Une crise, pernicieuse, couve depuis plusieurs semaines sur le campus universitaire. La fumée des grenades lacrymogènes n’arrive pas à la camoufler.
Tantôt, ce sont des étudiants négro-mauritaniens qui paradent dénonçant l’exclusion qui résulterait, selon eux, de l’arabisation de la langue de travail.
Tantôt, ce sont des étudiants arabo-berbères qui réclament la tête du ministre de l’Enseignement supérieur coupable, à leurs yeux, de crime de lèse-majesté voire de blasphème pour avoir déclaré qu’ « aucune option pour une arabisation complète n’a été prise par le gouvernement ».
Il faut reconnaître que les ambiguïtés des déclarations du PM et de sa ministre de la Culture, l’incohérence d’un système éducatif bicéphale, le chômage et la récupération politique sont autant d’ingrédients susceptibles d’alimenter en permanence la suspicion chez les uns et les autres.
Par ailleurs, il est tout à fait normal que l’on s’inquiète pour son avenir dans un monde en proie à des périodes de plus en plus rapprochées de récession économique. Les débouchées qu’offrait l’étranger à une bonne partie des cadres africains n’existent plus.
Et comme il n’y a plus d’alternative, on se résigne de plus en plus à rester au pays. C’est pourquoi, tout le monde se bat aujourd’hui pour une fiche budgétaire ou une nomination en conseil des ministres, l’Etat demeurant le seul employeur sécurisant.
Du coup, la concurrence devient rude dans un pays où le chômage bat son plein et où les perspectives économiques sont toujours incertaines.
Alors, à défaut de garantir un emploi pour chacun, qu’on veille, au moins, à garantir l’égalité des chances. En attendant de trouver la formule qui rendrait le système éducatif plus cohérent…
En fait les stratégies crédibles se planifient sur le long terme. Quelque chose comme cinquante ou cent ans, peut-être ! Autrement, tout serait voué à l’échec.
Ahmed Ould Soueidi
Tantôt, ce sont des étudiants négro-mauritaniens qui paradent dénonçant l’exclusion qui résulterait, selon eux, de l’arabisation de la langue de travail.
Tantôt, ce sont des étudiants arabo-berbères qui réclament la tête du ministre de l’Enseignement supérieur coupable, à leurs yeux, de crime de lèse-majesté voire de blasphème pour avoir déclaré qu’ « aucune option pour une arabisation complète n’a été prise par le gouvernement ».
Il faut reconnaître que les ambiguïtés des déclarations du PM et de sa ministre de la Culture, l’incohérence d’un système éducatif bicéphale, le chômage et la récupération politique sont autant d’ingrédients susceptibles d’alimenter en permanence la suspicion chez les uns et les autres.
Par ailleurs, il est tout à fait normal que l’on s’inquiète pour son avenir dans un monde en proie à des périodes de plus en plus rapprochées de récession économique. Les débouchées qu’offrait l’étranger à une bonne partie des cadres africains n’existent plus.
Et comme il n’y a plus d’alternative, on se résigne de plus en plus à rester au pays. C’est pourquoi, tout le monde se bat aujourd’hui pour une fiche budgétaire ou une nomination en conseil des ministres, l’Etat demeurant le seul employeur sécurisant.
Du coup, la concurrence devient rude dans un pays où le chômage bat son plein et où les perspectives économiques sont toujours incertaines.
Alors, à défaut de garantir un emploi pour chacun, qu’on veille, au moins, à garantir l’égalité des chances. En attendant de trouver la formule qui rendrait le système éducatif plus cohérent…
En fait les stratégies crédibles se planifient sur le long terme. Quelque chose comme cinquante ou cent ans, peut-être ! Autrement, tout serait voué à l’échec.
Ahmed Ould Soueidi
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