Le paradoxe des présidents africains



Les pays africains sont parmi les plus pauvres du monde. Les processus démocratiques qui y sont engagés depuis le discours de la Baule ne finissent pas de faire rire sous cape tous les observateurs à travers des intrépidités et des agissements qui vont du prolongement illégal d’un mandat finissant comme ce qu’a fait un certain Joseph Kabila ou la recrudescence des coups d’état justifiés par des coups de tête. Des présidents africains, dont certains pillent à ciel ouvert les ressources de leur pays alors que la très grande majorité de leurs populations croupit dans les conditions de vie les plus exécrables et que d’autres parrainent ouvertement des réseaux et des lobbies de détournement via marchés de gré à gré et manipulations financières avec la complicité avérée de puissantes personnalités. Des présidents africains qui mènent des trains de vie en termes de voyages en avions privés et de séjours dans des fermes très chèrement entretenues si ce ne sont pas des escapades douteuses dans des hôtels de haut standing pendant que le peuple se tord de faim, de soif, de maladie. Des présidents africains qui tripatouillent les constitutions et qui tordent le cou aux textes réglementaires afin de se maintenir dans un pouvoir dont ils ne veulent pas quitter les délices et les protocoles. C’est au moins quatre à cinq présidents africains qui posent cette affaire de troisième mandat que leur propre constitution leur interdit. Kabila, Aziz et Ouattara Il ya aussi les autres. Alors qu’ailleurs en Afrique vous n’entendrez jamais parler de ces futilités. Des présidents africains champions toutes catégories des détournements des deniers publics, des biens mal acquis, des tripatouillages et des réformes constitutionnels. Le président Macky Sall va prendre douze jours de vacances en Russie où se passe la coupe du Monde de football. Mohamed Ould Abdel Aziz va certainement bientôt aller se la couler douce quelque part en France ou au Tiris ou dans sa ferme de Toueila. Faure Gnassingbé va aller parfaire ses cours de Tennis sur un cour de la Côte d’Azur. Pendant qu’un autre va jouer au Golf en Alabama. Comme ça des milliards vont être claqués alors qu’ils pouvaient bien servir à construire des écoles ou des centres de santé ou à réhabiliter des routes ou améliorer les conditions de vie des millions de personnes qui vivent dans la précarité. Tout simplement paradoxal voire même irresponsable.

Source: http://lecalame.info

Dimanche 10 Juin 2018
Boolumbal Boolumbal
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