Attentats à Paris : le point sur l'enquête

L'Etat islamique a revendiqué les attentats sans précédent qui ont frappé hier soir la France, où 128 personnes au moins ont trouvé la mort dans une série d'attaques menées par des hommes armés et munis d'explosifs. Qui sont les kamikazes qui ont frappé ? Où en est l'enquête ? Y a-t-il des commanditaires ? Réponses...



La coordination des attaques à savoir les explosions au Stade de France lors d'un match international, et les fusillades à Paris laissent peu de doute aux enquêteurs. Le projet a été conçu et préparé pour faire un maximum de victimes. En août dernier, un Français avait été arrêté à son retour de Syrie, où il avait séjourné quelques jours à Raqqa, fief de l'Etat islamique. Il avait évoqué des instructions pour viser une salle de concert.
Qui sont les kamikazes ?
Selon nos informations, l'un des terroristes présumés, mort au Bataclan, serait originaire de l'Essonne et âgé de 26 ans. Il aurait été formellement identifié grâce à ses empreintes digitales. Il était connu des services de renseignements pour sa radicalisation. Un passeport syrien a été également retrouvé près d'un des auteurs des attaques, pour lequel des vérifications sont en cours. La "piste syrienne" est l'une des hypothèses de travail des enquêteurs qui vérifient ces éléments en lien avec des services de renseignement étrangers, notamment européens.
Les restes des corps des kamikazes qui se sont fait exploser boulevard Voltaire, au Bataclan et au Stade de France, doivent être ramenés à l'Institut médico-légal (IML). Les enquêteurs espèrent que des traces ADN ou des empreintes exploitables coïncideront avec un fichier d'auteurs d'infractions.
Des témoins évoquent des assaillants venus dans une voiture immatriculée en Belgique, ce qui laisse ouverte l'hypothèse d'une équipe venue de l'étranger, sans exclure la présence de locaux.
Enquête sur l'entourage
Dans l'enquête sur les précédents attentats de Paris en janvier, un travail sur l'entourage a pu être réalisé en partie sur Amédy Coulibaly, grâce à la téléphonie et à l'ADN, ce qui a abouti à la mise en examen de sept de ses hommes de main, mais aucun n'est directement impliqué dans les attaques.
Les enquêteurs ont la conviction qu'Amédy Coulibaly, qui avait agi en coordination avec les frères Kouachi, avait reçu des instructions de l'étranger, probablement de la zone irako-syrienne contrôlée par l'Etat islamique. C'est aussi le cas pour Sid Ahmed Ghlam, arrêté en avril alors qu'il projetait d'attaquer une église à Villejuif.
Les investigations en cours
Le parquet de Paris a activé sa cellule de crise permettant de mobiliser tous ses magistrats. Tous les services spécialisés dans l'antiterrorisme sont saisis de l'enquête (SDAT, DGSI et section antiterroriste de la PJ parisienne).
L'état d'urgence, décrété par François Hollande, donne de larges pouvoirs à la police. Les investigations déboucheront à terme sur l'ouverture d'une information judiciaire confiée à des juges antiterroristes. Un appel à témoins a été lancé par la police nationale.
Les contrôles renforcés
Des mesures de sécurité supplémentaires ont également été mises en oeuvre à la frontière pour contrôler les voyageurs arrivant de France par la route, le train ou l'avion, a annoncé le gouvernement.
Pays-Bas, Italie, Finlande ont également déclaré un renforcement des contrôles aux frontières. La Russie envisage quant à elle de limiter le trafic aérien entre Moscou et Paris.

Samedi 14 Novembre 2015
Boolumbal Boolumbal
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