novembre et le début des grandes vacances le 31 Juillet . Commencer le 1er ou le 5 octobre et fermer le 30 juin ayant ainsi 9 mois de scolarité , malgré cela , c’est à peine qu’on termine les programmes .

Si maintenant chaque année on ouvre en novembre pour fermer le 9 juin ou le 30 mai , qu’est ce à dire ? Avec neuf mois de scolarité , on ne parlait pas d’année de l’éducation ; et 2015 décrétée année de l’éducation , l’on se retrouve avec sept mois de scolarité et 5 mois de vacances : baisse du temps de la scolarité et hausse de celui des grandes vacances.

Où est l’amélioration de notre enseignement dans tout ça ? Maintenant qu’on parle de 2015 comme l’année de l’éducation , si on ne passe pas de neuf à dix mois de scolarité , qu’on fasse tout pour que les neuf mois de scolarité d’antan soient maintenus et respectés dans l’intérêt des apprenants car on aura au moins fait l’essentiel des programmes .

Je ne terminerai pas sans renchérir qu’en prévision des eaux de l’hivernage , le ministre de l’éducation nationale peut désormais décréter entre 1er et 5 novembre comme date d’ouverture des écoles et 31 juillet , date de fermeture ; ainsi on aura effectué neuf mois de scolarité avec toujours trois mois de vacances ( Août – Septembre – Octobre ).

Il faut essayer d’adapter notre système éducatif aux réalités du pays. En d’autres termes , modifier le calendrier scolaire en tenant compte de la saison d’hivernage


Sall Mamadou Amadou



Source : Sall Mamadou Amadou

Lundi 2 Novembre 2015
Boolumbal Boolumbal
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