La gendarmerie de Darel Barka a procédé ce dimanche 1er novembre 2015 à l’interpellation de 4 paysans dans la cuvette de Karawlatt- Woullou N’Diaye. C’était aux alentours de 14 H 30 mn, lorsque quatre véhicules transportant des gendarmes lourdement armés dirigés par le Hakem du département ont fait irruption dans la cuvette pour sommer les paysans trouvés sur place qui semaient leurs champs de stopper le travail et de rentrer chez eux.
Devant le refus des paysans d’obtempérer, Oumar Dia, Abdoulaye Aliou, Aliou Dia et Thièrno Amadou sont sommés d’embarquer dans les voitures de la gendarmerie et conduits dans les locaux du collège de Darel qui sert de QG pour les autorités.
Le Hakem s’adressant l’un d’eux, Oumar, lui dit « l’Etat vous a toujours dit de laisser cette terre non ! » et son interlocuteur de lui rétorquer, pourquoi l’Etat ne vient-il pas d’abord pour discuter avec nous les propriétaires. Avez-vous des preuves qui justifient l’appartenance de ces terres à votre communauté lance le Hakem au paysan Oumar ?
Ce dernier sort des documents écrits datant de l’ère coloniale qu’il remet au préfet. Après un instant de lecture, le Hakem annonce à Oumar qu’il transmettra ces documents au Wali avant de lui demander de repartir chez lui et avec les trois autres paysans interpellés par les gendarmes.
Je vous demande de ne pas vous rendre dans la cuvette lance de nouveau le Hakem à Oumar et ce dernier de répondre en affirmant qu’ils vont toujours cultiver ces champs pour vivre rapporte notre source. Au même moment, plusieurs femmes du village de Sinthiane Diama ont manifesté vers 15 H 30 leur colère contre la recrudescence de ces arrestations devant la préfecture de Darel Barka sans être inquiétées rapporte notre source.
Il faut rappeler que quatre paysans avaient été arrêtés dans les mêmes circonstances le 24 octobre 2015 dans la cuvette de Karawlatt- Woullou N’Diaye. Il s’agit de Cheîkh Tahar Dia (membre de la commission contre l’accaparement des terres de Darel Barka), Amadou Mamadou Guèye, chef du site des rapatriés de Bour, Mahmoud Alassane Dia et Djiby Hamat Sow qui dorment depuis le 24 octobre 2015 à la prison d’Aleg.
Lors de leur 1ère comparution le jeudi 29 octobre devant le juge, ce dernier leur a demandé de s’engager à abandonner la terre contre leur remise en liberté. Condition qu’ils ont purement et simplement rejetée.
Source: Elhourriya
Devant le refus des paysans d’obtempérer, Oumar Dia, Abdoulaye Aliou, Aliou Dia et Thièrno Amadou sont sommés d’embarquer dans les voitures de la gendarmerie et conduits dans les locaux du collège de Darel qui sert de QG pour les autorités.
Le Hakem s’adressant l’un d’eux, Oumar, lui dit « l’Etat vous a toujours dit de laisser cette terre non ! » et son interlocuteur de lui rétorquer, pourquoi l’Etat ne vient-il pas d’abord pour discuter avec nous les propriétaires. Avez-vous des preuves qui justifient l’appartenance de ces terres à votre communauté lance le Hakem au paysan Oumar ?
Ce dernier sort des documents écrits datant de l’ère coloniale qu’il remet au préfet. Après un instant de lecture, le Hakem annonce à Oumar qu’il transmettra ces documents au Wali avant de lui demander de repartir chez lui et avec les trois autres paysans interpellés par les gendarmes.
Je vous demande de ne pas vous rendre dans la cuvette lance de nouveau le Hakem à Oumar et ce dernier de répondre en affirmant qu’ils vont toujours cultiver ces champs pour vivre rapporte notre source. Au même moment, plusieurs femmes du village de Sinthiane Diama ont manifesté vers 15 H 30 leur colère contre la recrudescence de ces arrestations devant la préfecture de Darel Barka sans être inquiétées rapporte notre source.
Il faut rappeler que quatre paysans avaient été arrêtés dans les mêmes circonstances le 24 octobre 2015 dans la cuvette de Karawlatt- Woullou N’Diaye. Il s’agit de Cheîkh Tahar Dia (membre de la commission contre l’accaparement des terres de Darel Barka), Amadou Mamadou Guèye, chef du site des rapatriés de Bour, Mahmoud Alassane Dia et Djiby Hamat Sow qui dorment depuis le 24 octobre 2015 à la prison d’Aleg.
Lors de leur 1ère comparution le jeudi 29 octobre devant le juge, ce dernier leur a demandé de s’engager à abandonner la terre contre leur remise en liberté. Condition qu’ils ont purement et simplement rejetée.
Source: Elhourriya